À Beyrouth, la bataille a opposé des candidats du 8 Mars à ceux du 14 Mars et quelques indépendants. À Tripoli, la liste du 14 Mars était opposée à des candidats indépendants.
Ont été élus de la liste du 14 Mars à Beyrouth : Pierre Geara (4 918 voix) pour la cinquième session et Eddie el-Hay (4 615 voix) pour la quatrième, Houssam Tawil (4 693 voix) et Hassan Damj (4 688) pour l’assemblée générale, ainsi que Mohammad Amine Kechli (4 917 voix) pour la Caisse de retraite. Les candidats du 8 Mars pour la quatrième et cinquième session, Georges Osta et Salamé Houchaymé ont obtenu respectivement 3 491 et 4 368 voix. Au total, 9 700 ingénieurs ont participé aux élections de Beyrouth.
À l’issue du scrutin, les ingénieurs du PNL ont annoncé la victoire de leur candidat, Pierre Geara, « qui a réalisé une victoire écrasante à côté de ses alliés du 14 Mars ».
Parallèlement, les Kataëb ont démenti dans un communiqué les informations selon lesquelles leurs partisans ont voté pour les candidats du Courant patriotique libre, en réaction au refus du courant du Futur et des Forces libanaises de rajouter sur leur liste la candidature d’un membre des Kataëb. Ils ont assuré que le soutien du parti Kataëb a été accordé à la liste du 14 Mars, soulignant qu’ils restent les alliés des FL et du courant du Futur, et qu’ils n’ont aucun intérêt à soutenir le CPL.
À Tripoli, ont été élus Simon Moawad pour la catégorie des ingénieurs civils (387 voix), Wassim Ghanem pour la catégorie des architectes (518 voix), Rouba Dallati pour la catégorie des employés (334 voix), Moussa el-Masri pour la catégorie des ingénieurs agricoles (332 voix), Georges Mansour pour la Caisse de retraite (387 voix), ainsi que Joseph Aam, Mohammad Hallelo et Béchara Daaboul pour le conseil de discipline.
Après son élection, Rouba Dallati a affirmé qu’elle dédie sa victoire à « l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et au courant du Futur, avec à sa tête Saad Hariri ».
Commentant le déroulement du scrutin, le président de l’ordre, Bachir Zok, a salué l’esprit démocratique qui a prévalu lors de la consultation qui survient un mois après l’élection des représentants des secteurs qui ont choisi hier un candidat pour les représenter au sein du conseil de l’ordre.
Interrogé sur les ingérences politiques lors de ces élections, le président de l’ordre a affirmé qu’« il n’y a aucun doute sur l’existence d’une certaine dynamique politique toutes les fois qu’il y a des élections. Nous savons tous que les courants politiques soutiennent un groupe précis. L’important est que les élections puissent donner lieu en définitive à des élus qui, une fois qu’ils accéderont au conseil, resteront loin des tiraillements politiques d’autant que les décisions politiques ne peuvent influer sur les décisions prises au sein de l’ordre des avocats ».
Sur un autre plan, il convient de signaler que le 14 Mars a également remporté les élections qui se sont déroulées hier aussi à l’ordre des infirmiers et des infirmières au Liban.


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