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Nos lecteurs ont la parole

Casablanca et nous

Joe ACOURY
Nous cherchons tous une terre d’accueil, un lieu pour arrêter le temps, ne rien faire de précis, laisser nos pensées folâtrer sur les rives d’un instant, même banal.
Fatigués d’utiliser inlassablement le raisonnement logique, on peut être tenté de lâcher prise pour un temps et laisser les sens guider nos pas, et:
– observer, sans chercher à comprendre, interpréter ou déduire, mais permettre au regard de balayer des yeux l’image en suivant la direction du mouvement, du paysage observé;
– écouter les bruits, la parole, jusqu’à l’écho, sans chercher plus que la sonorité et l’intonation mélodique;
– humer les senteurs jusqu’à les suivre, goûter aux saveurs en captant l’élément, ses nuances, sans se soucier de connaître le produit, sa composition et la recette;
– laisser l’air caresser la peau, le toucher de la main, du baiser, en prenant le temps d’établir le contact et le ressentir bien après.
Cinq jours sur sept au moins, la course pompe le corps, le mental et l’émotionnel.
Le week-end paraît comme une pression, une autre forme de routine programmée pour réussir des vacances à tout prix.
Quand on perd le souffle, on s’arrête, les besoins élémentaires des sens cognent souvent à notre porte pour rappeler qu’on a besoin de respecter l’évidente détente de notre organisme comme condition nécessaire pour rebondir et reprendre la vie stressante que nous menons.
Dans la dernière scène du film-culte Casablanca, mis à part le lieu historique de passage vers des rivages de paix, il y a aussi et surtout une terre où se retrouvent les urgences du bon sens, celles de l’amitié, de l’amour et de la liberté.

Joe ACOURY
Nous cherchons tous une terre d’accueil, un lieu pour arrêter le temps, ne rien faire de précis, laisser nos pensées folâtrer sur les rives d’un instant, même banal.Fatigués d’utiliser inlassablement le raisonnement logique, on peut être tenté de lâcher prise pour un temps et laisser les sens guider nos pas, et:– observer, sans chercher à comprendre, interpréter ou déduire, mais permettre au regard de balayer des yeux l’image en suivant la direction du mouvement, du paysage observé;– écouter les bruits, la parole, jusqu’à l’écho, sans chercher plus que la sonorité et l’intonation mélodique;– humer les senteurs jusqu’à les suivre, goûter aux saveurs en captant l’élément, ses nuances, sans se soucier de connaître le produit, sa composition et la recette;– laisser l’air caresser la peau, le...
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