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Liban

Une nouvelle étude dénonce « les lacunes catastrophiques » lors des détentions

Pour dénoncer les détentions arbitraires, les gardes à vue prolongées et les retards dans les jugements, l’association Mille mouvements pour les droits de l’homme a organisé hier, avec le soutien de l’Union européenne (UE), une table ronde pour revendiquer des réformes de la justice. Il faut, selon Élie Hindi, président de l’association, « trouver un mécanisme qui mette un terme à ces procédés et encourager les pratiques humanitaires lors des interrogatoires, des procès et de l’emprisonnement, afin que ces étapes soient respectueuses des droits de l’homme ».
M. Hindi a fait référence à une étude effectuée par son organisation, avec l’aide de l’UE, et qui démontre l’existence de « lacunes catastrophiques au niveau de la détention, de l’interrogatoire, du procès et de l’emprisonnement ». Il a balayé « les faux prétextes en rapport avec la situation politique et sécuritaire pour justifier les pratiques de torture, la détention arbitraire et autres abus envers les suspects, tant et si bien que la nouvelle équation devient : coupable jusqu’à ce que son innocence soit prouvée ».
Selon le militant, « l’essence du problème est la même que pour toutes les autres atteintes contre les droits de l’homme au Liban : l’absence de boussole et de référence ». La boussole, selon lui, est la dignité humaine, qui doit être à la base de toute loi, de toute règle, de toute justice.
Pour sa part, Maria Sanchez, attachée aux questions de démocratie et de droits de l’homme à l’UE, basée au Liban, a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir toutes les initiatives qui visent à renforcer le respect des droits de l’homme. « Nous sommes convaincus que tout pays qui aspire à la stabilité et à la paix doit protéger les droits de tous ses citoyens », a-t-elle expliqué.
Mme Sanchez a souligné que le rapport rédigé avec l’association met en lumière les défis auxquels fait face le système judiciaire au Liban. « L’UE est concernée par la situation des détenus au Liban et insiste sur le fait que les conditions de détention doivent être conformes à certains critères et ne doit pas se prolonger au-delà d’un certain délai, a-t-elle ajouté. La détention arbitraire, les gardes-à-vue prolongées et le retard dans les jugements ne diminuent pas les crimes et n’améliorent nullement la sécurité du citoyen. Ils ont, par contre, un impact social et humain négatif. »
Pour dénoncer les détentions arbitraires, les gardes à vue prolongées et les retards dans les jugements, l’association Mille mouvements pour les droits de l’homme a organisé hier, avec le soutien de l’Union européenne (UE), une table ronde pour revendiquer des réformes de la justice. Il faut, selon Élie Hindi, président de l’association, « trouver un mécanisme qui mette un terme à ces procédés et encourager les pratiques humanitaires lors des interrogatoires, des procès et de l’emprisonnement, afin que ces étapes soient respectueuses des droits de l’homme ». M. Hindi a fait référence à une étude effectuée par son organisation, avec l’aide de l’UE, et qui démontre l’existence de « lacunes catastrophiques au niveau de la détention, de l’interrogatoire, du procès et de l’emprisonnement »....
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