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Nos lecteurs ont la parole

La photo de l’année

Louis INGEA
Grande, en couleurs et à la une du quotidien, elle s’étale en ce matin du 8 avril comme un sourire après l’orage, comme une promesse d’air pur après la tempête.
Je suis certain que ni le preneur du cliché ni même le journal qui la publie n’ont imaginé à l’avance la puissance de l’impact qu’elle produirait sur le citoyen lecteur.
Je crois que L’Orient-LeJour, ce matin, fleure bon le jasmin.
Un caniche et un toutou, tous deux blancs et pomponnés, se font tendrement face sur la place publique! Derrière eux, la stature d’un quidam, caméra en main et, plus loin, deux spectateurs amusés! L’espace d’un instant, j’ai la révélation qu’entre la bête et le promeneur, le plus humain des deux n’est pas celui qu’on pense...
Photo symbolique entre deux célébrations d’une «résurrection» que ses propres adeptes se disputent encore. Photo prémonitoire du jour où chiens et chats (en l’occurrence, ici, deux chiens) finiront bien par s’entendre après... reniflements.
Mais non! Je n’ironise pas. Je me sens, au contraire, tout joyeux à l’idée qu’après tant de déconfitures, il y ait sans doute possibilité de
rétablissement. Le Liban a eu beau patauger dans la fange, il a réussi néanmoins à enfanter, le plus démocratiquement possible, un nouveau Premier ministre. Qui, de surcroît, porte un nom pacifique et prédestiné: Salam Tamam... «Paix, précisément!»
Il n’y a pas à jouer sur les mots. La fiction rejoint le réel et notre homme semble déterminé et sincère.
Suspendons donc momentanément nos sentiments de suspicion, de craintes et de désenchantement. Imaginons plutôt ce qui peut être possible, plausible et souhaitable. Et puis, voyons venir...
Les discours les plus courts sont assurément les meilleurs. Voilà pourquoi je m’arrêterai là, la plume en l’air et le cœur plus léger. Souhaitant courage et succès à celui qui va apposer sa signature au bas de la page d’une remontée nationale que nous appelons tous ensemble de nos vœux.
Puisse la photo d’aujourd’hui, symbolique et prémonitoire comme je l’ai dit, annoncer à chacun un lendemain meilleur.
Même si nous ne devions faire que ce que nous pouvons avec la nouvelle chance qui nous est offerte.

Louis INGEA
Grande, en couleurs et à la une du quotidien, elle s’étale en ce matin du 8 avril comme un sourire après l’orage, comme une promesse d’air pur après la tempête.Je suis certain que ni le preneur du cliché ni même le journal qui la publie n’ont imaginé à l’avance la puissance de l’impact qu’elle produirait sur le citoyen lecteur.Je crois que L’Orient-LeJour, ce matin, fleure bon le jasmin.Un caniche et un toutou, tous deux blancs et pomponnés, se font tendrement face sur la place publique! Derrière eux, la stature d’un quidam, caméra en main et, plus loin, deux spectateurs amusés! L’espace d’un instant, j’ai la révélation qu’entre la bête et le promeneur, le plus humain des deux n’est pas celui qu’on pense...Photo symbolique entre deux célébrations d’une «résurrection» que ses propres...
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