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À La Une - Révolte

La rébellion lance la bataille de Hama, dans le centre de la Syrie

Le Premier ministre syrien à Alep, première visite depuis les combats.

Des rebelles syriens à l'entrée d'une base militaire de l'armée syrienne près d'Alep, le 16 décembre 2012. AFP PHOTO / JM LOPEZ

La rébellion armée contre le régime de Bachar el-Assad a lancé lundi une offensive généralisée contre les postes de l'armée régulière dans la province de Hama, au centre de la Syrie, qui jusqu'à présent jouissait d'un calme relatif, a annoncé une ONG.

 

"Plusieurs unités de rebelles ont commencé une offensive généralisée contre les positions de l'armée régulière dans la province de Hama et il s'agit des combats les plus violents dans cette province depuis des mois", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon lui, les combats et les postes encerclés se situent sur un axe allant de Khan Cheikhoun, au nord, dans la province d'Idleb, jusqu'à Mhardé à l'ouest dans la province de Hama. Les forces régulières se sont retirées de plusieurs positions, notamment celle de cheikh Hadid, après avoir été bombardées au mortier et à la roquette antichar.

 

Le chaos s'étendant dans le pays, un ingénieur italien a été enlevé avec deux collègues d'autres nationalités qui travaillaient dans une aciérie du port syrien de Lattaquié.


Dans le même temps, les affrontements opposant des rebelles à des combattants palestiniens pro-régime du FPLP-CG ont repris dans le camp de Yarmouk, où vivent 150.000 Palestiniens, selon l'OSDH.

Un témoin a évoqué "un grand mouvement de panique ce (lundi) matin" des habitants de Yarmouk cherchant un endroit sûr, alors que leur camp, situé sur la ligne de confrontation entre les forces du régime et les insurgés, a été la cible dimanche d'un raid aérien, pour la première fois en 21 mois de combats.

 

Signe que les affrontements ont en revanche baissé d'intensité à Alep, le Premier ministre Waël al Halaqi a visité la grande métropole du nord pour la première fois depuis qu'elle est secouée par des combats lancés en juillet, a rapporté la télévision d'Etat syrienne.


Farouk al-Chareh affiche ses divergences avec Assad

Le vice-président syrien Farouk al-Chareh a affiché ouvertement ses divergences avec Bachar el-Assad en se prononçant pour une solution négociée alors que, selon lui, le président syrien opte pour l'option militaire afin d'écraser la rébellion armée. Dans un entretien accordé à Damas à un quotidien libanais pro-syrien, le vice-président Chareh assure que les désaccords sur la résolution de la crise en Syrie, qui a fait 43.000 morts selon l'OSDH, atteignent le plus haut niveau de l'Etat.

"Il (Assad) ne cache pas sa volonté d'aboutir militairement jusqu'à la victoire finale et (il croit qu') après, le dialogue politique sera réellement possible", ajoute-t-il.

Le vice-président sunnite se dit quand à lui favorable à une solution de compromis, aucune partie n'étant selon lui en mesure de l'emporter par les seules armes.

Evoqué pour remplacer M. Assad en cas de transition négociée, M. Chareh a appelé de ses voeux un accord "historique" entre les parties.

"Assad détient tous les pouvoirs du pays (...). Mais il y a des opinions et des points de vues différents dans le commandement syrien. Cependant, ce n'est pas arrivé au point où on peut parler de courants ou de dissensions profondes", a-t-il estimé.

C'est la première fois qu'un haut dirigeant syrien fait état de telles divergences au sommet de l'Etat, et dans un pays autocratique comme la Syrie, il ne peut s'exprimer ainsi sans bénéficier d'appuis importants.

Agé de 73 ans, M. Chareh a été pendant 22 ans le chef de la diplomatie syrienne. Selon un expert de la Syrie qui a refusé d'être identifié car il effectue encore des séjours dans le pays, il jouit d'un soutien total de l'Iran, allié de la Syrie.

Téhéran a d'ailleurs présenté lundi les détails d'un "plan de sortie" de crise en six points, comprenant "l'arrêt des violences" et un "dialogue national" entre le régime et l'opposition en vue de former un "gouvernement de transition".

"Ce gouvernement sera chargé d'organiser des élections libres pour le Parlement, l'Assemblé constituante, et la présidence", selon les médias iraniens.


Sur le front diplomatique, les Etats-Unis ont décidé de considérer comme un "terroriste international" l'ancien ministre libanais prosyrien Michel Samaha, accusé d'avoir préparé des attentats au Liban, en affirmant réagir ainsi aux "tentatives menées par régime al-Assad pour s'immiscer dans les affaires de ses voisins et déstabiliser davantage la région".

Par ailleurs, le ministère autrichien des Affaires étrangères a demandé lundi à Damas de s'expliquer après l'arrestation d'un Autrichien d'origine syrienne, Jamal Orabi, qui distribuait apparemment de l'aide humanitaire en Syrie.

 

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"Plusieurs unités de rebelles ont commencé une offensive généralisée contre les positions de l'armée régulière dans la province de Hama et il s'agit des combats les plus violents dans cette province depuis des mois", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon lui, les combats et les postes encerclés se situent sur un axe allant de Khan Cheikhoun, au nord, dans la province d'Idleb, jusqu'à Mhardé à l'ouest dans la province de Hama. Les forces régulières se sont retirées de plusieurs positions,...
commentaires (3)

Mon comentaire correspond au titre précédent (...)!

Ali Farhat

03 h 28, le 18 décembre 2012

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Commentaires (3)

  • Mon comentaire correspond au titre précédent (...)!

    Ali Farhat

    03 h 28, le 18 décembre 2012

  • Il faut absolument nettoyer ce camp afin qu'il redevienne un lieu sûr et d'accueil pour les pauvres Palestiniens. Nous voulons espérer que certains Palestiniens ne complotent pas contre le pays qui les a si bien accueilli car nous savons bien qu'une partie d'entre eux hélas a en son sein peu de reconnaissance pour leurs hôtes, n'est-ce pas. Et puis il est marrant le abbas qui hurle de loin lorsque les Syriens-même meurent tous les jours dans ces évènement tragique et l'agression qui frappent actuellement la Grande Syrie.

    Ali Farhat

    12 h 06, le 17 décembre 2012

  • Là où en sont arrivés les choses, ni le plan Iranien et ni le plan Turc sont à retenir car tous les deux sont des partis pris dans la crise syrienne. Par contre, un gouvernement d'union nationale " comme proposé par l'Iran " et le départ du Tyran " comme proposé par la Turquie " simultanément, suivis dans les six mois d'élections libres et démocratiques sous l'égide des Nations Unies, pourrait, peut-être, mettre fin aux hostilités et sauver le pays d'un régime dictatorial et de l'incursion des extrémistes et des fanatiques de tous lieux. C'est triste de voir ce pays réduit à des décombres...

    SAKR LEBNAN

    08 h 41, le 17 décembre 2012

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