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Moyen Orient et Monde

Fin de la campagne électorale dans l’incertitude

Les principaux leaders italiens clôturaient hier leur campagne pour les législatives de dimanche et lundi, un scrutin qui pourrait se terminer sans une majorité parlementaire en mesure d’assurer un gouvernement stable à l’un des pays les plus endettés de la zone euro. Les derniers meetings se sont succédé toute la journée à Rome, Naples ou Florence, entrecoupés d’interviews aux télés et radios, avant le début du « silence électoral », hier à 23h00 GMT, quand il n’a plus été possible de faire campagne. De bon matin déjà, les chefs des principales coalitions ont multiplié les échanges d’amabilité.
« Silvio Berlusconi n’arrive pas à faire la distinction dans sa tête entre la vérité et le mensonge », a ainsi lancé Pier Luigi Bersani, le chef du centre-gauche donné victorieux lundi soir, selon les derniers sondages disponibles.
Du côté des sondages, les plus récents voient la gauche de M. Bersani en tête avec près de 34 %, suivie par la coalition de droite de Silvio Berlusconi, créditée d’environ 30 %. Beppe Grillo et M5S obtiendraient aux alentours de 17 %, tandis que la coalition centriste de Mario Monti tourne autour de 10-12 %. « Il y a encore 10 % de vrais indécis qui se décideront à la dernière minute en fonction de la télévision ou du conseil d’un ami, en plus des 20 % qui s’abstiendront de voter », a indiqué Renato Mannheimer, expert en sondages. Les inquiétudes des partis ainsi que celles de la communauté internationale quant à un risque d’ingouvernabilité de la troisième économie de la zone euro sont liées à la spécificité de la loi électorale. Car elle donne la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés à la coalition arrivant en tête, ne serait-ce que d’une voix, tandis que la prime à la majorité au Sénat est attribuée au niveau de chacune des 20 régions, rendant incertaine toute prévision sur la composition finale de la Chambre haute. M. Mannheimer table sur une victoire de la gauche à la Chambre des députés, mais au Sénat, la situation est imprévisible et dépendra surtout des scores des uns et des autres en Lombardie, Sicile, Campanie et Vénétie. Enfin, selon de nombreux politologues, M. Bersani pourrait, en cas d’absence de majorité claire au Sénat, conclure une alliance postélectorale avec M. Monti.
Les principaux leaders italiens clôturaient hier leur campagne pour les législatives de dimanche et lundi, un scrutin qui pourrait se terminer sans une majorité parlementaire en mesure d’assurer un gouvernement stable à l’un des pays les plus endettés de la zone euro. Les derniers meetings se sont succédé toute la journée à Rome, Naples ou Florence, entrecoupés d’interviews aux télés et radios, avant le début du « silence électoral », hier à 23h00 GMT, quand il n’a plus été possible de faire campagne. De bon matin déjà, les chefs des principales coalitions ont multiplié les échanges d’amabilité.« Silvio Berlusconi n’arrive pas à faire la distinction dans sa tête entre la vérité et le mensonge », a ainsi lancé Pier Luigi Bersani, le chef du centre-gauche donné victorieux lundi soir, selon...
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