Vendredi dernier, le président avait demandé au commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, de remettre au ministère des Affaires étrangères des copies des rapports faisant état de bombardements aériens syriens sur Ersal, mercredi dernier, ainsi que le 18 mars dernier.
Le régime syrien avait menacé, le mois dernier, dans une lettre aux Affaires étrangères libanaises, de frapper en territoire libanais les « bandes armées » passant clandestinement en Syrie. Après cette mise en garde, le président Sleiman avait réaffirmé la volonté de « neutralité » des autorités libanaises vis-à-vis du conflit en Syrie. Il avait également indiqué avoir donné l’ordre à l’armée libanaise « d’arrêter tout homme armé ayant l’intention d’aller combattre en Syrie, qu’il appartienne ou non à l’opposition ».
Zasypkin
De son côté, l’ambassadeur de Russie, Alexander Zasypkin, a rencontré le chef de la diplomatie sortant au palais Bustros d’où il a pris position contre le projet de déclaration présidentielle de l’Assemblée générale de l’ONU contre le régime syrien. « Les auteurs de ce projet cherchent à faire assumer toute la responsabilité de l’effondrement de la situation et des violations des droits de l’homme en Syrie au régime, et aspirent à consacrer les décisions de la Ligue arabe. Ils poursuivent leur action en faveur de la chute du régime », a indiqué le diplomate russe. « Ce projet est déséquilibré et provocateur. Il vise à créer une situation de confrontation au sein de l’Assemblée générale et à transférer les prérogatives du Conseil de sécurité à cette dernière (...) », a-t-il notamment affirmé.


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