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Économie

... et la Grèce et Chypre se serrent les coudes

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras (à gauche), accueillant le nouveau président conservateur chypriote, Nicos Anastasiades, pour parler de la crise, hier, à Athènes. Aris Messinis/AFP

La Grèce et Chypre ont jeté hier les bases d’une étroite coopération pour s’extraire de la crise financière, alors que la zone euro doit mettre au point en mars un plan de soutien à Nicosie dont les banques ont été plombées par les déboires grecs. « Les évolutions économiques à Chypre nous concernent directement, la Grèce sera toujours aux côtés » de Chypre avec laquelle elle entretient « une relation fraternelle que personne ne doit négliger », a affirmé le Premier ministre grec, Antonis Samaras, à l’issue d’une rencontre à Athènes avec le nouveau président conservateur chypriote, Nicos Anastasiades.
Il a indiqué que la visite de ce dernier, la première à l’étranger après un passage à Bruxelles, visait à mettre en place une « coordination dans le cadre d’une approche commune » pour faire sortir les deux pays, maillons faibles de l’euro, de leurs crises. M. Samaras a mis en exergue l’importance économique pour la Grèce de Chypre, son « quatrième partenaire commercial », où sont réalisés « 27 % du total des investissements grecs à l’étranger ». M. Anastasiades a fait état de discussions « fructueuses » confirmant la « détermination à resserrer la coopération » bilatérale.
La partie chypriote n’a toutefois pas formulé de requête pour que la Grèce prélève sur les 50 milliards d’euros que l’Union européenne et le Fonds monétaire international lui ont débloqué pour recapitaliser ses banques, une partie qui serait destinée au soutien des banques chypriotes. « Il n’y a pas de demande précise de Chypre pour une participation de la Grèce à la recapitalisation des banques chypriotes », a dit le porte-parole du gouvernement grec, Simos Kedikoglou, interrogé sur des articles de presse selon lesquels Nicosie envisage de demander de 2 à 3 mds d’euros à Athènes. « Il y a une coopération étroite entre les deux pays et une détermination à sortir ensemble de la crise », selon lui.
Selon l’agence grecque ANA, une source officielle chypriote a indiqué dimanche après une réunion au ministère des Finances à Athènes que dans l’immédiat, Chypre demandait le « soutien » politique grec pour négocier les modalités de son sauvetage financier. Le quotidien chypriote Phileleftheros a néanmoins indiqué que Nicosie était « sous la pression » de la troïka (UE, FMI et Banque centrale européenne) pour accepter des mesures d’austérité plus sévères, et qu’elle estime que si la Grèce l’aidait à recapitaliser ses banques, elle pourrait résister à la pression.
Cela pourrait être fait en isolant les filiales grecques des banques chypriotes, les filiales pouvant ainsi bénéficier de l’aide accordée à la Grèce. Nicosie a demandé une aide à l’UE, la BCE et le FMI en juin pour l’aider notamment à renflouer ses deux principales banques, plombées par leur exposition à la Grèce. Les discussions, embourbées sous le gouvernement communiste de gauche, ont été relancées par M. Anastasiades.
Chypre estime avoir besoin de quelque 17,5 milliards d’euros, l’équivalent de son PIB, ce qui va mécaniquement gonfler sa dette à des niveaux insoutenables, au-delà de 140 %, selon les estimations.
Selon Phileleftheros, la troïka n’est prête qu’à lui attribuer 10 milliards d’euros, craignant que l’île soit incapable de rembourser un montant plus élevé.
(Source : AFP)
La Grèce et Chypre ont jeté hier les bases d’une étroite coopération pour s’extraire de la crise financière, alors que la zone euro doit mettre au point en mars un plan de soutien à Nicosie dont les banques ont été plombées par les déboires grecs. « Les évolutions économiques à Chypre nous concernent directement, la Grèce sera toujours aux côtés » de Chypre avec laquelle elle entretient « une relation fraternelle que personne ne doit négliger », a affirmé le Premier ministre grec, Antonis Samaras, à l’issue d’une rencontre à Athènes avec le nouveau président conservateur chypriote, Nicos Anastasiades.Il a indiqué que la visite de ce dernier, la première à l’étranger après un passage à Bruxelles, visait à mettre en place une « coordination dans le cadre d’une approche commune » pour...
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