Le président de la Chambre, Nabih Berry, a fermement condamné, hier, l’agression contre les quatre cheikhs « aux mains de quelques parias suspects », appelant « à sanctionner le plus sévèrement possible les coupables ».
M. Berry a reçu hier le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, avec qui il a évoqué les derniers développements sur la scène locale, notamment l’agression contre les cheikhs. Selon M. Charbel, le président de la Chambre a souligné la nécessité de suivre cette affaire jusqu’au bout et de sanctionner les coupables d’une manière particulièrement sévère. « Les voyous qui sont responsables de cette agression lâche et odieuse ne bénéficieront d’aucune protection », a souligné M. Berry, selon M. Charbel.
S’exprimant par ailleurs dans le cadre de ses audiences traditionnelles du mercredi réservées aux députés, M. Berry a salué « le rôle des responsables, de l’armée, des forces de sécurité et de la justice, saluant les positions sages et responsables de tous, ce qui a barré la route à la discorde confessionnelle manigancée contre le Liban et les Libanais ».
Il a ensuite mis en exergue « la nécessité d’immuniser la scène locale et de consolider l’entente nationale pour faire face aux défis périlleux qui guettent le Liban à la lumière des développements dangereux qui ravagent la région ». « Il faut bien entendu donner la priorité à la situation sécuritaire », a-t-il dit, appelant à « soutenir l’armée et les agents de l’ordre dans leurs efforts visant à protéger la stabilité et la paix civile ».
Nabih Berry a également exposé aux députés les résultats de ses réunions à Rome avec le Premier ministre Nagib Mikati et le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. « Ce qui a été décidé nécessite un suivi de la part de tous pour parvenir à une loi consensuelle », a-t-il souligné, devant les députés Issam Sawaya, Michel Moussa, Abbas Hachem, Nagi Gharios, Ali Moqdad, Émile Rahmé, Ali Khreiss, Marwan Farès, Estephan Doueihy, Kassem Hachem, Ali Ammar, Nawaf Moussaoui, Hassan Fadlallah, Walid Succarieh, Bilal Farhat, Ali Bazzi, Ghazi Zeayter, Hani Kobeyssi, Yassine Jaber, Ali Fayad et Nawwar Sahili.
Le président de la Chambre a enfin reçu l’émissaire du chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, le ministre des Affaires sociales, Waël Bou Faour, avec qui il a évoqué la question de la loi électorale. M. Bou Faour a insisté sur la nécessité d’un accord global et fondamental autour de la situation sécuritaire, dénonçant le spectre de la discorde confessionnelle qui « se baladait de ruelle en ruelle et de région en région » le soir de l’agression contre les quatre cheikhs. Le ministre joumblattiste a loué dans ce cadre la sagesse de certains leaders et personnalités politiques qui ont su absorber le choc, et des victimes qui ont su s’élever au-delà de leurs souffrances personnelles. Il a également rendu hommage au président de la Chambre, qui a joué un rôle déterminant sur ce plan, ainsi qu’aux services de sécurité et aux instances judiciaires. « Sans eux, nous aurions franchi l’interdit », a-t-il dit.
« Il faut se préoccuper de la situation sécuritaire, et l’armée et les forces de l’ordre ont des responsabilités à cet égard. Il ne faut pas qu’il y ait aucune hésitation à prendre les mesures qui garantissent la continuité de l’action des institutions dans une sensation et un climat de stabilité et de protection. Nous avons des échéances imminentes devant nous au sein de plusieurs institutions sécuritaires, notamment les Forces de sécurité intérieure ou autres, qui nécessitent de se presser à prendre les mesures permettant de s’assurer que les FSI pourront continuer à assurer leur mission d’une manière tout à fait ordinaire et assurer la sécurité des Libanais », a ajouté M. Bou Faour.
S’exprimant par ailleurs dans le cadre de ses audiences traditionnelles du...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine