Le remblaiement de la côte, un risque majeur selon l’Écomouvement libanais
OLJ /
le 22 janvier 2013 à 00h31
L’Écomouvement libanais, un rassemblement de dizaines d’ONG environnementales de différentes régions libanaises, a dénoncé récemment la multiplication de nouveaux projets de remblaiement le long de la côte. Le président du mouvement, l’écologiste Paul Abi Rached, a récemment participé, selon un communiqué, « à une rencontre autour d’un projet de remblaiement d’un million de mètres carrés à Tripoli ». M. Abi Rached a affirmé « contester ce projet, ainsi que d’autres projets de remblaiement de la côte, en cours ou futurs, que ce soit à Saïda, Naqoura ou dans le Metn-Nord ». Pour étayer son refus, l’Écomouvement libanais, en la personne de Janine Somma, géographe et directeur de laboratoire, a présenté une liste d’arguments qu’il estime scientifiques et objectifs. Dans ce document, Mme Somma fait remarquer que « les remblais littoraux modifient les courants marins et peuvent provoquer des changements imprévisibles sur la côte, à l’instar d’une érosion excessive ou, au contraire, de l’ensablement des zones adjacentes ou à proximité ». Elle ajoute que « les remblais sont sujets à l’érosion par la houle ou les vagues, ce qui les rend extrêmement vulnérables ». Par ailleurs, « les remblais portent atteinte à la biodiversité en éliminant toute vie sous l’emplacement des travaux et à sa proximité », selon elle. « Le Liban est un pays à risques sismiques, de tels remblais ne sauront résister à des secousses majeures, poursuit l’experte. Le risque de tsunamis est également une réalité, et par conséquent, en pareil cas, toute occupation à la surface des remblais sur la côte sera détruite ou noyée par les flots. » Mme Somma ajoute : « Pour réaliser les remblais, il faut des matériaux de remblaiement. Et cela est le plus grave. Où iront-ils chercher ces milliards de tonnes de roches ? Combien de montagnes devront-ils araser pour les obtenir ? La surface exiguë du Liban n’autorise pas des travaux gigantesques comme à Dubaï. Ce type d’entreprise ne peut être considéré comme du développement durable puisqu’il entraîne des destructions massives. » La chercheuse conclut : « Les auteurs de ces projets se sont-ils penchés sur les possibles effets néfastes d’une telle entreprise ? Ou est-ce uniquement l’appât du gain substantiel qu’ils pourraient faire en exploitant commercialement ces remblais qui a motivé leur intention ? Ou encore serait-ce une manœuvre publicitaire en vue des législatives ? »
L’Écomouvement libanais, un rassemblement de dizaines d’ONG environnementales de différentes régions libanaises, a dénoncé récemment la multiplication de nouveaux projets de remblaiement le long de la côte. Le président du mouvement, l’écologiste Paul Abi Rached, a récemment participé, selon un communiqué, « à une rencontre autour d’un projet de remblaiement d’un million de mètres carrés à Tripoli ». M. Abi Rached a affirmé « contester ce projet, ainsi que d’autres projets de remblaiement de la côte, en cours ou futurs, que ce soit à Saïda, Naqoura ou dans le Metn-Nord ». Pour étayer son refus, l’Écomouvement libanais, en la personne de Janine Somma, géographe et directeur de laboratoire, a présenté une liste d’arguments qu’il estime scientifiques et objectifs. Dans ce document, Mme...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.