« Ce sont l’équilibre socio-économique et les réseaux de solidarité à Nahr el-Bared qui doivent être rétablis », a indiqué l’ambassadeur d’Italie.
La cérémonie s’est déroulée en présence du président du comité du dialogue libano-palestinien, Khaldoun Charif, et du représentant de l’ambassade de Palestine, Marwan Abdelaal.
Le centre a été réhabilité dans le cadre d’un projet financé par le ministère italien des Affaires étrangères et l’organisation Terre des hommes-Italie. Il avait été partiellement détruit en 2007.
Dans leurs discours respectifs, Mme Desmor et M. Morabito ont tous deux exprimé leur inquiétude, « face à la crise en Syrie », en allusion au flux croissant de réfugiés palestiniens qui fuient la guerre en Syrie. « Les réfugiés palestiniens feront toujours partie des priorités de la coopération italienne », a ajouté le diplomate italien, qui a expliqué que la reconstruction du camp de Nahr el-Bared, à laquelle son pays avait pris part, « ne s’était pas limitée au volet matériel ». « Ce sont l’équilibre socio-économique et les réseaux de solidarité qui doivent être rétablis », a-t-il insisté. Tout en relevant que cette approche est beaucoup plus compliquée que le développement de l’infrastructure, il a mis l’accent sur son importance pour l’avenir.
Pour ce qui est du dossier des réfugiés palestiniens de Syrie, M. Morabito a dit avoir été « choqué par la difficulté des conditions dans lesquelles ils vivent au camp de Chatila, mais aussi en admiration devant l’accueil que les habitants locaux leur réservent ».
M. Chérif a ensuite expliqué que le centre s’adresse également aux communautés locales des camps de Aïn el-Héloué et de Rachidiyé. Un de ses avantages, a-t-il dit, est de consolider le programme pédagogique de l’Unrwa.
Quant au représentant de l’ambassadeur palestinien, il a exposé les problèmes auxquels les habitants du camp de Nahr el-Bared sont confrontés.
Les enfants à besoins spéciaux
Dans un autre registre pédagogique, une cérémonie a été organisée au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur en présence du ministre Hassan Diab et de la première secrétaire près l’ambassade d’Italie, Palma D’Ambrosio, représentant M. Morabito, pour le lancement du projet d’intégration des enfants à besoins spéciaux dans les écoles primaires.
Des représentants des écoles concernées ainsi que d’associations s’occupant de personnes handicapées étaient également présents à la cérémonie.
Le projet est mis en place par l’ONG italienne Gruppo di volontariato, grâce à un don de 700 000 euros du ministère italien des Affaires étrangères, à travers le bureau de coopération italienne à Beyrouth.
Dans son discours, Mme D’Ambrosio a indiqué que la coopération italienne tend à soutenir l’intégration des personnes ayant un handicap dans tous les domaines, rappelant les initiatives prises dans ce contexte, comme la publication d’un supplément mensuel d’an-Nahar en braille ou la mise en place de cours de journalisme pour des non-voyants.

