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Liban

Gemayel sceptique

Dans une interview à la chaîne al-Jazira, l’ancien président de la République Amine Gemayel a affirmé que le projet orthodoxe « a été mis de côté ». « Pour le moment, nous nous concentrons sur le compromis », a-t-il dit, faisant état de contacts intensifs entre un certain nombre de leaders politiques pour parvenir à des dénominateurs communs et une loi électorale qui serait à la fois représentative de toutes les composantes de la société et de nature à consolider la cohésion nationale.
M. Gemayel s’est toutefois montré sceptique à cet égard, soulignant d’abord que « le diable réside dans les détails », puis affirmant qu’il « apparaît de plus en plus clairement qu’il est impossible de parvenir à un consensus sur une loi électorale autre que le projet orthodoxe ».
« Que ceux qui considèrent que ce projet est une hérésie nous proposent une loi susceptible d’être avalisée à la Chambre. On ne peut pas faire échec à tous les projets et puis dire que cette proposition-là est une hérésie », a-t-il lancé.
Interrogé sur la position du chef de l’État, Michel Sleiman, à l’égard du projet « orthodoxe », le chef des Kataëb a répondu : « Nous respectons la position du président de la République et nous l’apprécions, mais il n’entre pas dans ses prérogatives de dire si ce projet est conforme à la Constitution ou pas. Cela revient au Conseil constitutionnel de le faire (si le projet est adopté par la Chambre). »
Dans les rangs joumblattistes, le ministre des Travaux publics, Ghazi Aridi, s’est montré encore plus prosaïquement sceptique que M. Gemayel. « Jusqu’ici, nous ne sommes parvenus à aucune formule consensuelle en matière de loi électorale », a déclaré M. Aridi à la radio.
Pour lui, l’important c’est que toutes les parties s’engagent à ce que les élections se déroulent dans les délais « par souci de la réputation et des intérêts du Liban ». Mais un report d’un mois ou de deux pour des raisons techniques « ne poserait pas de problème », selon lui.

 

 

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