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À La Une - Conflit

La Ligue arabe demande à l'ONU de proclamer un cessez-le-feu en Syrie

Attentat-suicide à Hama, puissante explosion à Damas...

Un combattant rebelle syrien devant des immeubles complètements détruits par des raids de l'armée sur une banlieue de Damas, le 21 janvier 2013. REUTERS/Goran Tomasevic

Le chef de la Ligue arabe Nabil el-Arabi a appelé lundi l'ONU à proclamer un cessez-le-feu en Syrie, estimant que la mission du médiateur international Lakhdar Brahimi n'avait abouti à "aucune lueur d'espoir".

"Je dois dire que tous les contacts menés par l'envoyé spécial Lakhdar Brahimi n'ont abouti jusqu'à présent à aucune lueur d'espoir pour mettre la crise sur la voie d'un règlement", a déclaré M. Arabi dans un discours à l'ouverture d'un sommet économique arabe à Riyad.

"Face à cette situation, j'appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir immédiatement pour adopter une résolution contraignante sur un cessez-le-feu afin d'arrêter le bain de sang", a-t-il ajouté.

 

Le secrétaire général de la Ligue arabe a également réclamé "le déploiement d'une force d'observateurs internationaux" en Syrie où, selon l'ONU, le nombre de morts depuis le déclenchement mi-mars 2011 du soulèvement contre le régime du président Bachar el-Assad a atteint les 60.000.

 

M. Brahimi a été reçu lundi à New York par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, a indiqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky. Les deux hommes devaient s'entretenir dans l'après-midi par téléconférence avec M. el-Arabi.

 


Explosions, attentats-suicide...

Sur le terrain, plus de 30 personnes, dont des civils et des miliciens pro-régime, ont été tués lundi dans un attentat à la voiture piégée dans la ville de Salmiyé, dans la province de Hama (centre), a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Un haut responsable du régime syrien a confirmé à l'AFP la mort de dizaines de personnes dans l'attaque, qui visait selon l'OSDH un bâtiment utilisé par des forces paramilitaires fidèles au régime du président Bachar el-Assad.

Citant des sources médicales, l'organisation basée en Grande-Bretagne a fait état de 30 miliciens tués, avant de préciser que des civils se trouvaient également parmi les morts. Le bilan pourraient dépasser les 50 morts a indiqué l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de médecins, faisant état de dizaines de blessés, dont certains grièvement atteints.

L'agence officielle Sana a indiqué qu'"une voiture piégée a explosé dans le centre de Salmiyé, faisant des morts et des blessés", précisant que les blessés avaient été transportés à l'hôpital.


Une puissante explosion a également secoué lundi le quartier aisé de Doummar, au nord-ouest de Damas, faisant un nombre indéterminé de victimes, a indiqué l'OSDH. Doummar est un des sept quartiers les plus aisés de Damas. L'Armée syrienne libre (ASL) n'est pas présente dans ces quartiers.

Mais le coeur de la capitale n'a pas été épargné par les violences: il a été la cible d'une série d'attaques spectaculaires, principalement revendiquées par des groupes jihadistes.

 

 

Une force paramilitaire

Par ailleurs, le régime du président syrien a décidé de créer une force paramilitaire pour aider l'armée dans sa lutte contre les rebelles, a indiqué l'OSDH.

"L'armée n'est pas préparée pour les guérillas, le régime a donc décidé de créer une Armée de défense nationale", a déclaré à l'AFP le directeur de cette ONG, Rami Abdel Rahmane.

 

L'Armée de défense nationale regroupe les Comités populaires, des civils favorables au régime qui ont pris les armes dans leurs quartiers pour empêcher les rebelles de l'ASL d'y pénétrer. Beaucoup d'éléments de cette nouvelle formation sont membres ou sympathisants du parti Baas au pouvoir, femmes et hommes de toutes confessions, a-t-il ajouté.

 

 

"Lutter contre une conspiration"

Sur le plan diplomatique, le ministre syrien de la Défense Fahd el-Freij a affirmé lundi que son pays vaincrait "le complot" fomenté contre lui, en soulignant que son armée avait déjà infligé de "lourdes pertes aux gangs terroristes armés", a rapporté la télévision d'Etat.

 

"La Syrie est le seul pays qui travaille à la libération de la Palestine et des pays arabes occupés. Donc, un complot mené par les sionistes et les Américains a été échafaudé avec le financement de certains régimes arabes, dans l'intérêt d'Israël", a-t-il estimé lors d'une inspection militaire.

"Nous sommes en train de lutter contre cette conspiration, qui va échouer", a-t-il affirmé, en soulignant que "ces deux dernières années, l'armée avait infligé de lourdes pertes aux gangs terroristes armés envoyés par les conspirateurs".

 

Dans un rare discours, le 6 janvier, le président syrien Bachar el-Assad n'avait montré aucune volonté de renoncer au pouvoir, soulignant que la première condition pour toute transition était l'arrêt par les rebelles - que le régime qualifie de terroristes - de leurs attaques, et l'arrêt du soutien des pays occidentaux à ces "gangs".

 

 

Report de la formation d'un gouvernement en exil

Pour sa part, la coalition de l'opposition syrienne réunie à Istanbul a reporté une décision de former un gouvernement en exil jusqu'à l'obtention de l'appui des forces rebelles sur le terrain ainsi que de la communauté internationale.

