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Liban - Environnement

Les générateurs privés « détruisent la santé et les finances » des Beyrouthins

Une étude présentée hier à l’AUB a montré que les résidents de la rue Hamra, un quartier typique de la capitale, sont exposés à une moyenne de 2,5 fois plus de polluants cancérigènes quand les générateurs privés, fonctionnant au diesel, sont en fonctionnement.


L’étude, menée par le chercheur Alan Chehadé, en collaboration avec le professeur en chimie Najat Saliba, et financée par l’Institut Issam Farès, a couvert une période allant de janvier 2010 à janvier 2012. Elle s’est principalement concentrée sur l’examen des taux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH), les polluants organiques les plus répandus, émanant de la combustion incomplète de diesel, de gasoline, de charbon ou encore de tabac. Ces polluants sont particulièrement cancérigènes, ils peuvent causer des mutations génétiques ou nuire au développement physiologique.


Les calculs ont montré, selon M. Chehadé, que 40 % de l’exposition des résidents de Hamra aux PAH résulte des générateurs, et que l’exposition à ces polluants est de 60 % plus élevée quand les générateurs sont allumés, ce qui, pour la capitale, représente trois heures par jour. M. Chehadé souligne que les effets sur la santé doivent être multipliés chez les résidents des autres régions, où les coupures de courant durent une moyenne de douze heures par jour. Par ailleurs, l’étude précise que les autres sources de PAH, qui totalisent quelque 60 % des polluants auxquels sont exposés les habitants, vient du trafic, des pneus brûlés, des fumées industrielles ou celles des navires. Elle ajoute que l’exposition aux PAH reste la plus élevée en cas de tabagisme passif.


L’étude recommande au gouvernement, afin de régler ce problème, de trouver une solution au rationnement d’électricité. Elle prouve également que les résidents de Hamra dépensent en moyenne 75.000 dollars de plus chaque mois en raison de l’utilisation de générateurs privés.

 

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Une étude présentée hier à l’AUB a montré que les résidents de la rue Hamra, un quartier typique de la capitale, sont exposés à une moyenne de 2,5 fois plus de polluants cancérigènes quand les générateurs privés, fonctionnant au diesel, sont en fonctionnement.
L’étude, menée par le chercheur Alan Chehadé, en collaboration avec le professeur en chimie Najat Saliba, et financée par l’Institut Issam Farès, a couvert une période allant de janvier 2010 à janvier 2012. Elle s’est principalement concentrée sur l’examen des taux d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH), les polluants organiques les plus répandus, émanant de la combustion incomplète de diesel, de gasoline, de charbon ou encore de tabac. Ces polluants sont particulièrement cancérigènes, ils peuvent causer des mutations génétiques ou...
commentaires (2)

Si vous rajoutez à cette pollution lourde ,les gaz délicats des pots d'échappement de bagnoles klaxonnantes à vous rompre les poumons et les tympans,vous comprendrez immédiatement que pour survivre ! il faut s'échapper au galop...! de cette ambiance cancérigène... P.S: svp aidez-moi ....je recherche dans le monde une religion qui interdirait l'usage du klaxon...!

M.V.

00 h 33, le 18 décembre 2012

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Commentaires (2)

  • Si vous rajoutez à cette pollution lourde ,les gaz délicats des pots d'échappement de bagnoles klaxonnantes à vous rompre les poumons et les tympans,vous comprendrez immédiatement que pour survivre ! il faut s'échapper au galop...! de cette ambiance cancérigène... P.S: svp aidez-moi ....je recherche dans le monde une religion qui interdirait l'usage du klaxon...!

    M.V.

    00 h 33, le 18 décembre 2012

  • Le Liban a été transformé littéralement en pays de maffias, dont l'ensemble des propriétaires de générateurs constitue une des plus importantes, protégée par des forces officielles et privées. Si l'exposition aux polluants organiques produits par ces générateurs, qui sème le cancer et assassine les citoyens, augmente de 60 % à Hamra à raison de trois heures de coupure d'électricité par jour, elle doit augmenter de 200 % dans les autres quartiers à raison de coupure du courant de plus de douze heures en 24 heures. Quel les chercheurs viennent vérifier cela à Ain el-Remmaneh, par exemple, où les habitants sentent la pollution et la respirent par leurs fenêtres.

    Halim Abou Chacra

    23 h 12, le 17 décembre 2012

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