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Culture - Théâtre

« Don Quichotte » prend le métro avec le chorégraphe José Montalvo

José Montalvo crée au Théâtre national de Chaillot un Don Quichotte du Trocadéro burlesque et décalé, où se mêlent et s’entrechoquent toutes les formes de danse – hip-hop, classique, contemporaine, flamenco, claquette – sur fond de stations et couloirs du métro parisien.
Lors de la première, 14 interprètes bourrés d’énergie et de talent ont rivalisé sur scène, offrant pour les uns des joutes de hip-hop dignes des « battles », pour d’autres sauts et entrechats classiques, tissant une sorte de fil rouge : celui des défis bravaches lancés au monde par le Chevalier à la triste figure.
José Montalvo, né en 1954 à Valence, en Espagne, a voulu à la fois rendre hommage à l’œuvre de Cervantès – « mon roman familial » dit-il – et au ballet créé par Marius Petitpa à Moscou en 1869, dont l’Opéra de Paris vient de donner la version virtuose de Noureev.
Mais à sa manière : en détricotant le tout, et en le remontant de façon toute personnelle, dans une débauche de danse, de vidéos, d’effets sonores et visuels, où on voit déambuler chevaux, ânes et ballerines sur les quais du métro.
« On s’est amusé avec des danseurs qui viennent d’horizons différents à proposer un nouveau corps de ballet, un corps de ballet d’aujoud’hui qui propose une nouvelle façon d’être ensemble, où chacun est spécialiste dans des pratiques corporelles différentes et s’enrichit des pratiques des autres », explique le chorégraphe dans le « making off » très réussi, produit pour la première fois par le Théâtre national de Chaillot et diffusé sur Dailymotion.
Le choix d’un comédien et artiste comique, Patrice Thibaud, pour incarner Don Quichotte mais aussi commenter le ballet à l’instar d’un Monsieur Loyal introduit certes le burlesque souhaité par Montalvo, mais au risque de casser le rythme du ballet.
Le résultat est séduisant mais inégal, avec de vraies réussites (numéro de claquettes virtuose, subtilité des mouvements ou au contraire prouesse du hip-hop) et des longueurs.
La reprise de certains extraits « historiques » du ballet de Petipa, avec l’aide de la « répétitrice » Carole Arbo, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris, est émouvante, tout comme la musique magnifique de Léon Minkus.
Le Don Quichotte de Montalvo est une nouvelle déclaration d’amour du chorégraphe contemporain à la danse, qu’il dit lui-même considérer « comme un antidépresseur de pointe ».
Théâtre national de Chaillot jusqu’au 8 février, puis en tournée dans toute la France, à Wolfsburg (Allemagne), Naples et Édimbourg.
José Montalvo crée au Théâtre national de Chaillot un Don Quichotte du Trocadéro burlesque et décalé, où se mêlent et s’entrechoquent toutes les formes de danse – hip-hop, classique, contemporaine, flamenco, claquette – sur fond de stations et couloirs du métro parisien.Lors de la première, 14 interprètes bourrés d’énergie et de talent ont rivalisé sur scène, offrant pour les uns des joutes de hip-hop dignes des « battles », pour d’autres sauts et entrechats classiques, tissant une sorte de fil rouge : celui des défis bravaches lancés au monde par le Chevalier à la triste figure.José Montalvo, né en 1954 à Valence, en Espagne, a voulu à la fois rendre hommage à l’œuvre de Cervantès – « mon roman familial » dit-il – et au ballet créé par Marius Petitpa à Moscou en 1869, dont l’Opéra...
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