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Liban

Colloque du Renouveau démocratique sur la politique économique et sociale

Le colloque du Renouveau démocratique : de gauche à droite, Nicolas Chammas, Jihad Azour, Samir Nasr et Nehmé Mahfoud.

Le Mouvement du Renouveau démocratique a organisé en son siège de Sin el-Fil un colloque sur la politique économique et sociale. L’ancien ministre des Finances Jihad Azour, le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas, et le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, ont participé au colloque qui a été dirigé par l’expert en économie Samir Nasr. Étaient présents à la conférence les députés Nabil de Freige et Jean Oghassabian, l’ancien député Salah Haraké, l’ancien ministre Sami Haddad, le président du Renouveau démocratique, l’ancien député Camille Ziadé, le secrétaire général du RD, Antoine Haddad, le président du syndicat des entrepreneurs, Fouad el-Khazen, et de nombreux experts économiques et personnalités syndicales et économiques.
Après un mot de bienvenue de Wafic Zantout, membre du comité exécutif du Renouveau démocratique, M. Samir Nasr a ouvert le débat en soulignant que toute analyse de la situation socio-économique devrait prendre en considération trois réalités essentielles : une conjoncture économique et sociale particulièrement difficile, marquée par des revendications croissantes et une crise aiguë ; la situation difficile des finances publiques ; le recul de la croissance économique, combiné à une conjoncture économique et internationale inquiétante, marquée par des politiques économiques axées sur la baisse des dépenses.
L’ancien ministre Jihad Azour a ensuite pris la parole et s’est d’abord interrogé sur le fait de savoir si le pays est en mesure d’assurer le financement de politiques sociales et économiques « ambitieuses ». Affirmant que les politiques sociale et économique vont de pair, M. Azour a souligné la nécessité d’ « élargir le champ de la politique sociale », mettant l’accent à cet égard sur le rôle de l’État qui se doit d’assurer une protection sociale aux citoyens. L’ancien ministre a prôné dans ce cadre la stimulation d’un développement humain par le biais d’une réforme pédagogique et du système de santé, ainsi que l’élaboration d’un contrat social, prévoyant notamment une assurance sociale et une assurance-vieillesse. M. Azour a relevé à ce sujet que 20 pour cent uniquement des forces actives du pays, en l’occurrence les fonctionnaires de l’État, bénéficient d’une pension de retraite.

Mahfoud : Des salaires pour finir le mois
Le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, a déclaré de son côté que la classe ouvrière et les salariés ne réclament pas une augmentation des salaires pour le principe, mais tout ce qu’ils désirent, c’est de protéger leur pouvoir d’achat de manière que « leur salaire leur suffise jusqu’à la fin du mois ». Évoquant l’action revendicative menée par le comité de coordination syndicale pour faire approuver la nouvelle échelle des salaires dans le secteur public, M. Mahfoud a fait assumer à « la maladresse du cabinet Mikati et à ses faux pas » la responsabilité de la grève ouverte observée il y a quelques semaines dans les administrations publiques et les établissements scolaires. « Nous ne prônons ni la révolution populaire ni la lutte des classes, a souligné Nehmé Mahfoud. Nous voulons simplement des salaires qui nous suffisent jusqu’à la fin du mois afin que l’activité économique se maintienne et que le patronat continue à assurer ses intérêts. »
Et M. Mahfoud d’ajouter : « Tout ce que nous voulons, c’est avoir une classe politique qui inspire confiance. Il a suffi que le gouvernement démissionne et que M. Tammam Salam soit chargé de former le nouveau gouvernement pour que le pays connaisse une détente. Nous voulons joindre notre voix à celle du patronat pour réclamer ensemble la venue de responsables qui sachent assumer leurs responsabilités, car nous voulons vivre au Liban. »

Chammas : Lever
l’étau arabe imposé
au Liban
Pour sa part, M. Nicolas Chammas a relevé que depuis le mandat du président Fouad Chéhab, il n’ y a pas eu de véritable politique économique et sociale dans le pays. « Sans croissance économique, a-t-il souligné, les revendications sociales ne sauraient être satisfaites. Nous ne devons pas oublier que le président Fouad Chéhab n’aurait pas pu réaliser les acquis sociaux qu’il a mis en œuvre si avant lui le mandat du président Camille Chamoun n’avait pas assuré une prospérité économique. De fait, la prospérité économique précède toujours les réalisations sociales. »
M. Chammas a indiqué en outre qu’au cours du quatrième trimestre de l’année 2012, l’indice du commerce en détail établi par l’Association des commerçants de Beyrouth et la Fransabank a montré un recul de 12,5 pour cent. « Si l’on exclut le pétrole et les dérivés pétroliers, a-t-il précisé, ce recul atteint 16 à 17 pour cent, sachant que l’effet de la hausse des salaires a stimulé quelque peu la consommation, de même que le nombre de consommateurs a augmenté en raison de l’exode syrien. Mais en dépit de ces deux facteurs, le chiffre d’affaires a diminué de 12 pour cent alors que les dépenses de fonctionnement ont augmenté. »
En conclusion, M. Chammas a souligné que l’un des objectifs prioritaires du nouveau gouvernement devrait être de « relancer la croissance » et de « lever l’étau arabe imposé au Liban ».
Le Mouvement du Renouveau démocratique a organisé en son siège de Sin el-Fil un colloque sur la politique économique et sociale. L’ancien ministre des Finances Jihad Azour, le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas, et le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, ont participé au colloque qui a été dirigé par l’expert en économie Samir Nasr. Étaient présents à la conférence les députés Nabil de Freige et Jean Oghassabian, l’ancien député Salah Haraké, l’ancien ministre Sami Haddad, le président du Renouveau démocratique, l’ancien député Camille Ziadé, le secrétaire général du RD, Antoine Haddad, le président du syndicat des entrepreneurs, Fouad el-Khazen, et de nombreux experts économiques et personnalités syndicales et...
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