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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Citoyen sceptique
On a beau se creuser les méninges avant de se prononcer sur l’un des projets de loi électorale qui serait dans l’intérêt de tous, on reste incapable de trouver une formule appropriée face à cet éventail de textes que nous offrent nos dirigeants.
Où en est-on du pacte scellé à l’avènement de l’indépendance ? Où en est-on de l’application de l’accord de Taëf ? Alors que, d’une part, notre pays étouffe en raison de l’enlisement de ses institutions et doit faire face, d’une autre part, à une situation sécuritaire chancelante dans le contexte régional et interne, nos responsables ne trouvent rien de mieux que d’envenimer la crise en tergiversant sur le choix définitif d’une nouvelle loi susceptible de satisfaire toutes les communautés.
Face aux défis à surmonter, nous devons renforcer notre coexistence en nous basant sur le respect intercommunautaire qui demeurait et demeurera l’une des valeurs primordiales de notre tissu social si nous tenons à préserver la place de choix qu’occupe notre nation au sein d’un Moyen-Orient miné actuellement par le confessionnalisme et le radicalisme, facteurs destructeurs de la vraie démocratie.

Hilda DADOURIAN
 
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Time out
La désignation de M. Tamam Salam comme Premier ministre a une saveur de madeleine de Proust pour tous les nostalgiques de années soixante. Le retour sur le devant de la scène de cet homme, issu d’une grande famille sunnite beyrouthine éloignée des années durant de l’arène politique, rassure car après le règne des milices, l’ère haririenne et la période de libération qui a opposé les 14 et 8 Mars, le Libanais ressent un besoin de trêve, un time out en quelque sorte, en attendant que les remous occasionnés par le printemps arabe se calment. Bravo à M. Joumblatt qui a su amener les deux clans opposés à s’accorder sur cette judicieuse nomination pourvu qu’ils permettent au nouveau Premier ministre de former un gouvernement capable de passer l’écueil des élections législatives.

Dolly TALHAMÉ

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À quand le permis à points ?
Le comble dans notre pays c’est de voir une personne, pourtant défenseur des droits de l’homme mais en état d’ébriété et, scotchée à son téléphone, conduisant à toute vitesse dans une rue pourtant étroite, fauchant votre voiture en stationnement, blessant une personne et, pour toute excuse, vous menaçant, au nom du droit, de vous poursuivre en justice. Arrivés sur les lieux, les agents de l’ordre vous consolent parce qu’il n’y a pas eu de morts. Le degré d’alcoolémie relevé, qui se situe déjà à plus de 0,80 gramme ? Il n’y a pas infraction dans un pays où les nouvelles lois pour conduire, tout comme celles sur les loyers, dorment toujours dans les tiroirs secrets du Parlement.
Tout Libanais, Messieurs les Responsables, a le droit de s’interroger : dans tous les pays civilisés, un conducteur est passible d’une amende de quatrième classe (retrait de 6 points du permis de conduire) et, le cas échéant, une suspension du permis pour une durée de trois ans et plus. De grâce, cessons ce trafic d’influence. Que d’âmes innocentes pourraient être sauvées si un jour on se sentait vraiment dans un pays développé et si l’on en adoptait de nouvelles lois dignes du Liban.

Antoine SABBAGHA

Citoyen sceptiqueOn a beau se creuser les méninges avant de se prononcer sur l’un des projets de loi électorale qui serait dans l’intérêt de tous, on reste incapable de trouver une formule appropriée face à cet éventail de textes que nous offrent nos dirigeants.Où en est-on du pacte scellé à l’avènement de l’indépendance ? Où en est-on de l’application de l’accord de Taëf ? Alors que, d’une part, notre pays étouffe en raison de l’enlisement de ses institutions et doit faire face, d’une autre part, à une situation sécuritaire chancelante dans le contexte régional et interne, nos responsables ne trouvent rien de mieux que d’envenimer la crise en tergiversant sur le choix définitif d’une nouvelle loi susceptible de satisfaire toutes les communautés.Face aux défis à surmonter, nous devons renforcer...
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