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Liban

Tournée du PNUD et de l’UE pour « renforcer la paix civile » au Nord

Une profonde réconciliation ne peut être induite que par la connaissance du passé, c’est-à-dire des mille manières dont la violence a été vécue par les citoyens en temps de guerre. Mais ce processus ne saurait être complet sans le face-à-face de chacun avec lui-même : assimiler les souffrances de l’autre permet une réconciliation individuelle, qui prélude à la paix civile.
Ce processus est prévu par le projet du « Renforcement de la paix civile et la réconciliation au Liban », établi en 2011 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et financé par l’Union européenne. En effet, l’objet de ce projet, tel qu’il est présenté, n’est pas seulement « d’analyser les causes des conflits au Liban », mais aussi de créer « des espaces sûrs, partagés », par les membres d’une localité ou d’un groupe restreint, « et propices à l’expression publique des peurs ressenties dans l’intimité de chacun ».
C’est dans ce cadre que s’inscrit la tournée au Liban-Nord, effectuée hier par le coordonateur spécial adjoint de l’ONU pour le Liban Robert Watkins, et par Maciej Madalinsky, responsable du département du développement durable au sein de la Délégation de l’UE, qui représentait hier l’ambassadrice de l’UE Angelina Eichhorst. Co-organisée par l’association Umam pour la documentation et la recherche, et la fondation de la Quête d’un terrain commun, la tournée a inclus le village de Mechmech dans le Akkar et l’université d’al-Manar à Tripoli.
Au siège de la municipalité de Mechmech d’abord, la délégation de l’UE et du PNUD a assisté à la clôture d’une session d’entraînement réservée à 25 jeunes participants du village et de ses environs, sur la notion de mémoire collective et sur les moyens de convertir le conflit en dialogue de non-violence et de tolérance. Cette session fait partie du projet « Le bus, s’il parlait... voyages dans la mémoire du Liban et des Libanais. » Il s’agit d’un véhicule, chargé d’archives de guerres, qui fait le tour, depuis avril 2012, des villes et des villages du Liban afin de sensibiliser les habitants au quotidien de la guerre archivé par Umam. Suivant un itinéraire contraire à celui du bus de Aïn el-Remmaneh, le bus de 2012 veut parler de l’humanité dans la guerre, et permettre en même temps de résoudre certains dossiers enfouis dans le passé, comme celui des disparus de guerre, dont le destin peut être retracé dans les archives et dans le dialogue ouvert entre les citoyens. « Au Liban, la mémoire est le moyen privilégié de bâtir à partir du passé », a affirmé Maciej Madalinsky.
À Tripoli, c’est le thème de l’identité qui a été exploité lors du débat à l’Université al-Manar, organisé par l’association Quête d’un terrain commun, suivi de la projection d’un épisode de la série télévisée L’équipe, qui porte sur l’activité d’une équipe de basket-ball composée de joueurs issus de milieux et de communautés différentes. Cette équipe, représentative du pays, simule l’itinéraire complexe et nécessaire pour asseoir l’entente entre les Libanais. « Nous nous concentrons sur la mise en valeur de ce qui unit les sociétés, et non de ce qui les divise », a affirmé Robert Watkins, rappelant que « l’UE et le PNUD ont une vision commune pour la construction d’un avenir meilleur pour le pays », une vision dont les assises principales seraient les universités, les écoles, mais aussi les médias.
Une profonde réconciliation ne peut être induite que par la connaissance du passé, c’est-à-dire des mille manières dont la violence a été vécue par les citoyens en temps de guerre. Mais ce processus ne saurait être complet sans le face-à-face de chacun avec lui-même : assimiler les souffrances de l’autre permet une réconciliation individuelle, qui prélude à la paix civile.Ce processus est prévu par le projet du « Renforcement de la paix civile et la réconciliation au Liban », établi en 2011 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et financé par l’Union européenne. En effet, l’objet de ce projet, tel qu’il est présenté, n’est pas seulement « d’analyser les causes des conflits au Liban », mais aussi de créer « des espaces sûrs, partagés », par les membres d’une...
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