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Liban - La Situation

L’après-Mikati se prépare : consultations présidentielles et séance au Parlement

M. Berry recevant le député Kataëb, Samy Gemayel, à Aïn el-Tiné. Photos Hassan Ibrahim

L’après-démission du gouvernement de Nagib Mikati se met petit à petit en place et semble moins chaotique qu’il n’y paraissait à chaud. En recevant des députés et des représentants de blocs parlementaires, après la démission du gouvernement, le président de la Chambre, Nabih Berry, inaugure un temps de consultations qui va culminer, officiellement, avec celles que le chef de l’État va engager, à Baabda, la semaine prochaine, pour former un nouveau gouvernement. La date exacte en sera fixée probablement aux 1er et 2 avril.


Les consultations de M. Berry devraient, elles, déboucher notamment sur l’abolition de la loi électorale de 1960 et le vote d’une nouvelle loi électorale.


Sur toutes les questions d’importance, M. Berry a recueilli hier, à Aïn el-Tiné, les avis de Gebran Bassil (CPL), Hussein Khalil, conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah, Youssef Saadé (Marada) et Ali Hassan Khalil (Amal), venus en bloc, puis, successivement, ceux de Georges Adwan et Samy Gemayel.


Rien n’a transpiré des conciliabules de M. Berry avec le 8 Mars, alors que MM. Adwan et Gemayel n’ont esquivé aucune des questions qui leur ont été posées par les journalistes.


C’est ainsi que Georges Adwan a réclamé que « la priorité absolue » soit accordée non pas au dialogue, comme l’a souhaité M. Berry, mais aux consultations impératives destinées à désigner un nouveau chef de gouvernement. « Selon nos informations, a-t-il dit, ces consultations se tiendraient les 2 et 3 avril ».
En deuxième lieu, M. Adwan a souhaité que le Parlement se réunisse la semaine prochaine et « joue son rôle dans les domaines qu’il faut ». « Autant M. Berry aime temporiser, pour donner une chance à des accords de se conclure, autant il est nécessaire que les institutions continuent de jouer leur rôle », a-t-il dit.
En troisième lieu, M. Adwan a souhaité que l’on réfléchisse à l’abolition, par les voies légales, de la loi électorale de 1960.

Avant le 9 avril
Selon toute vraisemblance, c’est le 5 avril que le Parlement sera convoqué, indiquent certaines sources parlementaires. À cela, une raison majeure : l’expiration, le 9 avril, de la date de dépôt des candidatures aux élections du 9 juin, selon la loi électorale en vigueur. Or le maintien de cette date créerait des obligations légales au gouvernement auxquelles il ne pourrait se dérober, et qui seraient susceptibles de recours devant le Conseil d’État, si elles ne sont pas respectées.


L’abolition de la loi électorale par un vote du Parlement répond certainement aux vœux du chef de l’État, qui a toujours pensé que c’est là une tâche qui revient au Parlement, et que cela ne saurait se faire par des déclarations politiques ou des raisonnements juridiques incertains.


Le Parlement serait-il aussi amené à se prononcer sur d’autres lois, ce jour-là ? C’est probable, estiment les milieux proches de M. Berry, qui lui prêtent l’intention de soumettre au vote le projet de loi électorale orthodoxe. Encore qu’il est fort probable qu’il ne soumettra ce projet au vote qu’après s’être assuré qu’il n’obtiendra pas la majorité des deux tiers requise pour une loi constitutionnelle. M. Berry aurait ainsi accompli son devoir de président de Chambre, tout en respectant leurs engagements qu’il a pris vis-à-vis de MM. Joumblatt et Hariri, hostiles au projet, ce qui lui fait perdre son cachet consensuel, indispensable aux yeux de M. Berry.


Le pari de M. Berry sur un rejet du projet de loi orthodoxe repose en fait sur l’assurance que les Forces libanaises et sans doute aussi les Kataëb examinent en ce moment de près, comme l’a affirmé hier M. Adwan, « un projet de loi électoral consensuel que tout le monde approuverait et qui sortirait le pays de sa crise ».


