De grâce, avant un drame !
Que de requêtes à présenter au ministère de l’Intérieur ! Mais celle-ci est évidente et simple à appliquer.
Au vu de toutes ces grues qui fleurissent sur les chantiers de la capitale et du pays en général, et dont nous ignorons à quelles règlementations elles obéissent et comment elles sont contrôlées, je réclame très fermement une résolution toute simple à appliquer en attendant une loi stricte régissant l’utilisation de ces grues ornées de gros blocs de béton, laissées à elles-mêmes par vents et tempêtes. Une fois clos le chantier pour la journée, il faut exiger que la grue soit entreposée sur le terrain du chantier et interdire fermement qu’elle reste suspendue au-dessus des rues, routes et jardins où des centaines de personnes passent à pied ou en voiture. Une amende aux contrevenants serait tellement facile à percevoir.
Monsieur le Ministre, un homme averti en vaut deux !
Semaan BOUBESS
Inadmissible
Á l’heure où les examens trimestriels se déroulent dans notre université, grande fut notre surprise de voir les partisans de Georges Ibrahim Abdallah manifester devant l’ambassade de France à Beyrouth après l’annonce du report de la libération de l’activiste libanais par la justice française, perturbant ainsi une ambiance où la concentration pour bien réussir toutes les épreuves est un devoir. Choquant aussi de voir certains étudiants, délaissant leurs obligations, se joindre aux manifestants en moutons de Panurge, dans un suivisme aveugle. Ce mouvement paraissant devoir durer, les forces de l’ordre semblent elles aussi impuissantes, même pour faire baisser le son des musiques ou baisser d’un cran cette tension qui règne aux alentours de l’USJ . De grâce, Messieurs, essayez de maintenir ces manifs loin des centres d’études, car il est inadmissible de poursuivre ses études dans un tel climat de guerre.
Rosy A. SABBAGHA
À mon village
On dit que la nostalgie est une blessure qui ne cicatrise pas. Pour moi, ta blessure est une brèche de vie. Je te contemple de loin craquant ton corset vert pour faire sortir la princesse d’autrefois en déambulant dans un bassin de joie ultime.
Ce sentiment de nostalgie fait resurgir mes rires les plus fous que j’ai laissés coucher dans l’herbe.
Pour moi ton nom est une équation magique, c’est une combinaison d’amour, d’humour, de folie et surtout de ruses transparents et enfantins.
Pour moi ton nom est un goût de cendre mystérieux, il est un bastion au moment des défaillances.
Excuse-moi, Dubaï, malgré la beauté de tes places prestigieuses, moi je préfère la modestie à ton opulence, je préfère le doux pays de mon enfance et la bonne odeur de notre terre aux odeurs des parfums menteurs.
À toi ma majesté, ma puissance et gloire, à toi mon prélat, ma chère branche de pin, ma chère brindille de paradis ; je te confie tous mes secrets les plus profonds et je te supplie de rester splendide et généreux. Plus de mal que de peur, je suis passionné à reprendre ton nom partout parce que c’est la seule lueur qui instruit un chemin ténébreux où le sarrasin écrase le blé de vie.
Mon village j’ai mal de toi, mais je suis à l’aise ; pour moi tu es le tout et c’est ça qui m’apaise !
Nour HANNA
Nos lois et le confessionnalisme
On devrait pour pouvoir les accepter comprendre les raisons derrière le refus de modifier certaines lois, pour plus de précision celle de la transmission par la mère libanaise de la nationalité à ses enfants et celle de l’instauration du mariage civil.
Les deux paraît-il présenteraient un danger pour l’équilibre confessionnel, qui est la pierre angulaire de notre Constitution. Mais aucune étude n’a jamais été faite pour préciser au citoyen les aléas de ces changements. Pourquoi le président Sleiman, en donnant un avis favorable au mariage civil, n’aurait pas perçu le même danger qu’y trouve le Premier ministre Mikati ? À la veille des élections législatives, ne serait-il pas judicieux pour les candidats de présenter, dans leur programme, leur position sur ces deux lois qui, si elles étaient votées, pourraient rendre le visage politique du Liban moins entravé par les appartenances confessionnelles ?
