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Nos lecteurs ont la parole

Ne pas désespérer

Dina AOUN YOUNÈS
Non, tous les organismes étatiques ne sont pas corrompus, ni sclérosés.
Oui, il existe encore au Liban des gens qualifiés, honnêtes et serviables au sein de l’administration, au sein de l’État.
Mon histoire est la suivante : celle d’un homme victime d’une grave hémorragie interne, dont l’état nécessitait de toute urgence un médicament qui arrêterait ladite hémorragie, mais qui existe uniquement dans les hôpitaux. De grandes doses étaient nécessaires, mais malheureusement plus aucune dose n’était disponible dans les hôpitaux du pays. Trouver ce médicament était devenu vital. Nous apprenons, au moment où l’heure fatidique approchait, que seul le ministère de la Santé en possédait.
Nous ne nous leurrions pas, sachant pertinemment que sans piston, il est quasiment impossible d’obtenir quoi que ce soit des organismes publics. Or je n’avais même pas le temps d’en trouver un, de piston. Les saignements étaient de plus en plus intenses.
Je me suis donc précipitée, affolée au ministère de la Santé, accompagnée d’une femme médecin. Je suis arrivée au ministère sans espoir aucun. Mais je n’avais plus d’autre choix. Je me suis rendue auprès de Mme Rania Khalil Kayem, conseillère du ministre de la Santé, M. Ali Hassan el-Khalil. Une dame extraordinaire à qui je dois tout mon respect. Cette femme remarquable a été d’une écoute et d’une compréhension à nulle autre pareille. Après avoir écouté mes explications, elle a contacté le ministre qui a tout de suite donné son accord.
Mme Kayem a pris l’initiative et à son entière responsabilité de me fournir les doses, d’une valeur inestimable, nécessaires au traitement (nous parlons ici de centaines de milliers de dollars).
Mme Rania Kayem ne s’est pas contentée de nous assurer le médicament, elle a tenu plus tard à se renseigner sur l’état du malade.
Oui, il existe encore des gens de bien au Liban. Oui, ils font partie des organismes publics. Oui, il existe des personnes avec une conscience morale dans notre pays. Depuis, je regagne espoir dans notre pays.
Le patient est mon mari.

Dina AOUN YOUNÈS
Non, tous les organismes étatiques ne sont pas corrompus, ni sclérosés.Oui, il existe encore au Liban des gens qualifiés, honnêtes et serviables au sein de l’administration, au sein de l’État.Mon histoire est la suivante : celle d’un homme victime d’une grave hémorragie interne, dont l’état nécessitait de toute urgence un médicament qui arrêterait ladite hémorragie, mais qui existe uniquement dans les hôpitaux. De grandes doses étaient nécessaires, mais malheureusement plus aucune dose n’était disponible dans les hôpitaux du pays. Trouver ce médicament était devenu vital. Nous apprenons, au moment où l’heure fatidique approchait, que seul le ministère de la Santé en possédait. Nous ne nous leurrions pas, sachant pertinemment que sans piston, il est quasiment impossible d’obtenir quoi que ce soit...
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