Les Phéniciens se sont fait remarquer par leur culture et surtout par leur commerce florissant, leur rayonnement territorial à la recherche de nouveaux horizons et de nouveaux marchés. Ces attributs qui leur sont imputés se sont résumés à travers les âges à cette définition : le Phénicien est un commerçant. Nous, les Libanais, nous avons hérité d’eux la culture, l’immigration et surtout le commerce dans tous les domaines. D’où cette définition : Libanais = commerçant.
Les Arabes, eux, se sont fait remarquer par leur culture et surtout par leur esprit guerrier et leur volonté de dominer. C’est ce qui les a conduits à la désunion. Nous aussi, les Libanais, nous avons hérité d’eux cet amalgame de qualités (et de défauts) contradictoires, qui nous opposent les uns aux autres et nous poussent à trouver « soutien » ailleurs pour mieux asseoir notre hégémonie.
Donc, nous, les Libanais, descendants des uns et des autres, nous avons de qui tenir. Cet héritage que nous avons acquis des Arabes et des Phéniciens ne peut-il pas être la cause de tous nos maux ?
En effet, le Libanais, en premier lieu, est un commerçant, entreprenant, intelligent, infatigable, clairvoyant et souvent même aventurier. Mais le commerçant, dans tout ce qu’il entreprend, une seule fin l’obsède et un seul but lui est fixé : son propre intérêt.
C’est le cas de presque tous les Libanais; c’est génétique, puisque nous sommes tous de la même pâte. Mais ce gène, quand il touche la classe politique qui tient les destinées de la patrie et veille aux besoins de tout un peuple, devient aberrant. Malheureusement, nos politiciens, à quelque groupe politique qu’ils appartiennent, à quelque niveau qu’ils soient, quel que soit le poste qu’ils détiennent, ne font que gérer leurs propres intérêts et ignorer les droits de tout un peuple souffrant de l’état léthargique du pays dans tous les domaines, et qui reste privé du plus simple de ses droits, soit une vie décente, paisible et honorable.
Ne faisons aucune différence entre les uns et les autres : ils se valent tous. Mais en revenant à nous-mêmes et en regardant les problèmes qui nous affectent tous, ne sommes-nous pas responsables de l’état auquel nous sommes arrivés ? Puisque, après tout, c’est bien nous le peuple qui avons amené ces politiciens à tenir les rennes de notre avenir, en votant pour eux aux élections législatives.
Donc, c’est de là qu’il faut commencer à corriger les erreurs. Demain, en allant voter, sachons bien nous acquitter de ce devoir. Ne votons ni pour les uns ni pour les autres. Montrons notre dégoût, notre répugnance et notre indignation face à la situation à laquelle ils ont poussé le pays tout entier. Votons pour de nouveaux visages, jeunes, indépendants et entreprenants qui ont déjà acquis notre confiance. Ou alors plaçons dans l’urne (oui, il faut voter) une feuille blanche.
Émile SFEIR
Ingénieur


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
NON et NON ! car certains en profiteraient quand même... REFUS CATEGORIQUE D'ALLER VOTER en cas de LOI DIVINEMENT et CAPORALISTIQUEMENT imposée !
14 h 35, le 03 avril 2013