Aujourd’hui, c’est surtout au niveau politique qu’on parle de crise : crise ministérielle, crise du logement, crise de la main-d’œuvre, crise économique et financière, etc.
Nous sommes tous en période de crise, et pour nous en sortir, il vaut mieux invoquer la bonté divine.
Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, ce qui nous préoccupe le plus, c’est la crise financière, car sans magot, pas de boulot, et avec le gouvernement fantoche qui nous avons, c’est un gros boulet que nous traînons tous.
Dans ce pays de cocagne, nous vivons tous une crise. Le grand problème actuel, c’est la crise ministérielle.
Un président de Conseil toujours sur la brèche et qui, dans sa ville natale, essaie de rabibocher les extrêmes.
Entre Bab el-Tebbaneh et Baal Mohsen, c’est la crise permanente, les pro-Bachar essayant de faire taire les anti-Bachar en leur envoyant de temps en temps des salves pétaradantes, que les nouvelles soient bonnes ou
mauvaises.
Cette ville de Tripoli, en crise permanente, traverse une période difficile, qui a dépassé nos frontières, et seul l’anéantissement de l’une des parties peut calmer les esprits, qui sont pour l’instant en pleine crise de démagogie.
Et dans tous les pays voisins, qu’ils soient proches ou lointains, le printemps essaie de faire oublier les hivers difficiles, mais l’extrémisme a atteint les foules.
Dans le reste du monde, chaque pays a sa part de crise. L’Europe vit une crise financière aiguë, et l’Afrique passe, avec la crise au Mali, des moments difficiles.
Espérons qu’un jour, dans nos régions, nous aurons dépassé notre crise de croissance pour découvrir enfin un climat de paix qui nous permettrait d’être à l’abri de toutes les crises.
Raymond NAHAS


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Raymond, bonjour. Les perchés... sont le problème chez nous, à Tripoli.
13 h 50, le 14 mars 2013