« Le Hezbollah et d’autres organisations terroristes ont pensé que ces violentes attaques allaient dissuader les États-Unis de maintenir leurs relations fortes avec les Libanais et de travailler avec tous les éléments de la société libanaise pour assurer la stabilité et la souveraineté du Liban », a estimé le chef de la diplomatie américaine dans un communiqué. « La coopération étroite de ces 30 dernières années entre les États-Unis et le Liban, particulièrement au niveau des deux peuples, prouve que les terroristes ont échoué dans leurs objectifs », souligne M. Kerry, ajoutant : « Ils ont sous-estimé la détermination des États-Unis à lutter contre le terrorisme et à présenter à la justice les terroristes où qu’ils se cachent. Cette détermination a été renouvelée cette semaine à la suite des lâches explosions à la bombe dans ma ville de Boston. »
À Awkar
Rappelons que le 18 avril 1983, un kamikaze avait fait exploser son véhicule bourré d’une tonne d’explosifs devant l’ambassade américaine, tuant 52 diplomates, personnels militaires et employés libanais, et en blessant 100 autres. L’attentat avait été revendiqué par une organisation nommée « Jihad islamique ». Ce fut, à l’époque, la plus importante attaque contre un établissement américain.
En attendant, hier, à Beyrouth, l’ambassadrice américaine Maura Connelly a commémoré cet attentat au cours d’une cérémonie qui s’est tenue dans l’enceinte de la chancellerie, à Aoukar, en présence des survivants de l’attentat et du personnel de l’ambassade.
« En 1983, les Américains et les Libanais qui travaillaient à l’ambassade à Beyrouth faisaient tout pour accélérer le rétablissement de la stabilité au Liban et dans la région, a déclaré Mme Connelly. Ils étaient venus pour la paix et c’est ce qu’ils ont fait. La simple présence de la chancellerie US en pleine guerre était à elle seule un signe d’espoir, l’espoir d’un retour à la vie normale. Hélas, des années ont passé avant que ce pays ne retrouve une certaine normalité, et aujourd’hui encore, cette normalité reste particulièrement bancale, elle doit constamment être prise en charge... » a affirmé Mme Connelly. « En 1983, un groupuscule terroriste a choisi ces hommes venus pour la paix comme cible. Mais ces gens-là ont échoué : l’ambassade US s’est reconstruite ici même. Et en 1984, ils ont essayé de nouveau, et encore une fois ils ont échoué », a-t-elle martelé.


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10 h 30, le 20 avril 2013