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Liban

Le remblaiement de la côte, un risque majeur selon l’Écomouvement libanais

L’Écomouvement libanais, un rassemblement de dizaines d’ONG environnementales de différentes régions libanaises, a dénoncé récemment la multiplication de nouveaux projets de remblaiement le long de la côte. Le président du mouvement, l’écologiste Paul Abi Rached, a récemment participé, selon un communiqué, « à une rencontre autour d’un projet de remblaiement d’un million de mètres carrés à Tripoli ». M. Abi Rached a affirmé « contester ce projet, ainsi que d’autres projets de remblaiement de la côte, en cours ou futurs, que ce soit à Saïda, Naqoura ou dans le Metn-Nord ».
Pour étayer son refus, l’Écomouvement libanais, en la personne de Janine Somma, géographe et directeur de laboratoire, a présenté une liste d’arguments qu’il estime scientifiques et objectifs.
Dans ce document, Mme Somma fait remarquer que « les remblais littoraux modifient les courants marins et peuvent provoquer des changements imprévisibles sur la côte, à l’instar d’une érosion excessive ou, au contraire, de l’ensablement des zones adjacentes ou à proximité ». Elle ajoute que « les remblais sont sujets à l’érosion par la houle ou les vagues, ce qui les rend extrêmement vulnérables ». Par ailleurs, « les remblais portent atteinte à la biodiversité en éliminant toute vie sous l’emplacement des travaux et à sa proximité », selon elle.
« Le Liban est un pays à risques sismiques, de tels remblais ne sauront résister à des secousses majeures, poursuit l’experte. Le risque de tsunamis est également une réalité, et par conséquent, en pareil cas, toute occupation à la surface des remblais sur la côte sera détruite ou noyée par les flots. »
Mme Somma ajoute : « Pour réaliser les remblais, il faut des matériaux de remblaiement. Et cela est le plus grave. Où iront-ils chercher ces milliards de tonnes de roches ? Combien de montagnes devront-ils araser pour les obtenir ? La surface exiguë du Liban n’autorise pas des travaux gigantesques comme à Dubaï. Ce type d’entreprise ne peut être considéré comme du développement durable puisqu’il entraîne des destructions massives. »
La chercheuse conclut : « Les auteurs de ces projets se sont-ils penchés sur les possibles effets néfastes d’une telle entreprise ? Ou est-ce uniquement l’appât du gain substantiel qu’ils pourraient faire en exploitant commercialement ces remblais qui a motivé leur intention ? Ou encore serait-ce une manœuvre publicitaire en vue des législatives ? »
L’Écomouvement libanais, un rassemblement de dizaines d’ONG environnementales de différentes régions libanaises, a dénoncé récemment la multiplication de nouveaux projets de remblaiement le long de la côte. Le président du mouvement, l’écologiste Paul Abi Rached, a récemment participé, selon un communiqué, « à une rencontre autour d’un projet de remblaiement d’un million de mètres carrés à Tripoli ». M. Abi Rached a affirmé « contester ce projet, ainsi que d’autres projets de remblaiement de la côte, en cours ou futurs, que ce soit à Saïda, Naqoura ou dans le Metn-Nord ». Pour étayer son refus, l’Écomouvement libanais, en la personne de Janine Somma, géographe et directeur de laboratoire, a présenté une liste d’arguments qu’il estime scientifiques et objectifs. Dans ce document, Mme...
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