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Culture - Mois De La Francophonie - Concert

Karim Gharbi mélange l’huile, l’eau, le goudron et les fleurs d’oranger...

Incursion ce soir, au Théâtre Montaigne, dans l’univers de la jeune scène musicale belge, avec Karim Gharbi, auteur-compositeur-interprète de chansons à texte pimentées de sonorités diverses et variées.

Pas de « Blues de l’œuf dur » sous le soleil de Beyrouth pour Karim Gharbi ! Photo Michel Sayegh

Vous connaissez, sans doute, la bédé et l’humour belges. Peut-être aussi le théâtre. Certainement les airs les plus connus du répertoire de Brel. Il ne vous reste donc plus qu’à découvrir l’un des groupes de la scène musicale contemporaine du Plat Pays, le «Karim Gharbi et consorts».
Menée par l’auteur-compositeur-interprète du même nom, cette formation – à géométrie variable – privilégie «une chanson qui rime ou... dé-rime, prend des risques, se fait chaotique, narrative, sarcastique, absurde ou décalée. Et se libère de toute forme d’emprisonnement stylistique».
Une chanson qui puise sa matière aussi bien textuelle que sonore et vocale «dans le vécu autobiographique, dans les rencontres, dans le quotidien de l’époque comme dans des situations surréalistes», indique Karim Gharbi, rencontré hier matin à son hôtel, quelques heures à peine après son arrivée à Beyrouth retardée de quelques... 14 heures pour cause d’intempéries.
Et malgré la fatigue d’une nuit blanche passée dans les aéroports, le chanteur belge et son complice, le guitariste Clément Nourry, se montrent extrêmement enthousiastes à l’idée de se produire à Beyrouth. «C’est un honneur d’être au Liban. Dans ce pays qui a vécu tant de choses extraordinaires et douloureuses et qui garde cependant un bouillonnement, une vitalité incroyables. C’est l’impression qu’on en a et pour cette raison on est très curieux de le connaître de plus près.»
Invité à l’initiative de l’ambassade de Belgique et de Wallonie-Bruxelles International, Karim Gharbi qui se produit, dans le cadre du Mois de la francophonie, ce soir, en concert unique, promet pour sa part d’emmener le public libanais dans une exploration musicale et sonore « à la frontière de la langue, de la culture populaire, de la poésie, du chant et du théâtre ». Tout un programme !

« Le cha cha cha du tchat »
Un élargissement d’horizon de la chanson de variété que ce musicien – formé aux Conservatoires classique et jazz de Bruxelles ainsi qu’à l’Académie des beaux-arts en section danse et qui a décroché le 1er prix du concours de la Biennale de la chanson française en 2010 –, a tiré de sa fréquentation de la scène jazz ainsi que des milieux du cinéma, du théâtre et de la comédie musicale bruxellois.
Un melting-pot d’influences et d’expériences qui va donner naissance à ce que Clément Nourry et lui-même définissent comme «une» émulsion «plutôt qu’une fusion de sonorités et de mots. Nous faisons en musique quelque chose qui se rapproche d’un mélange d’huile, d’eau, de goudron, de fleurs d’oranger et de... soleil», affirment-ils en s’esclaffant.
Une définition de leur style à mettre au compte d’une nuit sans sommeil? Peut-être pas. Il suffit de jeter un œil sur la liste de leur discographie pour être convaincu que le spectacle de ces deux-là sort du registre habituel.
Sauf qu’en bon Belge, Karim Gharbi ne manquera pas d’intercaler entre Le cha cha cha du tchat et Le blues de l’œuf dur, deux de ses titres phares, une ou deux chansons du grand Brel.
Bref, un concert qui promet d’être assez ludique et insolite et qui s’adresse aux curieux de 12 à 92 ans.

*Au théâtre Montaigne de l’Institut français, 20h. Entrée libre. Réservation : 01-976001, ext : 115.
Vous connaissez, sans doute, la bédé et l’humour belges. Peut-être aussi le théâtre. Certainement les airs les plus connus du répertoire de Brel. Il ne vous reste donc plus qu’à découvrir l’un des groupes de la scène musicale contemporaine du Plat Pays, le «Karim Gharbi et consorts». Menée par l’auteur-compositeur-interprète du même nom, cette formation – à géométrie variable – privilégie «une chanson qui rime ou... dé-rime, prend des risques, se fait chaotique, narrative, sarcastique, absurde ou décalée. Et se libère de toute forme d’emprisonnement stylistique». Une chanson qui puise sa matière aussi bien textuelle que sonore et vocale «dans le vécu autobiographique, dans les rencontres, dans le quotidien de l’époque comme dans des situations surréalistes», indique Karim Gharbi, rencontré...
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