« La situation socio-économique du pays a atteint un tel stade de dégradation qu’on ne peut plus se passer aujourd’hui d’un véritable programme de relance, basé sur des institutions publiques modernes et compétentes, qui rapproche secteurs public et privé », a indiqué M. Nasnas dans son discours d’ouverture. « L’un des points les plus importants pour assurer la stabilité sociale est de réduire le chômage pour combattre la dégradation des niveaux de vie », a ajouté le président du CES. Il a expliqué que le Conseil économique et social avait un rôle important à jouer en ce temps de crise, de par sa vocation à représenter toutes les catégories de la société, à les éclairer sur les enjeux socio-économiques et à jouer les intermédiaires entre elles et l’État. M. Nasnas a cependant déploré qu’aucune équipe du CES n’ait été formée depuis 2003 et appelé le gouvernement, les organismes économiques et la société civile à travailler pour débloquer cette situation.
Mesures pour relancer l’économie
« Le Liban passe depuis deux ans environ par une période économique critique, qui se traduit par une croissance au ralenti qui atteindra difficilement les 2 % cette année », a pour sa part souligné M. Nahas. « Cette crise a touché tous les secteurs productifs du pays et elle est due à plusieurs facteurs dont les troubles politiques internes et régionaux et la crise économique mondiale », a-t-il ajouté. « Le secteur commercial a été très durement touché et les ventes ont chuté entre 2 et 7 % selon les activités », a indiqué le ministre de l’Économie. « Le déficit commercial a quant à lui atteint 13 milliards de dollars au cours des neuf derniers mois de 2012, avec des importations qui ont augmenté de 11,3 % et des exportations qui n’ont crû que de 2,2 % », a-t-il ajouté.
M. Nahas a par ailleurs fait part de plusieurs mesures que le gouvernement s’apprête à appliquer à court et moyen terme pour relancer l’économie. Parmi elles, le soutien financier aux investissements économiques, la mise en place d’un plan pour attirer les émigrés et les touristes arabes, l’amélioration des secteurs de l’électricité, de l’enseignement et de la santé, le soutien aux petites et moyennes entreprises ou encore la conservation de l’environnement et de l’héritage culturel du pays.

