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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Un appel à nos politiciens

Le Liban d’avant 1975 était surnommé la Suisse de l’Orient. Que le Phénix renaisse de ses cendres, plus fort et plus beau que jamais! Ayez le courage d’être des hommes d’État, soyez des bâtisseurs. Ayez le courage d’arrêter votre descente en enfer ! Prenez le temps de réfléchir à des solutions hors du cadre actuel, neutralité, fédération. Neutralité aux niveaux militaire et politique et laïcité au niveau gouvernemental (prenez l’exemple de la Suisse et du Canada). Ce n’est pas parfait, mais ça fonctionne.
Maintenez les mohafazats et fédérez-les, chaque mohafazat avec son gouvernement local et un gouvernement central pour régir les intérêts de tout le pays, dont une armée nationale forte.

Nicole SCHOUÉRI ABOUHALKA

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L’implantation de réfugiés

Vrai ou faux, en l’absence de statistiques sérieuses, le nombre de réfugiés syriens qui affluent chaque jour constitue un fléau dangereux. Choquant est ce grand nombre de cireurs de chaussures aux quatre coins de la capitale et qui insistent pour gagner leur pain quotidien. Sans oublier les mendiants, les handicapés et les vendeurs de jouets de tous âges qui défient le froid pour gagner de quoi survivre. Et que dire des ouvriers des chantiers qui ne viennent désormais qu’accompagnés de leurs nombreuses familles. Tout Libanais a le droit de s’interroger sur ce que font nos responsables alors que certains centres de villégiature sont pris d’assaut. Que fera ce Syrien dans un ou deux mois s’il n’a plus les moyens de subsister? Messieurs les Ministres et Députés, mettez de côté vos conflits, vos rêves et arrêtez vos discussions sur le sexe des anges. Ni le 8 ni le 14 Mars ne vivront un printemps heureux car d’ici là on n’aura plus de réfugiés terrifiés, mais des Libanais terrifiés.

Antoine SABBAGHA

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Nos ghettos à nous

Dans les années soixante, alors étudiante en sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth, je fus chargée par le professeur Batatu de présenter une étude sur les partis politiques au Liban. Ne trouvant que peu de références écrites sur le sujet, je me tournai vers mon père, autodidacte, homme d affaires, industriel ayant des penchants destouriens, qui me répondit:
«Ma fille, notre pays est guidé non pas par des partis, mais par les confessions et les puissances protectrices. Le reste n’est que folklore.»
Cinquante années plus tard, cette loi dite orthodoxe sur le point d’être votée, après des décennies de guerre civile, une révolution du Cèdre et un printemps arabe qui a mis le monde qui nous entoure en ébullition et à défaut de protecteurs, il ne nous reste que les confessions pour nous emprisonner éternellement dans nos ghettos.

Dolly TALHAMÉ

Un appel à nos politiciensLe Liban d’avant 1975 était surnommé la Suisse de l’Orient. Que le Phénix renaisse de ses cendres, plus fort et plus beau que jamais! Ayez le courage d’être des hommes d’État, soyez des bâtisseurs. Ayez le courage d’arrêter votre descente en enfer ! Prenez le temps de réfléchir à des solutions hors du cadre actuel, neutralité, fédération. Neutralité aux niveaux militaire et politique et laïcité au niveau gouvernemental (prenez l’exemple de la Suisse et du Canada). Ce n’est pas parfait, mais ça fonctionne.Maintenez les mohafazats et fédérez-les, chaque mohafazat avec son gouvernement local et un gouvernement central pour régir les intérêts de tout le pays, dont une armée nationale forte.Nicole SCHOUÉRI ABOUHALKA* * *

L’implantation de réfugiés Vrai ou faux, en...
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