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Culture - Distinction

May Rihani, Prix « Juliet Hollister Award »

À l’occasion de la remise du prix « Juliet Hollister Award » du « Temple of Understanding » à May Rihani le 16 octobre 2012 à New York, l’artiste Jacqueline Jabre, présente à la cérémonie, raconte cette femme d’exception.

May Rihani entourée de ses amis et du responsable du prix « Juliet Hollister Award ».

Une distinction remise en présence de nombreuses personnalités américaines. Ce prix est un grand hommage rendu à des personnes qui ont contribué au rapprochement de différentes cultures. Parmi les personnalités qui l’ont reçu figurent le président Nelson Mandela, la reine Nour de Jordanie, le dalaï-lama et le Pr Suheïl Bushrui.
May Rihani est née dans une famille d’intellectuels dont tous les membres écrivent et publient. C’est sa destinée. Son avenir fut tracé dans un cadre où l’odeur de l’encre et du papier se mélange aux saveurs des aliments ; leur consommation est inhérente l’une à l’autre. Les livres sont partout, dans chaque coin de sa maison de Washington. Ils sont classés par thèmes ou par auteurs. Ce sont ses compagnons de jour et les amis de ses longues nuits qu’elle passe dans ses recherches, l’écriture de ses articles et la préparation de ses conférences. Ses livres sont des objets qui ont une âme qui s’attache à elle, la force à les aimer et surtout à les parcourir avec passion.
May est née à Frayké, dans une demeure qui flirte avec la montagne à la tête couronnée de la blancheur et de la pudeur de la neige. C’est le mont Sannine que Amine Rihani contemplait en récitant sa prière à l’aube quand le soleil commençait à habiller les arbres, les maisons et les jardins de la luminosité méditerranéenne. Albert Rihani, le père de May, diplômé de l’université Georgetown à Washington, était propriétaire et directeur de sa propre maison d’édition.
Laureene, sa mère, était une pionnière dans l’écriture de livres didactiques et une des premières universitaires de l’Université américaine de Beyrouth (AUB). Nous lui devons l’Union chrétienne féminine (Young Women Christian Association – YWCA) au Liban, dont elle dirigeait la revue mensuelle en collaboration avec Laure Moughaïzel, Linda Matar, Anissa Najjar et Émilie Nasrallah. En famille, May et deux de ses frères, Amine et Ramzi, sont des auteurs éminents. Quant à son frère Sarmad, il a échappé à cette discipline. Il est ingénieur. Il a dépassé ses rêves en devenant président des syndicats des ingénieurs de tous les États-Unis.
May a eu une carrière fulgurante : pendant vingt ans, elle a été vice-présidente de l’organisation « American International Development for Education ». Ses rapports envoyés à la Banque mondiale suscitent des aides très importantes pour les pays en développement. Elle a souvent été chargée des missions impossibles dans des régions où les conditions de vie étaient précaires. Sa vie est une lutte permanente pour l’éducation et l’amélioration des conditions des femmes là où la femme n’a pas de voix, n’a pas de droit. Elle s’est consacrée au service de cette cause arrivant, dans beaucoup de pays, à faire entendre sa voix.
May Rihani est détentrice d’innombrables prix de reconnaissance du gouvernement américain ainsi que de plusieurs autres gouvernements de différents pays du monde où elle a lutté et travaillé pour l’amélioration de l’éducation de la femme.
Cette femme n’est pas seulement une messagère de culture et de paix, elle est aussi écrivain, auteur et penseur. Feu l’écrivain Jamil Jabre lui avait prédit qu’elle sera « une autre May Ziadé ». Elle s’est exprimée à travers des ouvrages publiés dans les domaines de l’éducation et de la poésie. Ses publications reflètent ses réflexions et le résultat de son travail sur le terrain.
En somme, May Rihani a porté le Liban dans son cœur et dans ses pensées partout où elle allait. Son pays et ses compatriotes en sont fiers. Elle est partout, portant sur ses ailes le drapeau de son pays où elle vient tous les étés s’inspirer de ses souvenirs d’enfance et redémarrer dans sa lutte pour le développement humain.
Une distinction remise en présence de nombreuses personnalités américaines. Ce prix est un grand hommage rendu à des personnes qui ont contribué au rapprochement de différentes cultures. Parmi les personnalités qui l’ont reçu figurent le président Nelson Mandela, la reine Nour de Jordanie, le dalaï-lama et le Pr Suheïl Bushrui. May Rihani est née dans une famille d’intellectuels...
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