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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Questions sans réponses

 

Pourquoi les routes sont inondées et impraticables et le ministre reste ?
Pourquoi les routes (sauf au Chouf) ne sont pas entretenues et le ministre reste ?
Pourquoi tous les ponts sont dans un piteux (et dangereux) état et le ministre reste ?
Pourquoi les maisons anciennes et à caractère sont démolies et le ministre reste ?
Pourquoi l’électricité va de mal en pire (et coûte de plus en plus cher) et le ministre reste ?
Pourquoi la circulation est de plus en plus infernale et le ministre reste ?
Pourquoi les gens armés sont impunis et les ministres restent ?
Pourquoi le 8 Mars est attaqué par le 14 Mars et Nabih Berry reste ?
Pourquoi les politiciens s’enrichissent (et demandent augmentations) et le peuple s’appauvrit ?
Pourquoi le peuple continue à élire ces mêmes hommes ?
Pourquoi ces hommes politiques restent et c’est le peuple qui émigre ?
Pourquoi l’intérêt syrien est plus important que le Liban pour beaucoup de Libanais ?
Pourquoi ces questions restent sans réponses et n’éveillent pas les consciences ?

Elsie EL-KHOURY

À l’école des ministres...

 

Dans le groupe de ces ministres incapables, inutiles et incompétents, il s’en est trouvé un, un seul, capable de réfléchir, prévoir et prendre une initiative – judicieuse et naturelle, dans un État qui mérite cette appellation – tout à fait pertinente : celle de fermer les écoles durant les jours d’intempéries.
Mais oui, il a fallu qu’un homme responsable parmi tant d’irresponsables pense à faire ce pour quoi il est payé : décider qu’il vaut mieux que nos gosses restent chez eux durant ces deux jours de mauvais temps.
CQFD : un ministre doit savoir réfléchir, prévoir et prendre une bonne décision. Élémentaire mon cher Watson !
Monsieur le ministre de l’Éducation, puissiez-vous faire école !

Randa A. MOUSSALLI

Défenses libanaises

 

Les blagues concernant la tempête que le Liban vient de connaître et les dégâts causés fusent de toutes parts. Beaucoup de rues et de maisons ont été inondées.
Comme d’habitude, le Libanais a trouvé un moyen pour alléger les situations angoissantes et les tourner en dérision. Dans quel but ? Réduire le stress et contenir les émotions négatives et les tensions psychiques qui en résultent. En effet, le rire et l’humour épargnent au sujet les affects déplaisants qu’une situation, vécue comme douloureuse ou pénible, risquerait d’entraîner. Ce sont des mécanismes de défense dits positifs, puisqu’ils protègent le sujet et permettent l’économie psychique : les affects négatifs résultant donc de la récente tempête et du risque latent encouru par chaque citoyen quittant sa maison ont été transformés en une forme de plaisir, à savoir les blagues ou les photos truquées postées sur les réseaux sociaux. Ce serait donc une forme de coping centré sur l’émotion qui nous permettrait de nous protéger contre la souffrance.
Encore une fois, le Libanais fait preuve de résilience et puise dans ses propres ressources psychiques, usant des techniques les plus élémentaires pour faire face aux situations angoissantes.

Nisrine TABET BARDAWIL
Psychologue clinicienne

Rire ou pleurer

 

Face aux routes inondées, au spectacle des murs effondrés, des arbres arrachés, des embouteillages monstres, de toute cette dévastation, le Libanais, pour oublier sa peine, s’est défoulé avec humour sur Internet. Ici un phoque qui klaxonne dans le tunnel de Nahr el-Kalb au nom d’un certain leader, là le Titanic retrouvé naviguant dans le centre-ville, où pourtant les infrastructures sont neuves, là encore un champion du monde nageant dans les rues de Hamra. Et puis il y a ce fleuve de Beyrouth qui, comme chaque année, est devenu une autoroute, sans oublier le jet-ski des policiers à Saïda... Et que dire de nos montagnes, interdites à la circulation, avec des ours polaires faute de policiers ?
Face à ce drame, nos responsables ont préféré fermer les écoles au lieu de prendre des mesures draconiennes. Le citoyen se demande s’il verra un jour des égouts dignes de ce nom et si l’on continuera d’ériger des tours de quarante et cinquante étages dans des ruelles étroites datant des années 1900. Et qu’en est-il de la nouvelle loi sur les loyers, avec un Fassouh-2 qui menace ? Côté santé enfin, où en est-on du scandale des médicaments ? Des calmants qui stressent et vous gardent éveillés au lieu de vous endormir, des fièvres, des vomissements et des maux qui perdurent à cause de faux médicaments... Messieurs les députés, croyez-vous pouvoir être réélus alors que vous avez été incapables d’établir un plan d’action sérieux, un seul, pour sauver le pays ?

 

Nazira A. SABBAGHA

Questions sans réponses
 
Pourquoi les routes sont inondées et impraticables et le ministre reste ? Pourquoi les routes (sauf au Chouf) ne sont pas entretenues et le ministre reste ? Pourquoi tous les ponts sont dans un piteux (et dangereux) état et le ministre reste ? Pourquoi les maisons anciennes et à caractère sont démolies et le ministre reste ? Pourquoi l’électricité va de mal en pire (et coûte de plus en plus cher) et le ministre reste ? Pourquoi la circulation est de plus en plus infernale et le ministre reste ? Pourquoi les gens armés sont impunis et les ministres restent ? Pourquoi le 8 Mars est attaqué par le 14 Mars et Nabih Berry reste ? Pourquoi les politiciens s’enrichissent (et demandent augmentations) et le peuple s’appauvrit ? Pourquoi le peuple continue à élire ces mêmes hommes ? Pourquoi ces...
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