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Nos lecteurs ont la parole

Réformer ou pas ?

George SABAT
Durant vingt ans nous nous sommes laissés berner par nos dirigeants qui nous ont dirigés vers une dette abyssale de soixante milliards de dollars à la fin de l’année 2012.
Qu’avons-nous gagné en contrepartie de cette dette énorme? Absolument rien.
En fait, nous sommes à présent tenus de remettre en état une infrastructure défaillante qui a été constamment négligée durant les deux dernières décennies. Nos services sociaux (éducation, santé, Sécurité sociale) sont totalement inadéquats. Notre économie de base (agriculture, industrie, tourisme) a été longtemps ignorée au bénéfice d’une politique d’expansion sauvage de la construction et des transactions immobilières. Nos gouvernants n’ont jamais réussi à appliquer une politique financière et fiscale prévoyante et avisée, ignorant la nécessité de réduire les dépenses inutiles, protéger les biens de l’État et poursuivre avec assiduité la récupération des taxes et des impôts. Et, pour couronner le tout, nous avons absurdement marginalisé nos concitoyens de la diaspora qui auraient pu nous aider par leurs conseils et leur engagement à promouvoir nos exportations ainsi qu’à améliorer certains aspects de la gouvernance du pays. Tout cela reste à faire et à refaire.
En l’espace de vingt ans, notre dette publique, qui avait démarré avec les neuf milliards du coût de la reconstruction ayant suivie la guerre civile, atteint à présent soixante milliards de dollars. Durant les prochaines cinq années, si rien n’est fait pour arrêter cet effet boule de neige, cette dette risque d’approcher les cent milliards de dollars.
Il nous faut prendre immédiatement la courageuse décision de démarrer le plus tôt possible le processus des réformes nécessaires. C’est la seule issue qui nous reste pour mettre un frein à l’accroissement démesuré de notre dette.
Quelle décision comptons-nous prendre et comment allons-nous convaincre nos dirigeants d’agir?

George SABAT
ACMA
Durant vingt ans nous nous sommes laissés berner par nos dirigeants qui nous ont dirigés vers une dette abyssale de soixante milliards de dollars à la fin de l’année 2012.Qu’avons-nous gagné en contrepartie de cette dette énorme? Absolument rien.En fait, nous sommes à présent tenus de remettre en état une infrastructure défaillante qui a été constamment négligée durant les deux dernières décennies. Nos services sociaux (éducation, santé, Sécurité sociale) sont totalement inadéquats. Notre économie de base (agriculture, industrie, tourisme) a été longtemps ignorée au bénéfice d’une politique d’expansion sauvage de la construction et des transactions immobilières. Nos gouvernants n’ont jamais réussi à appliquer une politique financière et fiscale prévoyante et avisée, ignorant la nécessité de...
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