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Culture - Initiative

La Fondation Maeght à la découverte de collections et d’artistes méconnus

La Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence expose la riche collection d’un médecin niçois, confirmant sa nouvelle volonté de mettre à l’honneur chaque année les choix d’un passionné d’art et de faire découvrir des artistes contemporains méconnus du grand public.

Bernard Massini chez lui parmi ses œuvres.

La Fondation Marguerite et Aimé Maeght, créée en 1964 par un couple de galeristes et collectionneurs passionnés, possède l’une des plus importantes collections en Europe de peintures et sculptures du XXe siècle (Bonnard, Braque, Calder, Chagall, Giacometti, Léger, Miro...), mais également d’artistes contemporains. Elle souhaite s’inscrire pleinement dans sa vocation de présenter l’art moderne et contemporain.
La collection privée du neurochirurgien niçois Bernard Massini – présentée jusqu’au 17 mars dans l’écrin de Saint-Paul-de-Vence – constitue «l’une des grandes collections qui se sont créées en régions, à la dimension esthétique et éthique», souligne Olivier Kaeppelin, qui a entamé sa deuxième année à la direction de la fondation où il souhaite insuffler un rajeunissement dans l’ouverture à la création.
«Essentiellement figurative, elle est composée à 70% d’artistes français, un condensé historique des quarante dernières années de création, encore peu visible à l’international», regrette Olivier Kaeppelin. Il constate aussi que les grands collectionneurs sont davantage célébrés à l’étranger, notamment en Allemagne.
En 2012, la fondation avait déjà prêté ses prestigieux murs au collectionneur italien d’art contemporain Giuliano Gori, qui a peuplé le parc de sa «Villa Celle» en Toscane avec d’étonnantes «installations» en pleine nature construites avec des artistes hébergés sur place.
Pour Adrien Maeght, fils des fondateurs, l’aventure d’une collection illustre un «lien très particulier entre un individu et des artistes à travers leurs œuvres».
Le collectionneur Bernard Massini a acheté sa première œuvre à l’âge de 20 ans, une nature morte d’Émile Marzé avec deux pommes flottant dans l’espace qui provoqua chez lui «un choc esthétique». À 59 ans, il a amassé 450 œuvres dont une sélection réalisée par 36 artistes est exposée.
«L’acquisition s’est faite en plusieurs étapes: au départ avec beaucoup d’émotion, petit à petit avec beaucoup de réflexion, l’un n’excluant pas l’autre. J’ai constitué une collection qui s’oriente aujourd’hui vers un groupe d’artistes», retrace-t-il. «Les collectionneurs ont trop tendance à ramener l’art à une valeur marchande, cela m’exaspère au plus haut point!», confie-t-il.
«Inscrire ces artistes que j’aime dans l’histoire de la fondation est un moment important de ma vie», savoure M. Massini, qui a «fait ses premiers pas dans l’art» à la Fondation Maeght.
«Je suis un collectionneur heureux, même si les thèmes abordés sont durs», précise ce médecin, en interprétant avec modestie le sens caché de ses tableaux.
Ils parlent de manière détournée des guerres au Rwanda ou en ex-Yougoslavie (avec des œuvres monumentales puissantes d’Asan Smati, Marc Desgrandchamp ou Ronald Ophuis), abordent des thèmes comme la fragilité du bonheur, l’identité humaine, le désir, le silence, l’attente (à travers des artistes comme Djamel Tatah, Leon Golub, William Wegman, George Condo, Alun Williams, Stéphane Pencréac’h, Denis Castellas, Gérard Garouste).
En 2013, la Fondation Maeght exposera l’artiste allemande qui vit en France Gloria Friedmann (20 mars au 16 juin) et le Français Djamel Tatah (12 octobre au 5 janvier). Nés dans les années 50, résolument contemporains, leur programmation contraste avec des expositions monographiques récentes de la fondation consacrées à des monuments de l’histoire de l’art comme Hans Hartung (2008), Miro (2009) ou Giacometti (2010).
L’exposition estivale, entourée d’un nuage de secret par l’homme de lettres et éphémère pilote du nouveau Palais de Tokyo Olivier Kaeppelin, aura pour commissaire son allié le philosophe Bernard-Henri Lévy. Celui-ci est missionné pour aborder le rapport entre philosophie et peinture, et sélectionne depuis des mois des œuvres qu’il commentera individuellement dans un catalogue («Les formes de la pensée – Peinture et philosophie: un récit» se dévoilera du 29 juin au 6 octobre).
La Fondation Marguerite et Aimé Maeght, créée en 1964 par un couple de galeristes et collectionneurs passionnés, possède l’une des plus importantes collections en Europe de peintures et sculptures du XXe siècle (Bonnard, Braque, Calder, Chagall, Giacometti, Léger, Miro...), mais également d’artistes contemporains. Elle souhaite s’inscrire pleinement dans sa vocation de présenter l’art moderne et contemporain.La collection privée du neurochirurgien niçois Bernard Massini – présentée jusqu’au 17 mars dans l’écrin de Saint-Paul-de-Vence – constitue «l’une des grandes collections qui se sont créées en régions, à la dimension esthétique et éthique», souligne Olivier Kaeppelin, qui a entamé sa deuxième année à la direction de la fondation où il souhaite insuffler un rajeunissement dans l’ouverture...
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