Le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a répété hier que le gouvernement est contraint d’organiser les élections législatives à la date prévue, c’est-à-dire le 9 juin prochain, en vertu de la loi en vigueur si une nouvelle législation n’est pas adoptée.
Interrogé par les journalistes accrédités au Grand Sérail, M. Mikati a ajouté qu’une éventuelle décision d’ajourner les législatives revient au Parlement. « Le gouvernement n’enverra à la Chambre aucun projet de loi dans ce sens », a-t-il assuré.
Le Premier ministre devait par ailleurs s’entretenir entre autres du dossier des élections avec le représentant du secrétaire général des Nations unies au Liban, Derek Plumbly. À l’issue de l’entretien, ce dernier a rappelé la disposition de l’ONU à offrir une assistance technique au Liban en vue de l’organisation des législatives. Et M. Plumbly a une fois de plus souligné la nécessité du déroulement du scrutin dans les délais prévus.
Exprimé désormais sur une base quasi quotidienne, ce point de vue de la communauté internationale est partagé par Washington. L’ambassadrice des États-Unis à Beyrouth, Maura Connelly, l’a dit hier à l’issue d’un entretien avec le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel. Elle a « encouragé le Liban à rester attaché à ses principes démocratiques et constitutionnels et à faire en sorte que les élections se déroulent à la date prévue », selon un communiqué publié par l’ambassade.
Repère
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