Le secrétaire général des écoles catholiques, le père Boutros Azar. Photo Anne-Marie el-Hage
«Dans une école gratuite de la Békaa, un enseignant grondait, menaçait et frappait régulièrement les élèves», raconte le père Azar. Il restait sourd aux mises en garde répétées de la direction de l’école. «Cet enseignant, détenteur d’une licence, faisait tout simplement du chantage à la direction, car il se savait indispensable», observe-t-il. Le père Azar précise que dans les écoles gratuites, les enseignants doivent obligatoirement avoir une licence, comme la loi l’exige. «Chose très rare dans certains villages de la Békaa.».
Contacté par la direction de l’école concernée, le secrétaire général des écoles catholiques a annoncé à l’enseignant violent sa décision de le renvoyer, quitte à fermer la section. «Un enseignant qui a régulièrement recours à la violence ne peut continuer dans l’enseignement, car cette violence a des répercussions négatives sur l’enfant», assure-t-il. L’enseignant s’est aussitôt calmé. Les cours ont repris normalement. «C’était il y a trois mois déjà», observe le père Azar, avec satisfaction.
Le responsable tient à faire la distinction entre la sanction et la violence, physique ou morale. «Un bon éducateur devrait utiliser une sanction éducative et non pas chercher à se venger de l’enfant», indique-t-il. C’est dans cette optique que le secrétariat général des écoles catholiques met en place des sessions de formation. «Nous avons récemment réuni une soixantaine de psychologues scolaires dans l’objectif de renforcer leur rôle et de mieux comprendre les problèmes des enfants», raconte-t-il. Il salue aussi les comités de parents «qui ont poussé les écoles à se pencher sur le problème de la violence enseignante».


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