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Nos lecteurs ont la parole

Le droit contre la violence

Je m’appelle Sofia Farhat, 18 ans, je suis grecque et libanaise, actuellement en classe de terminale S au Lycée franco-libanais de Habbouche Nabatiyeh.
Il y a environ deux mois, le proviseur de notre lycée, M. Jean-François Rousset, nous a proposé de participer à un concours organisé par le réseau de la MLF dans le monde, dont le titre était : « Les droits de l’enfant ». Ce concours consistait à traiter au choix l’un des trois sujets suivants, sous la forme d’une dissertation ou d’un plaidoyer : « Le droit d’être aimé et respecté », « Le droit d’être nourri » et « Le droit d’être protégé de la
violence ». C’est ce dernier droit que j’ai choisi de défendre, et c’est lui qui m’a permis d’être classée première au monde.
En ce qui concerne mon choix du sujet, il a vite été fait. Je n’ai jamais connu la faim, je ne pourrais pas donc pas très bien défendre le droit d’être nourrie ni le droit d’être aimé et respecté parce qu’on m’a depuis longtemps donné ce dont j’avais besoin. J’ai laissé donc écrire ceux qui savent de quoi il s’agit, et je me suis tournée vers ce que je connais, la violence. Guerres, insécurité, viol, pertes. Comme tous les Libanais, je connais parfaitement les menaces de ces manifestations de la violence. Je me suis donc décidée d’être la porte-parole des enfants, non seulement du Liban-Sud ou du Liban, de la Syrie et de la Palestine ; mais de parler également au nom de tous les enfants qui n’ont pas le courage de le faire. Parce que la violence, partout, est la même; et ses effets sont toujours néfastes.
Dans mon texte, ce n’était pas moi qui parlais. C’étaient les voix des enfants qui se mêlaient, se succédaient l’une à l’autre. En écrivant, je n’ai pas songé à la manière d’organiser mon plaidoyer. J’ai écrit ce qui devait être dit, et voilà le résultat.
J’espère que ce plaidoyer ira au-delà d’un concours. Je veux que ce soit un rappel pour ceux qui ont oublié l’importance de l’enfant ; une motivation pour ceux qui le défendent déjà. Je veux que le monde entier entende l’appel désespéré des enfants libanais, syriens, palestiniens...
Je suis fière d’avoir été classée première au monde. J’écris depuis longtemps, et j’ai été particulièrement ravie de constater que les autres apprécient ce que j’écris. Gagner ce concours, c’était me pousser à écrire, à me motiver pour devenir un jour membre de l’Unicef ou de l’Unesco pour défendre les droits de l’homme à une plus grande échelle.
La remise des prix aura lieu dans une quinzaine de jours à Poitiers, lors du congrès MLF.
Voici les extraits de mon texte que j’ai particulièrement appréciés :
– « Parce qu’il y a dans le monde des personnes qui souffrent, mais qui n’osent pas avouer. Parce qu’il y a dans le monde des mères qui ont tout perdu, mais dont les larmes n’ont pas encore séché. Parce que, chaque jour dans le monde, des esprits meurent, des esprits jeunes qui n’ont pas encore fleuri. Pour toutes les mères, pour tous les enfants libanais, syriens, palestiniens, africains, latino-américains, j’écris. »
– « J’ai dix-huit ans, et aujourd’hui plus que jamais, je me sens enfant. Je suis tous les enfants qui n’ont jamais joué, toutes les mères qui ont pleuré, je suis toutes les poupées oubliées dans un coin de la maison, mêlées de cendre. »
– « La pire violence n’est ni la guerre, ni le rêve perdu, ni le viol, ni la pauvreté. La pire des violences est tout simplement le viol des droits de l’enfant. »
– « Ils (les enfants) dessinent aussi des avions et oublient les oiseaux. Ils voient les avions plus souvent. »
Je m’appelle Sofia Farhat, 18 ans, je suis grecque et libanaise, actuellement en classe de terminale S au Lycée franco-libanais de Habbouche Nabatiyeh.Il y a environ deux mois, le proviseur de notre lycée, M. Jean-François Rousset, nous a proposé de participer à un concours organisé par le réseau de la MLF dans le monde, dont le titre était : « Les droits de l’enfant ». Ce concours consistait à traiter au choix l’un des trois sujets suivants, sous la forme d’une dissertation ou d’un plaidoyer : « Le droit d’être aimé et respecté », « Le droit d’être nourri » et « Le droit d’être protégé de la violence ». C’est ce dernier droit que j’ai choisi de défendre, et c’est lui qui m’a permis d’être classée première au monde.En ce qui concerne mon choix du sujet, il a vite été fait....
commentaires (2)

Une VOIX JEUNE s'élève et ACCUSE ! J'espère que l'écho de cette voix atteigne les coeurs et surtout les CONSCIENCES des INCONSCIENTS... BRAVO MADEMOISELLE !

SAKR LEBNAN

12 h 07, le 04 avril 2013

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Commentaires (2)

  • Une VOIX JEUNE s'élève et ACCUSE ! J'espère que l'écho de cette voix atteigne les coeurs et surtout les CONSCIENCES des INCONSCIENTS... BRAVO MADEMOISELLE !

    SAKR LEBNAN

    12 h 07, le 04 avril 2013

  • Bravo Mademoiselle! Votre avenir est tres prometteur! Esperons que vous pourrez un jour realiser votre reve en defendant les droits de l'homme dans le monde... Mille mabrouk! Et puis vous ecrivez si bien....On est fier de vous! Bonne continuation!

    Michele Aoun

    09 h 05, le 04 avril 2013

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