Dolly TALHAMÉ
Idées noires
Lueur d’espoir... À la lecture des nouvelles du matin, il y découvre joyeusement la seule chose intelligente qu’il ait entendue depuis des lustres dans cette république bananière. À savoir la remise sur le tapis du mariage civil. Ses espoirs sont malheureusement rapidement douchés car une pléthore d’hommes de religion, pour une fois d’accord entre eux, s’y opposent. Religion, pardon, porte-monnaie oblige. À l’opposé, une loi absurde dans tout pays normal et moderne se profile à l’horizon : que chacune des multiples sectes religieuses peuplant par mégarde ce pays de fous vote pour ses propres représentants. Cette fois-ci, c’est Moyen Âge oblige. Il ne manque plus que l’Inquisition pour parfaire le tableau. À la page suivante, un aounophile insulte publiquement un aounophobe, qui lui répond dans un langage non moins fleuri. Dire que ça vole bas ou que ça rampe serait faire trop d’honneur à ces bipèdes décérébrés. Ça creuse sous terre et en marche arrière de surcroît. Entre-temps, électricité que dalle, corruption monnaie courante, rues transformées en rivières, tourisme en berne, commerces en faillite, chômage en hausse libre et vertigineuse, barbus fous de Dieu en liberté qui s’étripent au Nord au bazooka, et d’autres armés jusqu’aux dents dans leur mini-État dans l’État (mais quel État ?)parlent de complot et d’un concept obscur qui répond au doux nom de « moumanaa ». Déprimé, il sort affronter les embouteillages réguliers, les insultes, les flics incompétents. Il regrette de n’avoir pas un flingue pour descendre et commencer à tirer dans le tas. Dire que s’il était né 200 kilomètres plus à l’ouest ou plus au sud, il aurait été citoyen d’un pays civilisé. Oui, le monde est mal fait et tous les hommes naissent égaux ? La bonne blague !
Jo HADDAD
Pourquoi ?
Pourquoi les Libanais doivent-ils toujours vivre dans le noir ? Pourquoi doivent-ils accepter ce qui est flou, grisâtre, incompris ? Nous vivons toujours avec des points d’interrogation. Il n’y a jamais de réponses. Et le peuple ne peut décider de lui-même d’une chose ou d’un drame qu’en fonction de ce que disent les politiques, et chacun dans son camp. Il y a eu plusieurs flottements dans le temps, mais aujourd’hui ce qui prime c’est l’histoire de Ersal. Je comprends que les politiques soient dépendants d’une élection (président de la République, député ou ministre), mais quand ça concerne les militaires, les faits sont là, surtout qu’il y a des survivants du massacre. Pourquoi, après plus d’une semaine, n’y a-t-il pas encore de déclarations officielles militaires ? Pourquoi les faits ne sont-ils pas clairs et prêtent à interprétation ? Pourquoi laisser les politiques, chacun à sa guise, raconter ce qui lui convient ? Laissez le peuple décider de lui-même en lui disant pour une fois ce qui s’est passé, en oubliant les religions et les rites. En politique, chaque partie attaque l’autre (et chacun avec des preuves et des recours à la justice). Mais cela ne mène à rien. Mais s’agissant de l’armée, cela devient dangereux et peut mener à ce qui est irréversible. Exigeons la vérité et pas des voix pour les élections.
Elsie el-KHOURY
Que de requêtes à présenter au ministère de l’Intérieur ! Mais celle-ci est évidente et simple à appliquer.Au vu de toutes ces grues qui fleurissent sur les chantiers de la capitale et du pays en général, et dont nous ignorons à quelles règlementations elles obéissent et comment elles sont contrôlées, je réclame très fermement une résolution toute simple à appliquer en attendant une loi stricte régissant l’utilisation de ces grues ornées de gros blocs de béton, laissées à elles-mêmes par vents et tempêtes. Une fois clos le chantier pour la journée, il faut exiger que la grue soit entreposée sur le terrain du chantier et interdire fermement qu’elle reste suspendue au-dessus des rues, routes et jardins où des centaines de personnes passent à pied ou en voiture. Une amende...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef