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Liban - Tentative D'assassinat

Attentat Harb : mandat d’arrêt contre le milicien du Hezbollah en fuite

Le CSM admet l’existence de lacunes, mais insiste pour que les réclamations passent par les institutions

Un mandat d’arrêt par contumace a été émis hier par le juge d’instruction militaire, Fady Sawwan, à l’encontre de Mahmoud el-Hayek, le milicien du Hezbollah accusé d’avoir tenté d’assassiner le député Boutros Harb, et que ce parti refuse de livrer à la justice.
Le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire libanais, le juge Sakr Sakr, avait engagé vendredi dernier des poursuites contre Mahmoud el-Hayek.
L’inculpé avait tenté d’assassiner M. Harb en juillet 2012, en plaçant une charge explosive dans la cage d’ascenseur de l’immeuble où se trouve son bureau, boulevard Sami el-Solh. Mais son activité suspecte avait attiré l’attention des habitants de l’immeuble et la tentative avait été déjouée. L’homme avait pris la fuite à bord d’une voiture conduite par des complices, abandonnant sur place les explosifs qu’il comptait utiliser. Des caméras installées sur les lieux avaient permis de l’identifier.

Harb se félicite
Réagissant à la nouvelle, le député s’est félicité des décisions successives du commissaire du gouvernement et du juge d’instruction, estimant que « la procédure pénale prend enfin son cours normal, en dépit de tentatives de la contourner au service d’intérêts politiques et clientélistes ».
M. Harb fait ainsi allusion aux pressions qu’il accuse Hatem Madi, procureur général près la Cour de cassation, d’avoir exercées, pour parvenir à un arrangement dans cette affaire avec le Hezbollah.
Ces accusations avaient été ouvertement lancées par M. Harb contre le magistrat après que ce dernier eut demandé officiellement la levée de son immunité parlementaire, afin de le poursuivre pour insulte à la magistrature, après de premières insinuations publiques de M. Harb contre ce prétendu « marché ».

Protestations du CSM
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est élevé hier, après s’être réuni, contre les propos de M. Harb, sans toutefois le nommer. De tels propos, a affirmé un communiqué du CSM, « nuisent à l’un des pouvoirs constitutionnels et se répercute négativement sur l’État et sur la confiance de la population dans la justice ; il met également en danger les magistrats ».
« La responsabilité de la bonne marche de la justice n’incombe pas aux seuls juges, ajoute le communiqué, mais est également de la responsabilité collective de la société dans toutes ses composantes. »
En conclusion, le CSM s’est dit « prêt à assumer ses responsabilités en cas de lacune dans l’exercice de la fonction judiciaire, quand elle est avérée », mais souligne que « toute réclamation » en ce sens passe par les institutions concernées et doit prendre son cours vers un règlement conformément aux critères du droit.

 

 

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commentaires (4)

Entre la Justice et le trafic d 'influence des députés difficile de bâtir une nation . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

06 h 38, le 13 février 2013

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Commentaires (4)

  • Entre la Justice et le trafic d 'influence des députés difficile de bâtir une nation . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    06 h 38, le 13 février 2013

  • ben quoi? il fallait le temps de le mettre à l'abri!

    GEDEON Christian

    06 h 03, le 13 février 2013

  • Pourquoi EN FUITE ? SI... on est INNOCENT on ne craint pas la JUSTICE ! À moins QUE... on ne L'EST pas...

    SAKR LEBNAN

    05 h 47, le 13 février 2013

  • D'abord une chose : Toutes les aberrations possibles et dignes d'un pays de 5e monde, "gouverné" par une maffia. Une milice, déguisée en partie politique avec des députés au Parlement et des ministres au gouvernement, dont des proches parents sont des contrebandiers, y compris de drogue. Un milicien de cette milice est surpris "plaçant une charge explosive dans un ascenseur pour assassiner un député", mais la maffia réussit à le sauver de l'arrestation. La justice prend en main l'affaire, mais ladite milice est au-dessus de toute les institutions dans la République de banane pourrie, notamment au-dessus de la justice, et elle refuse de présenter à celle-ci pour l'enquête son milicien. La société se révolte contre cette aberration et le député, coupable d'avoir échappé à l'assassinat, mais courageux, rappelle constamment à la justice son aberration et son devoir. Enfin, après plus de sept mois de la tentative d'assassinat, la justice émet un mandat d'arrêt contre le milicien et criminel présumé. La société en est soulagée et attend l'exécution du dit mandat. Cela dit, et avec le plus grand respect pour le Conseil de la magistrature (CSM), comment le Conseil peut-il accepter le retard de plus de sept mois, mis par la justice à faire l'élémentaire et le nécessaire ?

    Halim Abou Chacra

    23 h 14, le 12 février 2013

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