Par contre, interrogé sur le vote éventuel par le Parlement d’une loi retardant l’âge de la retraite pour les responsables des services de sécurité, M. Adwan, après s’être réfugié dans un « je ne veux pas anticiper les choses », a affirmé que son parti souhaite en effet le vote d’une telle loi à laquelle serait attaché un pouvoir rétroactif (à partir du 1er janvier 2013), de sorte qu’elle s’appliquerait au directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, dont le mandat expire fin mars.
En fait, un mémorandum réclamant le vote d’une telle loi et signé par 69 députés est déjà prêt et revêt les signatures des pôles du 14 Mars, comme des centristes (Hariri, Mikati, Joumblatt, Safadi, etc.). De sorte que la prorogation du mandat du général Rifi semble d’ores et déjà acquise.

Gouvernement de salut national
Après avoir été reçu par M. Berry, le député Kataëb Samy Gemayel, pour sa part, a souhaité la formation au plus tôt d’un « gouvernement de salut national », dans lequel siégeraient des ténors comme Nabih Berry, Michel Aoun et Samir Geagea, qu’il a invité à se parler directement, et non plus « par procuration ».


« Il y a des personnalités qui représentent la rue, qu’elles prennent la peine de se réunir et assument leurs responsabilités », a-t-il affirmé dans une plaidoirie passionnée en faveur d’une profonde réforme du système politique.
« Tel qu’il fonctionne, ce pays n’est plus vivable, a-t-il dit. Les armes, la décentralisation administrative, le Sénat, la neutralité du Liban, tout doit être examiné, le replâtrage n’est plus possible (...). Il faut aujourd’hui refonder l’État libanais, à commencer par une Chambre représentative élue sur la base d’une loi électorale dont nul ne serait exclu. »
« Il fait impérativement détendre le climat politique et faire sentir à la population que les institutions continuent à fonctionner, a souligné le jeune député, et il faut que les consultations présidentielles se fassent très rapidement et un nouveau président du Conseil nommé. »

 

 

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L’après-démission du gouvernement de Nagib Mikati se met petit à petit en place et semble moins chaotique qu’il n’y paraissait à chaud. En recevant des députés et des représentants de blocs parlementaires, après la démission du gouvernement, le président de la Chambre, Nabih Berry, inaugure un temps de consultations qui va culminer, officiellement, avec celles que le chef de l’État va engager, à Baabda, la semaine prochaine, pour former un nouveau gouvernement. La date exacte en sera fixée probablement aux 1er et 2 avril.
Les consultations de M. Berry devraient, elles, déboucher notamment sur l’abolition de la loi électorale de 1960 et le vote d’une nouvelle loi électorale.
Sur toutes les questions d’importance, M. Berry a recueilli hier, à Aïn el-Tiné, les avis de Gebran Bassil (CPL), Hussein Khalil,...
commentaires (2)

Formidable Lafontaine. Ses fables sont expréssement écrites pour le Liban, à ce qui parait. Exemple : Il s'habille en berger, endosse un hoqueton, __ Fait sa houlette d'un bâton, __ Sans oublier la cornemuse __ Pour pousser jusqu'au bout la ruse. __ Il aurait volontiers écrit sur son chapeau : __ " C'est moi qui suit PANURGE, berger de ce troupeau ". Excusez-moi feu Lafontaine pour le NOM. Merci.

SAKR LEBNAN

15 h 53, le 27 mars 2013

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Commentaires (2)

  • Formidable Lafontaine. Ses fables sont expréssement écrites pour le Liban, à ce qui parait. Exemple : Il s'habille en berger, endosse un hoqueton, __ Fait sa houlette d'un bâton, __ Sans oublier la cornemuse __ Pour pousser jusqu'au bout la ruse. __ Il aurait volontiers écrit sur son chapeau : __ " C'est moi qui suit PANURGE, berger de ce troupeau ". Excusez-moi feu Lafontaine pour le NOM. Merci.

    SAKR LEBNAN

    15 h 53, le 27 mars 2013

  • Le nouveau Berry est arrivé, il consulte on est sauvé. Même le Pape a démissionné et le jeune Berry est toujours là. Wow

    Gebran Eid

    12 h 36, le 27 mars 2013

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