Rechercher
Rechercher

Culture - Récital

À l’Espace musical Trabaud, l’« heure exquise » de Nadine Nassar

C’est dans le cadre de l’Espace musical Trabaud, installé dans une maison typiquement libanaise au cœur du vieux Beyrouth, que la soprano Nadine Nassar, accompagnée du pianiste Marc Karam, a offert un récital très éclectique de mélodies et d’airs d’opéra à un public venu nombreux malgré les intempéries.

Nadine Nassar : un récital au format intimiste.

Les mélomanes beyrouthins ont récemment eu l’occasion d’entendre la voix de cristal de la soprano libanaise Nadine Nassar qui vit entre le Liban et la Pologne où elle continue de se perfectionner. En effet, en décembre dernier, elle s’était déjà produite à deux reprises dans le cadre du festival Beirut Chants, seule ou en duo avec le contre-ténor Matteo, dans un répertoire de musique sacrée à tendance baroque, accompagnée des chœurs de l’Université antonine et de l’Orchestre Beirut Chants placés sous la direction du père Toufic Maatouk. Deux concerts qui ont compté parmi les moments forts du festival qui, à la période de l’Avent, donne à entendre dans les églises de la ville un florilège des plus belles pages de l’art sacré.
Mais pour ce concert à l’Espace musical Trabaud, la chanteuse avait choisi une formule plus intimiste et plus épurée, seule avec son pianiste et dans un répertoire alliant mélodies et airs d’opéra sans limitation d’espace et de temps. Le récital s’ouvre sur deux mélodies de Reynaldo Hahn, compositeur français de la Belle Époque. Puis, Nadine Nassar, avec une aisance notable, tantôt légère et tantôt grave, mais toujours juste, alterne les styles et les langues, passant du baroque au contemporain, faisant un détour par le romantique, et maniant avec autant de naturel le français, le polonais, l’italien pour enfin clôturer avec l’allemand.
Mystère et orientalisme pour l’aria de Roxane de l’opéra Le Roi Roger du compositeur polonais Karol Szymanowski, légèreté et sensibilité pour Les Chemins de l’amour de Francis Poulenc, sérieux et retenue pour l’aria de Cléopâtre de l’opéra Jules César de Georg Friedrich Haendel, prouesse technique pour l’aria d’Elvira, de l’opéra I Puritani de Vincenzo Bellini et, pour finir, feu d’artifice et crème fouettée à la viennoise pour Mein Herr Marquis, aria d’Adèle, extraite de l’opérette La Chauve-souris de Johann Strauss. À chaque fois, avec un remarquable sens du phrasé, la voix de Nadine Nassar trouve la bonne couleur pour transporter l’auditeur dans les univers si différents qu’ouvrent tous ces changements d’atmosphère.
Rien d’ostentatoire dans l’interprétation de Nadine Nassar et dans la manière subtile dont elle aborde ces différents répertoires. Le pianiste Marc Karam entre intelligemment en communion avec sa partenaire et met remarquablement en valeur sa grâce éloquente.

Zeina SALEH KAYALI
Les mélomanes beyrouthins ont récemment eu l’occasion d’entendre la voix de cristal de la soprano libanaise Nadine Nassar qui vit entre le Liban et la Pologne où elle continue de se perfectionner. En effet, en décembre dernier, elle s’était déjà produite à deux reprises dans le cadre du festival Beirut Chants, seule ou en duo avec le contre-ténor Matteo, dans un répertoire de musique sacrée à tendance baroque, accompagnée des chœurs de l’Université antonine et de l’Orchestre Beirut Chants placés sous la direction du père Toufic Maatouk. Deux concerts qui ont compté parmi les moments forts du festival qui, à la période de l’Avent, donne à entendre dans les églises de la ville un florilège des plus belles pages de l’art sacré.Mais pour ce concert à l’Espace musical Trabaud, la chanteuse avait choisi...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut