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Économie - Zone Euro

Hollande affiche sa volonté de compromis sur le budget européen

Les 27 continuent de se déchirer entre partisans d’une politique privilégiant croissance et solidarité, et partisans de coupes franches dans les dépenses.

Il faut « éviter que les coupes budgétaires finissent par mettre en cause la croissance », a plaidé François Hollande devant le Parlement européen à Strasbourg. Bertrand Langlois/AFP

Le président français François Hollande a affiché hier sa volonté d’un compromis sur le budget européen, à deux jours d’un sommet qui s’annonce difficile pour accoucher d’un accord sur ce dossier rendu encore plus sensible en période de crise. « Ma position s’énonce simplement : faire des économies, oui, affaiblir l’économie, non », a affirmé M. Hollande devant le Parlement européen à Strasbourg. « Un compromis est possible, mais il doit être raisonnable et donc il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qui peut être accepté », a prévenu le chef de l’État français.
Mais il a assuré qu’il venait à Bruxelles « chercher un accord » sur ce budget de l’UE pour la période 2014-2020, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement qui s’ouvre jeudi pour deux jours. « Je n’y vais pas pour exprimer d’avance un refus ou espérer un échec », a-t-il ajouté.
Il faut « éviter que les coupes budgétaires finissent par mettre en cause la croissance », a plaidé M. Hollande, qui avait déjà obtenu en juin dernier la mise en place d’un pacte de croissance comme pendant du pacte renforçant la discipline budgétaire. Paris défend un budget européen qui permette la préservation des politiques communes, une « politique de cohésion pas seulement pour les pays bénéficiaires, mais aussi pour l’ensemble de l’Europe » et surtout la politique agricole commune, dont il est l’un des principaux bénéficiaires.
Après un premier sommet en novembre qui s’était soldé par un échec, les Européens continuent de se déchirer entre partisans d’une politique privilégiant croissance et solidarité, comme la France, et partisans de coupes franches dans les dépenses, comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les pays nordiques et le Pays-Bas. « Mon devoir, c’est de chercher un compromis », a promis le président français. À ceux qui estiment qu’il est « difficile, voire impossible » en raison de la position intransigeante du Premier ministre britannique David Cameron, M. Hollande a lancé : « Pourquoi un pays pourrait-il décider à la place des 26 autres ? » Il a reconnu que la politique agricole commune (PAC), dont la France est le principal bénéficiaire, allait « voir ses crédits diminuer par rapport aux propositions de la Commission européenne. Cela engendrera nécessairement des restructurations difficiles dans un secteur essentiel pour nos territoires ».
Le chef de l’État français doit retrouver ce soir la chancelière allemande Angela Merkel pour tenter de rapprocher leurs vues avant le sommet. En cas de nouvel échec, les Européens devront se contenter d’un budget annualisé et Londres se verrait privé de son rabais, une compensation obtenue en 1984 et dont il bénéficie encore aujourd’hui. Plus généralement, le président français a estimé que « l’intérêt national est en train de prendre le pas sur l’intérêt européen. Ce qui nous menace n’est plus la défiance des marchés, mais c’est celle des peuples, a-t-il lancé. L’Europe ne peut pas être une addition de nations, chacune venant chercher dans l’Union ce qui lui serait utile pour elle, et elle seule. »
(Source : AFP)
Le président français François Hollande a affiché hier sa volonté d’un compromis sur le budget européen, à deux jours d’un sommet qui s’annonce difficile pour accoucher d’un accord sur ce dossier rendu encore plus sensible en période de crise. « Ma position s’énonce simplement : faire des économies, oui, affaiblir l’économie, non », a affirmé M. Hollande devant le Parlement européen à Strasbourg. « Un compromis est possible, mais il doit être raisonnable et donc il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qui peut être accepté », a prévenu le chef de l’État français.Mais il a assuré qu’il venait à Bruxelles « chercher un accord » sur ce budget de l’UE pour la période 2014-2020, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement qui s’ouvre...
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