 

Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de l'opposition syrienne, a affirmé dans un communiqué avoir décidé de "former un comité chargé de mener des consultations avec les forces de la Révolution, de l'ASL et avec les pays amis pour sonder leurs opinions sur la composition d'un gouvernement en exil". Le Comité comprend notamment les chefs de la "Coalition nationale", Ahmad Moaz al-Khatib et du CNS, Georges Sabra.

 

La Coalition de l'opposition syrienne, reconnue par plusieurs pays occidentaux et arabes, a entamé dimanche des réunions à Istanbul pour tenter de désigner un Premier ministre en exil, selon un de ses représentants.

La constitution d'un gouvernement en exil fait l'objet de controverses parmi les membres de la Coalition. "Une proposition a été faite pour nommer Riad Hijab, mais elle est très critiquée", a ajouté cette source sous le couvert de l'anonymat.

Ex-Premier ministre du régime du président Assad, Riad Hijab a fait défection l'été dernier et s'est installé en Jordanie.

 

Parallèlement, M. Khatib, a effectué une visite éclair au Qatar pour demander des fonds pour l'opposition.

 

 

Grosse panne d'électricité

Sur un autre plan, l'électricité revenait progressivement dans la capitale après une coupure généralisée de plus de 12 heures. Le ministre de l'Electricité, Imad Khamis, cité par Sana, a indiqué que la coupure de courant était due à "une attaque terroriste contre un câble de transmission", ajoutant que "le courant a commencé à revenir dès lundi matin".

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, citant des militants a jugé "probable qu'une station ait été touchée lors d'un raid aérien" lancé par l'armée syrienne.

 

Les coupures d'électricité se sont multipliées au fur et à mesure de l'intensification du conflit qui a débuté en mars 2011 par une révolte populaire réprimée dans le sang. Actuellement, les Syriens font face tous les jours à de longues heures de coupures de courant qui peuvent atteindre plus de six heures à Damas et plus de neuf en banlieue.

 

 

Patriot allemands en Turquie

Par ailleurs, les missiles sol-air Patriot allemands qui doivent être déployés en Turquie sous couvert de l'Otan pour la protéger d'éventuelles attaques de son voisin syrien, sont arrivés lundi matin dans un port du sud de la Turquie, a-t-on appris auprès de l'Alliance atlantique.

 

De son côté, le ministère russe des Situations d'urgence va envoyer mardi deux avions au Liban pour rapatrier de la Syrie une centaine de Russes, a indiqué lundi une responsable du ministère.

"Sur la demande des dirigeants russes, le ministère envoie au Liban à Beyrouth deux avions pour que tous les Russes qui le souhaitent puissent quitter la Syrie", a indiqué Irina Rossious citée par l'agence Interfax.

"Plus de 100 Russes devraient quitter la Syrie à bord de ces avions", a-t-elle ajouté sans plus de précisions.

Le ministère était injoignable lundi soir.

 

 

Reportages

Ali, ancien trompettiste de l'armée syrienne, devenu rebelle

 

Désespérés, les Syriens n’écoutent plus que les astres... 
Le chef de la Ligue arabe Nabil el-Arabi a appelé lundi l'ONU à proclamer un cessez-le-feu en Syrie, estimant que la mission du médiateur international Lakhdar Brahimi n'avait abouti à "aucune lueur d'espoir".
"Je dois dire que tous les contacts menés par l'envoyé spécial Lakhdar Brahimi n'ont abouti jusqu'à présent à aucune lueur d'espoir pour mettre la crise sur la voie d'un règlement", a déclaré M. Arabi dans un discours à l'ouverture d'un sommet économique arabe à Riyad.
"Face à cette situation, j'appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir immédiatement pour adopter une résolution contraignante sur un cessez-le-feu afin d'arrêter le bain de sang", a-t-il ajouté.
 
Le secrétaire général de la Ligue arabe a également réclamé "le déploiement d'une force d'observateurs internationaux" en Syrie...
commentaires (5)

Y... DEMANDE... À Z...

SAKR LEBNAN

12 h 44, le 22 janvier 2013

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Commentaires (5)

  • Y... DEMANDE... À Z...

    SAKR LEBNAN

    12 h 44, le 22 janvier 2013

  • Si la ligue des arabes avait employé un centième de son engagement envers la Syrie pour la Palestine, les sionistes seraient encore en train de ramer pour atteindre les cotes européennes ou des eua... mais hélas ils sont encore là à coloniser plus encore et à chasser les Palestiniens du "Qods" et d'ailleurs. On va donc se mettre dans une sale peau de sioniste israélien le temps de vous dire ceci: Merci les arabes de la ligue, vous êtes des chics types.. et n'oubliez pas hein, votre ennemi c'est l'Iran, ok?

    Ali Farhat

    19 h 20, le 21 janvier 2013

  • C'est un signe évident que l'armée syrienne est entrain de se disloquer... l'oculiste criminel à beau changer de lunettes, ça fait 22 mois qu'il ne voit pas que le régime de la dynastie des Assad est derrière et pas devant , faudra se cotiser pour lui acheter un rétroviseur...

    M.V.

    13 h 56, le 21 janvier 2013

  • L'armée et les chabbiha ne suffisent plus ? Il n'existe en tout cas pas meilleure initiative pour officialiser l'état de guerre civile dans ce que Bachar Hitler a transformé en irrécupérable champ de massacre.

    Robert Malek

    11 h 54, le 21 janvier 2013

  • Grosse panne d'électricité, des miliciens prêts à porter les armes cela nous rappelle la guere civile libanaise et qui a duré quinze ans . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    09 h 00, le 21 janvier 2013

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