Mme Geagea, en compagnie, lundi soir, de MM. Nahas et Frem.
Après un mot de bienvenue du président du conseil d’administration de Radio Liban libre, Fady Salamé, la députée Sethrida Geagea a prononcé une allocution dans laquelle elle a commencé par rendre hommage au dévouement de toute l’équipe de RLL qui a poursuivi son travail sans répit durant les heures les plus sombres de la tutelle syrienne, entre 1990 et 2005. Mme Geagea a mis en évidence dans ce cadre le soutien indéfectible apporté à RLL par feu Antoine Choueiri, rendant hommage à cette occasion à son épouse Rose Choueiri, présente dans la salle.
« Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de la Radio Liban libre et de tous les médias libres pour faire face aux circonstances politiques et sécuritaires difficiles, a déclaré Mme Geagea. Nous avons besoin des médias libres car nous vivons une situation marquée par l’absence de sécurité, de stabilité et d’indépendance, telle que nous l’avons conquise en 1943. Nous avons besoin de médias libres car la deuxième indépendance est encore inachevée, en dépit du retrait de l’armée syrienne. C’est pour cette raison que nous avons besoin d’un média qui puisse nous mener à bon port. De la même façon que nous souhaitons plein succès à la radio dont nous célébrons aujourd’hui l’anniversaire, nous espérons aussi récupérer prochainement la LBC et la revue al-Massira. »
Prenant à son tour la parole, le président de l’Association des industriels, Nehmat Frem a évoqué la crise à laquelle est confrontée actuellement l’économie nationale. « Notre économie subit une hémorragie et la stabilité est menacée », a notamment déclaré M. Frem qui a mis en garde contre « les graves retombées de la paralysie qui touche les rouages de notre vie nationale ». M. Frem a souligné en conclusion que le pays a besoin d’un « système qui puisse créer de la croissance économique ».
De son côté, le ministre Nicolas Nahas a débuté son allocution par un hommage à Radio Liban libre, mettant l’accent sur son « action inlassable dans la défense des constantes nationales et des fondements de l’économie, au service de la société, de la parole libre et de l’information objective ».
Le ministre Nahas a ensuite évoqué la crise économique, relevant que le pays fait face à un repli au niveau du tourisme, des ventes immobilières et de l’activité commerciale. Il a toutefois fait état d’un accroissement des importations et des exportations. « Le Liban n’est pas une île isolée, a déclaré M. Nahas. Il assiste à des bouleversements fondamentaux dans la région. Nous devons savoir nous préserver face à ce qui se passe autour de nous. »
Le ministre de l’Économie a prôné sur ce plan l’adoption d’une « feuille de route » afin de sortir du marasme actuel. « Le contrat national est fondamentalement ébranlé. Nous devons savoir sur quelles bases le reconstruire en redonnant espoir aux générations montantes », a conclu le ministre de l’Économie.


Et Grâce au Hakîm Samîr bien sûr....
12 h 31, le 19 décembre 2012