Le mufti de la République libanaise, cheikh Mohammad Rachid Kabbani s’est rendu lundi à l’hôpital des Makassed pour rencontrer les deux cheikhs de Dar el-Fatwa qui ont été agressés dimanche soir dans le quartier de Khandak el-Ghamik, à Beyrouth.
A l’issue de sa visite, cheikh Kabbani a accusé les politiciens sunnites et chiites d’être responsables de l’incident. "C’est le résultat de votre guerre politique et de vos discours provocateurs", a dit le mufti de la République. "Je n’accuse personne en particulier, mais il faut mettre un terme à ce genre d’incidents parce que la situation est devenue très grave", a-t-il ajouté. "Si le feu se propage au Liban, ce sera à cause du 14 et du 8 Mars", a-t-il conclu.
La tension était vive dimanche soir à Beyrouth et dans plusieurs régions du pays, faisant craindre des débordements sécuritaires. Ces agressions contre des religieux sunnites interviennent dans un climat déjà tendu, entre les communautés chiite et sunnite.
Lundi matin, le ministre libanais de l’Intérieur, Marwan Charbel, a affirmé qu’une enquête a été ouverte pour connaître les instigateurs des agressions.
Le député Ghattas Khoury, membre du Courant du Futur (opposition), a mis en garde contre les dissensions confessionnelles et appelé à "démasquer ceux qui veulent porter atteinte à la stabilité" du Liban. Son confrère Ammar Houry a estimé que l’agression contre les cheikhs suscitait "des inquiétudes". La Jamaa Islamiya a, pour sa part, appelé au calme.
Ces agressions ont eu lieu en l'absence des trois pôles du pouvoir, en déplacement à l'étranger.
A l’issue de sa visite, cheikh Kabbani a accusé les politiciens sunnites et chiites d’être responsables de l’incident. "C’est le résultat de votre guerre politique et de vos discours provocateurs", a dit le mufti de la République. "Je n’accuse personne en particulier, mais il faut mettre un terme à ce genre d’incidents parce que la situation est devenue très grave", a-t-il ajouté. "Si le feu se propage au Liban, ce sera à cause du 14 et du 8 Mars", a-t-il conclu.
La tension était vive dimanche soir à Beyrouth et dans plusieurs régions du pays, faisant craindre...


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