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Liban - Coopération

« Le Liban est protégé par sa politique de distanciation », affirme Abdullah Gül

La guerre en Syrie, le dossier des réfugiés syriens et l’affaire des pèlerins libanais kidnappés en Syrie étaient hier au menu des entretiens du Premier ministre, Nagib Mikati, à Ankara.
Le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a effectué hier une visite officielle en Turquie où il a eu des entretiens axés sur le dossier syrien et les relations entre Beyrouth et Ankara avec le président turc, Abdullah Gül, et son homologue, Recep Tayyip Erdogan. M. Mikati était accompagné des ministres des Travaux publics, Ghazi Aridi, de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, de l’Intérieur, Marwan Charbel, ainsi que du directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim.
À son arrivée à Ankara, la délégation libanaise a été reçue par le président Abdullah Gül pour des entretiens officiels qui se sont déroulés en présence notamment du ministre turc des Affaires étrangères Ahmad Davutoglu et de l’ambassadeur de Turquie au Liban, Inan Ozyildiz.
Au cours de l’entretien, M. Gül a félicité le gouvernement pour sa politique de distanciation vis-à-vis de la crise syrienne. Selon M. Gül, cette politique a « protégé le Liban et préservé sa stabilité ». « Nous sommes conscients du fait que c’est une période difficile pour le Liban, une situation à laquelle vous faites face avec patience et courage », a-t-il ajouté.
Et le président turc de poursuivre : « Il n’est pas clair quand la crise syrienne va prendre fin. Nous espérons que cela arrivera sans actes de vengeance et que les élections législatives (prévues au printemps) auront lieu. »
Plus tard, le chef du gouvernement a coprésidé une réunion de travail avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, avec qui il a tenu par la suite une conférence de presse conjointe. Évoquant l’affaire des Libanais détenus par des opposants syriens, M. Erdogan a relevé que « le sujet est délicat, mais nous déployons des efforts avec nos frères concernés pour parvenir à les libérer ».
Il a ajouté : « Nous avons un problème avec le régime syrien, mais nous resterons aux côtés du peuple syrien et de la Coalition nationale syrienne. (...) Les localités frontalières turques continuent d’être bombardées. Cinq personnes ont déjà été tuées. Nous fournissons des aides humanitaires à nos frères syriens. Les autres genres de soutien ne viennent pas de la Turquie. Mais pourquoi personne ne demande à savoir qui soutient le régime et qui essaie de le maintenir en place?
Le Liban a trop souffert à cause de la Syrie qui a été injuste à son égard. Nous sommes intervenus pour obtenir le retrait des forces syriennes (...) qui occupaient le pays. Mais la situation aujourd’hui est différente. »
M. Erdogan a mis l’accent sur « l’importance de la paix, de la stabilité et de la coexistence pacifique au Liban », en exprimant l’espoir que les problèmes qui se posent dans le pays seront réglés à travers le dialogue.
Il a ensuite affirmé avoir discuté avec M. Mikati des relations bilatérales, notamment économiques, comme les transports maritimes et terrestres ainsi que de l’affaire de la Zone économique exclusive en Méditerranée.
Évoquant à son tour le dossier des réfugiés syriens au Liban, Nagib Mikati a souligné que « la pression augmente de plus en plus sur le Liban qui a besoin d’aide ». Le Premier ministre s’est par ailleurs dit « inquiet » des développements en Syrie et de ce qui pourrait se passer à l’avenir. Interrogé au sujet du raid israélien, il a affirmé en avoir pris connaissance à travers les médias et n’avoir pas eu le temps d’effectuer les contacts nécessaires pour savoir ce qui s’était passé.

Avec Fletcher
Avant de se rendre à Ankara, M. Mikati avait reçu au Sérail l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, qui a affirmé plus tard avoir soulevé avec son hôte trois questions : les réfugiés syriens au Liban, l’impact de la guerre en Syrie sur le pays et le débat autour des prochaines législatives. Concernant les réfugiés syriens, le diplomate britannique s’est félicité de la gestion libanaise de ce dossier, tout en relevant que le Liban ne peut pas seul « assumer ce lourd fardeau ». Au sujet de l’impact de la guerre en Syrie sur le pays, il a indiqué que Londres est déterminé à obtenir un consensus international garantissant le maintien de la stabilité au Liban. « Nous y parviendrons à travers un soutien permanent et double à l’armée libanaise et une solidarité exprimée au quotidien avec le peuple libanais », a déclaré M. Fletcher.
Pour ce qui est des législatives, il a insisté sur le respect des délais constitutionnels, après avoir rappelé qu’il appartient au peuple libanais de s’entendre sur le mécanisme en base duquel il doit choisir ses représentants. « Nous nous félicitons des efforts fournis pour aboutir à un consensus (autour de ce mécanisme), mais tous réalisent que le temps passe. J’espère que les pourparlers se poursuivront, associés à une réelle prise de conscience de ce besoin (que sont les élections) et qu’ils déboucheront sur un accord qui tiendra compte des délais constitutionnels », a dit M. Fletcher, avant d’ajouter : « Quelle que soit l’entente autour de la loi électorale, j’espère qu’elle renforcera le pluralisme, l’unité et la stabilité au Liban ».
Après deux entretiens avec le ministre d’État pour la Réforme administrative, Mohammad Fneich, et l’ambassadeur d’Ukraine, Wladimir Koval, M. Mikati a passé en revue certains dossiers judiciaires avec le procureur général près la Cour de cassation, le juge Hatem Madi. Il a ensuite pris connaissance des revendications des professeurs vacataires de l’Université libanaise, qui ont promis de suspendre leur grève, pour donner au gouvernement la possibilité de répondre favorablement à leurs revendications.
Le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a effectué hier une visite officielle en Turquie où il a eu des entretiens axés sur le dossier syrien et les relations entre Beyrouth et Ankara avec le président turc, Abdullah Gül, et son homologue, Recep Tayyip Erdogan. M. Mikati était accompagné des ministres des Travaux publics, Ghazi Aridi, de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, de l’Intérieur, Marwan Charbel, ainsi que du directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim.À son arrivée à Ankara, la délégation libanaise a été reçue par le président Abdullah Gül pour des entretiens officiels qui se sont déroulés en présence notamment du ministre turc des Affaires étrangères Ahmad Davutoglu et de l’ambassadeur de Turquie au Liban, Inan Ozyildiz.Au cours de l’entretien, M. Gül a félicité le gouvernement...
commentaires (3)

"Distanciation" à géométrie Variable induit dans les faits à COLLABORATION....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 20, le 01 février 2013

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Commentaires (3)

  • "Distanciation" à géométrie Variable induit dans les faits à COLLABORATION....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 20, le 01 février 2013

  • Si on met les feelings à part et on pense avec son LOBE, tant que la crise syrienne perdurera, la distanciation est la SEULE politique à suivre et ce gouvernement l'applique tant bien que mal, et autant qu'il peut et que les circonstances le lui permettent. En attendant le bon débarras...

    SAKR LEBNAN

    05 h 45, le 31 janvier 2013

  • Le loup ‘’ghoul’’ et le lion’’assad’’, deux nouveaux protagonistes d’une nouvelle fable. On se rend compte que le loup est plus inspiré que le lion, rien qu’en parlant du Liban et du fameux principe de ‘’distanciation’’…

    Charles Fayad

    04 h 36, le 31 janvier 2013

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