M. Johannes Jooste lors de son passage au Liban. Photo Hassan Shaaban/The Daily Star
En ce qui concerne les évènements régionaux et leurs conséquences sur la confiance des investisseurs au Liban, M. Jooste souligne que les perturbations à caractère sécuritaire et politique se produisent à un très mauvais timing. Il explique ainsi que les investisseurs sont de moins en moins enclins à prendre des risques dans un environnement dominé non seulement par la crise syrienne, mais également par la dette souveraine européenne. Les effets de cette dernière devraient se faire ressentir au cours du premier semestre de 2013. « Le tourisme et les échanges au Liban se feront dans un environnement sous pression ; la proximité avec l’Europe et les risques politiques n’aidant pas », souligne l’expert. Il s’attend toutefois à ce que l’économie libanaise bénéficie positivement d’un frein de la récession européenne au deuxième trimestre, ainsi que d’une redynamisation des économies émergentes. Reprenant les chiffres du Fonds monétaire international (FMI), Johannes Jooste prévoit une croissance de 2,5 % au Liban en 2013. Pour ce qui est de l’incidence des cours pétroliers, l’expert souligne que l’économie libanaise ne devrait pas être affectée outre mesure et qu’une augmentation potentielle de 5 à 10 % des cours serait absorbée par le taux d’inflation libanais.
Pour ce qui est des investisseurs du Golfe, Johannes Jooste explique que même s’ils sont plus enclins à prendre des risques, ils sont moins attirés par le pays du Cèdre, notamment depuis la mise en garde de certains gouvernements contre la visite de leurs ressortissants au Liban. Selon l’expert, les investisseurs du Golfe tendent à investir dans l’or et le pétrole. Le ratio de la dette au PIB (134 %) est également un facteur qui réduit la marge de manœuvre à long terme, indique-t-il. C’est pour cela qu’il préconise de mettre en place des solutions à court terme pour booster la croissance.
Par ailleurs, M. Jooste a souligné que la croissance chinoise totaliserait 8,1 % en 2013, en hausse des 7,7 % enregistrés en 2012. L’Inde devrait elle aussi connaître une augmentation de sa croissance à 6,9 % (contre une prévision de 5,6 % pour 2012).


J'aime bien ces Vierges Effarouchées à présent, alors qu'elles auraient Rêver Investir chez lui en pensant devenir "riiiiiches" !
10 h 34, le 27 décembre 2012