Le taux d’intérêt dit «jarr», expression libanaise pouvant se traduire par « taux d’intérêt à effet d’entraînement », est pratiqué aujourd’hui au Liban à grande échelle sur certains prêts consentis par les banques aux individus (achat de voitures, esthétique, ou de simples prêts individuels, et la liste n’est pas exhaustive). Ce taux « jarr » est cependant bien différent du taux d’intérêt véritable sous-jacent à ce genre de prêts. Expliquons, sur un cas pris au hasard parmi les nombreuses publicités que j’ai récemment vues, entendues ou lues dans les médias : un prêt de 14 000 dollars remboursable à raison de 320 dollars par mois sur 5 ans. Le client réglera donc en tout 320$ x 60 mois = 19200$, ce qui fait un intérêt total de 19 200 – 14 000 = 5 200$, soit 37,14 % du capital prêté. L’intérêt annuel dit « jarr » annoncé par la banque prêteuse est donc 37,14 % / 5 ans = 7,43 %. Ce taux de 7,43 % serait vrai si le client remboursait l’intérêt annuel (14 000$ x 7,43 % = 1040$) à la fin de chacune des 4 premières années, et enfin ce même intérêt majoré du principal (14 000+1 040 = 15 040$) à la fin de la cinquième année. Or ceci n’est nullement le cas, puisqu’il devra payer 320$ tous les mois durant 5 ans. Le véritable coût financier de cet emprunt s’obtient en se posant la question suivante : si le client contracte un prêt de 14 000$ pour 5 ans qu’il doit rembourser à raison de 320$ tous les mois, quel est le taux d’intérêt composé sous-jacent à cet emprunt ? Ce taux (calculé par la fonction RATE du programme informatique EXCEL) est de 14 % par an ! Un esprit plus financier raisonnerait en termes de valeur actuelle : pour qu’une série de paiements futurs de 320$ sur une période de 60 mois vaille au jour d’aujourd’hui 14 000$, il faut que le taux d’intérêt annuel soit de 14 %. Mon conseil est de bien saisir la « subtilité » entre le taux « jarr » et le vrai taux d’intérêt sous-jacent avant de se lancer dans ce genre d’emprunt.
Le taux d’intérêt dit «jarr», expression libanaise pouvant se traduire par « taux d’intérêt à effet d’entraînement », est pratiqué aujourd’hui au Liban à grande échelle sur certains prêts consentis par les banques aux individus (achat de voitures, esthétique, ou de simples prêts individuels, et la liste n’est pas exhaustive).Ce taux « jarr » est cependant bien différent du taux d’intérêt véritable sous-jacent à ce genre de prêts. Expliquons, sur un cas pris au hasard parmi les nombreuses publicités que j’ai récemment vues, entendues ou lues dans les médias : un prêt de 14 000 dollars remboursable à raison de 320 dollars par mois sur 5 ans. Le client réglera donc en tout 320$ x 60 mois = 19200$, ce qui fait un intérêt total de 19 200 – 14 000 = 5 200$, soit 37,14 % du capital...
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ben oui hein?depuis toujours...les arnaques les plus simples sont celles qui vivent le plus longtemps...regardez le truc de Ponzi...tout le monde sait,et tout le monde continiue à tomber dedans...
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ben oui hein?depuis toujours...les arnaques les plus simples sont celles qui vivent le plus longtemps...regardez le truc de Ponzi...tout le monde sait,et tout le monde continiue à tomber dedans...
GEDEON Christian
05 h 37, le 16 février 2013
Cela se pratique au Liban, comme partout ailleurs dans le monde, depuis toujours. Rien de nouveau.
SAKR LEBNAN
10 h 00, le 15 février 2013
L'utilisation de ce système est très courant dans le monde. En effet, au final le montant payé ne reflète pas le taux promu par les banque. Ceci est du au fait que l’intérêt annuel est calculé sur le montant initial de le dette, chaque année, et non sur un mode dégressif. Au final vous achetez bien plus cher que prévu mais assurer un paiement régulier fixe qui vous permet d’établir votre budget en fonction sans être la victime de la fluctuation et changement des taux d’intérêts.
ben oui hein?depuis toujours...les arnaques les plus simples sont celles qui vivent le plus longtemps...regardez le truc de Ponzi...tout le monde sait,et tout le monde continiue à tomber dedans...
05 h 37, le 16 février 2013