Des rebelles syriens prennent position à Jabal el-Turkman, à Lattaquié le 5 février 2013. AFP PHOTO/AAMIR QURESHI
La banlieue de Damas a connu mercredi les bombardements les plus violents depuis des mois, l'armée y menant "une offensive généralisée" contre les rebelles.
L'armée, qui tente depuis plusieurs mois d'en finir avec la rébellion, a, selon une source de sécurité dans la capitale, "lancé une offensive totale et coordonnée sur toute la banlieue de Damas". "Toutes les entrées de Damas sont fermées", a-t-elle indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
"La province est bombardée très violemment, c'est sans précédent depuis des mois. Il y a des combats très violents aussi", a affirmé de son côté à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Des habitants de la capitale ont rapporté avoir entendu des "bombardements d'une intensité inhabituelle", au moment où de "violents combats" entre rebelles et soldats ont éclaté dans des quartiers périphériques comme Qadam (sud), Jobar et de Qaboune (est), places fortes de la rébellion.
(Pour mémoire : Assad accuse Israël de chercher à « déstabiliser (!) » la Syrie)
A Palmyre, célèbre pour ses ruines romaines, 19 membres de services syriens du renseignement "moukhabarat" ont péri lors d'une double attaque suicide à la voiture piégée contre deux sièges de ces services. C'est l'attentat les plus meurtrier contre des agents de sécurité depuis celui du 24 janvier dans la région de Damas, qui a tué 53 officiers de renseignement, selon une ONG syrienne.
Les attentats suicide se sont multipliés en Syrie à mesure que la révolte entamée mi-mars 2011 se militarisait, pour la plupart revendiqués le Front jihadiste al-Nosra, considéré par Washington comme "organisation terroriste" et dont l'influence est croissante sur le terrain.
L'appel au dialogue divise
Parallèlement au cycle interminable de violences qui a fait mercredi 69 morts dont 30 civils, selon un bilan provisoire de l'OSDH, des fissures sont apparues au sein de l'opposition après l'offre de dialogue avec le régime lancée par le chef de la Coalition de l'opposition, Ahmed Moaz al-Khatib.
L'ouverture de M. Khatib a été soutenue par Washington et la Ligue arabe, mais surtout par les deux principaux alliés de Damas, la Russie et l'Iran.
Mais le Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition, a opposé une fin de non-recevoir à cette proposition, refusant que la "révolution" syrienne devienne "otage de compromis internationaux".
Le CNS s'est également indigné des contacts inédits entre M. Khatib et le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi affirmant "refuse(r) cette démarche, tant que l'Iran soutient le régime".
M. Khatib avait anticipé les critiques, refusant "que ceux qui parlent de négociations soient accusés de trahison".
(Portrait : Ahmed Moaz al-Khatib, chef iconoclaste de l'opposition syrienne)
Le pouvoir à Damas n'a toujours pas réagi à l'offre, même si un quotidien proche du régime l'a jugée "insuffisante" et appelé M. Khatib indirectement à désavouer la rébellion armée.
Les critiques jettent le trouble au sein de la Coalition, née tout juste en novembre au forceps après plusieurs tentatives vaines d'unir des groupes d'opposants hétéroclites.
A l'ouverture mercredi au Caire du 12e sommet islamique, le président égyptien Mohamed Morsi a d'ailleurs appelé les factions de l'opposition syrienne à unifier leurs rangs "pour instaurer la démocratie" en Syrie, où selon l'ONU, plus de 60.000 personnes ont péri en près de deux ans.
Sur le terrain, la population la plus vulnérable semble de plus en plus prise dans l'engrenage de la guerre.
"Quand ils arrivent ici, ce sont des enfants. Mais quand ils sortent, ils sont devenus des machines à tuer", affirme à l'AFP, sans état d'âme, un sergent déserteur qui forme des adolescents dans la région d'Alep (nord) pour les envoyer au combat contre l'armée régulière.
L'armée, qui tente depuis plusieurs mois d'en finir avec la rébellion, a, selon une source de sécurité dans la capitale, "lancé une offensive totale et coordonnée sur toute la banlieue de Damas". "Toutes les entrées de Damas sont fermées", a-t-elle indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
"La province est bombardée très violemment, c'est sans précédent depuis des mois. Il y a des combats très violents aussi", a affirmé de son côté à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Des habitants de la capitale ont rapporté avoir entendu des "bombardements d'une intensité inhabituelle", au moment où de "violents...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Encore un titre trompeur, décidément .....
12 h 56, le 06 février 2013