À titre de rappel, l’ouverture d’une ligne maritime entre le Liban et la Jordanie, pour le transport de véhicules, a été annoncée mardi par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Saïda et du Sud. Cette initiative a été mise en place pour répondre aux répercussions négatives de la crise syrienne sur les exportations agricoles libanaises.
M. Hoayek a accusé les autorités, « dont notamment le ministère de l’Agriculture », d’être « responsables de l’ensemble des conséquences découlant de la fermeture de la frontière syro-libanaise » et, de ce fait, de la situation catastrophique dans laquelle se trouve actuellement le secteur. Outre les difficultés sur le plan de l’exportation des marchandises libanaises, « le marché libanais est envahi par les produits syriens (...) Les agriculteurs libanais sont décimés », a-t-il dénoncé.
Pourtant, en dépit de ces graves problèmes, les autorités concernées au sein du gouvernement n’ont rien fait, selon lui. Sur le plan des exportations, aucun itinéraire alternatif, passant par l’Égypte ou la Jordanie, n’a été mis au point, a-t-il martelé, quand bien même l’Association des agriculteurs a proposé la création d’un plan dans ce sens il y a plus d’un an. Un plan combattu « de manière dictatoriale par le ministère de l’Agriculture », a-t-il poursuivi.
Sur le plan des importations en provenance de Syrie, M. Hoayek a pointé du doigt l’explosion des quantités de fruits et de légumes en provenance du pays voisin, provoquée principalement par le non-renouvellement du calendrier agricole ainsi que par l’absence de contrôles. Il a cité à titre d’exemple les tomates syriennes, dont la quantité a été multipliée par 100 entre octobre 2010 (22 tonnes) et octobre 2012 (2 281 tonnes). « Et pourtant, le ministère de l’Agriculture n’a rien fait pour protéger la production locale de la concurrence, comme cela se pratique dans le reste du monde », a-t-il noté, appelant en conclusion les autorités à agir « urgemment ».

