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À La Une - Vatican

Avant le conclave, les cardinaux déblaient le terrain

"Nous voulons avoir connaissance de ce qui se vit dans le Vatican".

Lundi matin, 142 des 209 cardinaux convoqués pour les "congrégations" de préparation au conclave étaient présents au Vatican. AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

Quatre jours après la démission historique du pape Benoît XVI, les cardinaux ont réclamé lundi des explications franches sur le fonctionnement de l'Eglise, lors de rencontres au Vatican destinées à préparer le prochain conclave et repérer les "papabili".


"Nous voulons avoir connaissance de ce qui se vit dans le Vatican, dans l'ensemble de l'organisation centrale de l'Eglise qui a été un peu chahutée ces temps derniers", a déclaré à quelques journalistes le cardinal français Philippe Barbarin, en sortant de la première session lundi matin.
"Si nous voulons prendre les bonnes décisions, je suis certain que nous devons avoir quelques informations à ce sujet", a renchéri le cardinal sud-africain Wilfrid Napier, à propos du scandale VatiLeaks qui a révélé intrigues et graves tensions au sein de la Curie romaine.


Le cardinal archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois est allé dans le même sens. "Je pense que nous sommes là pour la semaine et quelques jours de la semaine prochaine. Nous prendrons tout le temps qu'il faut pour déterminer de quelle sorte de pape nous avons besoin. J'aimerais qu'il soit polyglotte, homme de foi, de dialogue. Il pourrait être jeune mais pas obligatoirement. Le nouveau pape aura nécessairement à affronter les problèmes dans la Curie", a déclaré le prélat français.

Très respecté pour son message religieux et sa cohérence, Benoît XVI se voit en revanche reprocher de n'avoir su réformer le gouvernement central de l'Eglise.

 

(Lire aussi : Entre contestation interne et enjeux mondiaux, les défis du prochain pape)

 


"Beaucoup de bruit pour rien"

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a, pour sa part, indiqué qu'il n'y aurait pas de discussion générale à propos de Vatileaks, ajoutant toutefois que les cardinaux, venus du monde entier, pouvaient demander à leurs collègues "toutes les informations qu'ils jugent nécessaire".


Les turbulences au Vatican, et, récemment, les spéculations sur un prétendu "lobby gay", sont mal perçues par les cardinaux venus d'ailleurs. Selon eux, elles déforment l'image d'une Eglise, à maints égards dynamique et courageuse, confrontée à des problèmes de survie.
Pour le cardinal espagnol Carlo Amigo Vallejo, "Vatileaks, c'est beaucoup de bruit pour rien, des problèmes d'organisation, de perfectionnement de la structure". Les chrétiens d'Afrique "ne se préoccupent pas beaucoup des petits problèmes de notre vie interne et de notre organisation", a-t-il dit, un peu amer.


Mgr Barbarin a d'ailleurs insisté sur le fait que les cardinaux devaient aussi avoir "un regard sur l'Eglise universelle". "Nous avons envie et besoin d'avoir un regard sur l'Eglise en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique.... Ca nous fait pas mal de travail pour les jours à venir!"

 

(Lire aussi: Mexique : le fabricant de chaussures de Ratzinger prépare un cadeau au Pape émérite)


Les 207 cardinaux, électeurs (moins de 80 ans) ou non, ont été convoqués par le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré collège, pour ces "congrégations" de préparation au conclave. Lundi matin, 142 d'entre-eux étaient présents, dont 103 (sur 115) électeurs, a précisé le porte-parole du Vatican.

Quelques-uns, trop âgés ou malades, se sont excusés. La date très attendue du Conclave ne pourra être connue (à l'issue d'un vote à la majorité absolue) que lorsque tous les électeurs seront présents.

 

"Des comportements déplacés"
Parmi les absents, l'ancien primat d'Ecosse, Keith O'Brien, a admis dimanche avoir eu des "comportements déplacés" à l'égard de jeunes prêtres de son diocèse, après que sa démission eut été acceptée par Benoît XVI la semaine dernière. Cet aveu met crûment en lumière le malaise sur les moeurs au sein de l'Eglise, dont les préceptes de chasteté et de pureté ne sont pas toujours observés par ses membres.
Une clarification sur ces sujets, ainsi que le dossier brûlant des cardinaux -dont certains présents aux congrégations- accusés d'avoir protégé des prêtres pédophiles, devraient intervenir.

 

Pendant ses huit ans de pontificat, Benoît XVI a congédié des dizaines d'évêques infidèles à leurs voeux.

