« Après de nombreuses années, nous sommes heureux de pouvoir annoncer que le gouvernement d’Israël a décidé de créer une ville dans le Goush Etzion », a affirmé David Perel, chef du Conseil régional de cet important bloc de colonies. Selon lui, le gouvernement a donné son accord à la planification d’un projet de construction de 523 logements dans le secteur de Gevaot, présenté en 2000 par le Conseil régional du Goush Etzion et resté lettre morte jusqu’ici, qui prévoit à terme la construction de 6 000 logements.
La phase enclenchée par le ministère de la Défense permet au public d’émettre d’éventuelles objections à ce projet visant à créer une continuité territoriale juive entre le Goush Etzion et les quartiers de colonisation du sud de Jérusalem, a souligné Hagit Ofran, une porte-parole de La Paix maintenant, une ONG israélienne anticolonisation. Un porte-parole du ministère de la Défense n’a ni confirmé ni démenti ces informations.
« Les colons et le gouvernement israéliens doivent savoir qu’ils devront rendre des comptes », a réagi le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, rappelant le statut d’État observateur acquis par la Palestine à l’ONU, qui lui ouvre de nouvelles possibilités de recours devant les instances judiciaires internationales.
La représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères Catherine Ashton a dénoncé de son côté « l’expansion sans précédent de colonies autour de Jérusalem ». Le ministère français des Affaires étrangères a lui aussi condamné « la relance sans précédent » des projets de colonisation, dénonçant « une provocation ». Les 15 pays membres du Conseil de sécurité, à l’exception notable des États-Unis, ainsi que l’ONU avaient demandé la veille à Israël de renoncer à ses plans de colonisation.
« Bibi » renchérit
Malgré ces vives condamnations internationales, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu promet de continuer à bâtir dans les colonies afin de faire pièce à la popularité croissante de l’extrême droite à un mois des élections. « Bibi n’est pas vraiment intéressé à construire pour les Juifs : il cherche uniquement à se parer d’une aura de droite pour arracher des suffrages » à ses rivaux de la droite radicale, estime ainsi Aryeh King, un puissant bailleur de fonds de la colonisation.
Visiblement peu impressionnés eux aussi par l’annonce ces derniers jours de projets de construction de milliers de logements, plusieurs leaders d’extrême droite ont carrément accusé M. Netanyahu de « bluff ». Ils ont fait valoir que le Premier ministre, dirigeant du Likoud, cherchait à tirer les marrons du feu en multipliant les annonces sur des phases de la procédure administrative complexe de projets en fait déjà entérinés depuis longtemps.
En réponse aux critiques internationales et fort du consensus de ses compatriotes, Benjamin Netanyahu a fait savoir qu’Israël « entend poursuivre la construction à Jérusalem ou dans les blocs de colonies qui resteront partie intégrante d’Israël dans tout futur règlement de paix » avec les Palestiniens. Ce faisant, il met en porte-à-faux ses rivaux centristes et de gauche qui lui reprochent d’avoir provoqué l’isolement d’Israël et des tensions avec son grand allié américain par la relance de la colonisation.
Opinion
Sur un autre plan, une nette majorité de Palestiniens approuve à la fois la démarche à l’ONU du président Mahmoud Abbas et les tirs de roquettes sur Israël à partir de Gaza gouverné par le Hamas, selon un sondage publié hier. Selon cette enquête du Jerusalem Media and Communications Center (JMCC), 74,9 % des personnes interrogées estiment que la démarche qui a abouti le 29 novembre au vote accordant à la Palestine le statut d’État observateur à l’ONU a été une bonne décision qui sert les intérêts palestiniens, alors qu’elles n’étaient que 48 % dans une étude similaire réalisée début novembre. À la suite de l’opération militaire israélienne à Gaza (14-21 novembre), 74 % jugent les tirs de roquettes palestiniens sur Israël « utiles », 50,9 % soutenant même une « reprise des opérations militaires contre des cibles israéliennes ». Une majorité absolue (62,3 %) continue néanmoins à considérer les négociations de paix et la « résistance non violente » comme les meilleurs moyens de mettre fin à l’occupation israélienne.
(Source : AFP)


ON DIRAIT certains "LOGEMENTS" construits au LIBAN avec l'Argent Pers(c)é IRANIEN Libellé en TOUMÂNS.......
10 h 44, le 21 décembre 2012