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Nos lecteurs ont la parole

Apprendre de nos erreurs passées

Par George SABAT
En ces premières semaines de l’année 2013, je pense qu’il serait utile que nous nous arrêtions figurativement de courir afin de reprendre notre souffle, jeter un regard rétrospectif sur les six années écoulées et en faire un bilan a la fois sommaire et réaliste.
D’autre part, il serait tout aussi indispensable de tirer de ce bilan les conclusions qui s’imposent afin que nous puissions réparer nos fautes anciennes, éviter de les répéter à l’avenir et nous engager à mettre sur pied un programme d’actions efficaces pour les cinq prochaines années.
Durant les six années qui ont suivi la guerre de 2006, qu’aurions-nous dû faire? Qu’avons-nous fait au juste? Et qu’avons-nous manqué de faire ?
Outre les travaux de reconstruction des dégâts subis durant cette guerre, le pays s’est trouvé confronté en 2007 à un programme indispensable de réforme que je résume brièvement. Les chiffres ci-dessous ne sont pas nécessairement précis mais reflètent les besoins approximatifs du pays à l’époque.
Électricité : $5 milliards
Eau : $6 milliards
Traitements des déchets solides : $2 milliards
Traitement des eaux : $1 milliard
Transports en commun : $1 milliard
Éducation : $0,3 milliard
Santé : $0,7 milliard
Sécurité sociale : $1 milliard
Agriculture : $1 milliard
Industrie : $1 milliard
Divers : $1 milliard
Total : $20 milliards
Durant les six années entre 2007 et 2012, qu’avons-nous réalisé de ce programme ambitieux ?
La réponse est : rien, ou presque rien. Ah si, j’oubliais : nous avons bâti des tours, de très belles tours, à un rythme accéléré qui a passé de 9 millions de mètres carres en 2007 pour atteindre les 16 millions de mètres carrés en 2011, et ensuite retomber à 15 millions en 2012.
Durant ces six années, nous avons aussi empilé une dette supplémentaire de quelque $20 milliards de dollars en intérêts de retard sur la dette initiale. Là aussi, le chiffre est approximatif, mais, à ce stade, nous n’en sommes plus à deux milliards de dollars près... Mais ces chiffres, à eux seuls, ne sont pas suffisants pour décrire la véritable situation dans laquelle nous nous trouvons présentement au Liban, six ans plus tard.
En négligeant d’investir les vingt milliards de dollars dans les projets de réforme cités plus haut nous, avons contribué indirectement à propager les cancers et les intoxications provenant des effluves de CO2 des générateurs et des échappements de voitures, les stress mentaux causés par les embouteillages, les empoisonnements dus à l’accumulation de déchets nocifs dans des dépotoirs sauvages et incontrôlés, à la consommation d’eaux sans traitements adéquats, de médicaments frelatés, de produits alimentaires avariés, etc. Nous avons aussi négligé les classes ouvrières et défavorisées en termes d’éducation, de santé, de logement et de transport abordables et nous les avons laissés se débattre dans des conditions de vie très difficiles auxquelles nous n’avons nullement songé à remédier.
Ayant ainsi établi ce bilan poignant, qu’envisageons-nous de faire à présent ?
Nos politiciens nous promettent, d’ici à cinq ans, une manne de quelque soixante-dix milliards de dollars qui devraient provenir de l’exploitation de nos ressources pétrolières et gazières.
Mais d’ici là, que comptons-nous faire au juste ? Quel est notre programme pour les cinq années à venir ?
J’espère de tout cœur que nous ayons retenu la leçon de nos déboires et que nous allons finalement prendre la bonne décision de nous organiser adéquatement afin d’éviter de retomber dans les erreurs passées.
Ce que nous voulons envisager à présent, c’est justement la mise au point d’un plan sur lequel nous devrions nous entendre. De même, nous devrions nous engager à suivre de près, à la fin de chaque mois, l’exécution de ce plan, initiative par initiative, sans jamais donner carte blanche à nos dirigeants comme nous l’avons fait, à nos dépens, dans le passé.

George SABAT
ACMA
En ces premières semaines de l’année 2013, je pense qu’il serait utile que nous nous arrêtions figurativement de courir afin de reprendre notre souffle, jeter un regard rétrospectif sur les six années écoulées et en faire un bilan a la fois sommaire et réaliste.D’autre part, il serait tout aussi indispensable de tirer de ce bilan les conclusions qui s’imposent afin que nous puissions réparer nos fautes anciennes, éviter de les répéter à l’avenir et nous engager à mettre sur pied un programme d’actions efficaces pour les cinq prochaines années. Durant les six années qui ont suivi la guerre de 2006, qu’aurions-nous dû faire? Qu’avons-nous fait au juste? Et qu’avons-nous manqué de faire ? Outre les travaux de reconstruction des dégâts subis durant cette guerre, le pays s’est trouvé confronté en 2007...
commentaires (2)

C'est TROP demander aux " EGOS " des Panurges libanais... puisque les troupeaux suivent...

SAKR LEBNAN

11 h 29, le 15 février 2013

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Commentaires (2)

  • C'est TROP demander aux " EGOS " des Panurges libanais... puisque les troupeaux suivent...

    SAKR LEBNAN

    11 h 29, le 15 février 2013

  • ce que nous ferons?voilà un homme politique en tarin de compter...un baril pour moi,un baril pour le peuple,deux barils pour moi,un baril pour le peuple....etc....la suite de Fibonacci libanaise...

    GEDEON Christian

    09 h 34, le 15 février 2013

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