Le grave scandale de pédophilie dont l'ampleur a été révélée sous Benoît XVI "doit continuer à être traité : c'est une conviction, non seulement pour s'assurer qu'il ne réapparaît pas, mais aussi parce qu'il y a encore des victimes qui sont blessées, et le prochain pape doit en être conscient", a dit le cardinal américain Francis George.


Pour 67 électeurs, il s'agit là du premier conclave. Le feu vert pourrait être donné rapidement à l'aménagement et à l'installation de la fameuse cheminée par laquelle une fumée blanche indiquera urbi et orbi l'élection du 266ème pape.


(Repère :Qui succèdera à Benoit XVI : quelques candidats potentiels)


Pour trouver le pape pasteur, spirituel, garant de la tradition et à poigne, le choix paraît très ouvert et la délibération peut être longue : il n'y a pas de favori unique.
Les noms de "papabili" les plus cités sont ceux de l'Italien Angelo Scola, l'Autrichien Christoph Schönborn, le Hongrois Peter Erdö, l'Américain Sean O'Malley, le Québécois Marc Ouellet, le Brésilien Odilo Scherer, le Ghanéen Peter Turkson et le Philippin Luis Antonio Tagle. Numériquement et psychologiquement, les chances d'un Occidental sont plus fortes qu'un candidat du Sud, qui même talentueux, serait moins connu.

 

Lors de leur première "congrégation", les cardinaux ont prêté serment sur l'Evangile de tenir secret tout ce qui concerne l'élection du pape, et décidé d'adresser au pape émérite Benoît XVI un message pour exprimer "leur gratitude".

Lundi après-midi au Vatican, descendant de voitures avec chauffeur, de taxis, de minibus ou à pied, les princes de l'Eglise, portant ceinture et calotte rouges, se montraient peu diserts. "Priez pour nous", a lancé aux journalistes le cardinal Ouellet.

 

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"Nous voulons avoir connaissance de ce qui se vit dans le Vatican, dans l'ensemble de l'organisation centrale de l'Eglise qui a été un peu chahutée ces temps derniers", a déclaré à quelques journalistes le cardinal français Philippe Barbarin, en sortant de la première session lundi matin."Si nous voulons prendre les bonnes décisions, je suis certain que nous devons avoir quelques informations à ce sujet", a renchéri le cardinal sud-africain Wilfrid Napier, à propos du scandale VatiLeaks qui a révélé intrigues et graves tensions au sein de la Curie romaine.
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commentaires (3)

Vous savez quoi?Ils sont dans la merde...certains pensaient s'en sortir par la bande...passer à travers les mailles du filet mis en place par Benoît XVI...mettre à profit sa fatigue et son vieillissement ....et Benoît XVI leur a joué un sacré tour...ils pensaient quand même pas que tout allait redevenir "comme avant"...?!Moi,j'ai confiance...l'Esprit-Saint va remettre un peu d'ordre dans tout çà...il nous faudrait un Pape avec des cojones,un battant qui a l'habitude des situations conflictuelles....qui n' a pas peur de faire le coup de poing...un vrai abadaye...pas une taffiole...je pense à quelqu'un...pas vous?

GEDEON Christian

20 h 28, le 04 mars 2013

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Commentaires (3)

  • Vous savez quoi?Ils sont dans la merde...certains pensaient s'en sortir par la bande...passer à travers les mailles du filet mis en place par Benoît XVI...mettre à profit sa fatigue et son vieillissement ....et Benoît XVI leur a joué un sacré tour...ils pensaient quand même pas que tout allait redevenir "comme avant"...?!Moi,j'ai confiance...l'Esprit-Saint va remettre un peu d'ordre dans tout çà...il nous faudrait un Pape avec des cojones,un battant qui a l'habitude des situations conflictuelles....qui n' a pas peur de faire le coup de poing...un vrai abadaye...pas une taffiole...je pense à quelqu'un...pas vous?

    GEDEON Christian

    20 h 28, le 04 mars 2013

  • Ô Rage ! Ô Désespoir ! Ô CLAVIER ENNEMI ! Prière lire : écclésiastiques. Merci.

    SAKR LEBNAN

    17 h 34, le 04 mars 2013

  • Et pourquoi les Cardinaux, Patriarches, et autres ecclésistiques ne peuvent pas se marier et avoir chacun sa Cardinale ? Peut-on blâmer un être humain s'il se laisse emporter par sa nature humaine ?

    SAKR LEBNAN

    17 h 15, le 04 mars 2013

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