Rechercher
Rechercher

Liban

Mikati catégorique : Les mandats d’arrêt syriens sont nuls et non avenus

« Les mandats d’arrêt syriens à l’encontre de l’ancien Premier ministre Saad Hariri et du député Okab Sakr sont nuls et non avenus. Il s’agit de poursuites politiques qui n’ont aucune valeur sur le plan légal. » C’est ce qu’a affirmé samedi le Premier ministre, Nagib Mikati, à l’issue de sa rencontre au Sérail avec le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui.
M. Mikati a par ailleurs indiqué que la seule issue à la crise actuelle est l’entente sur une nouvelle loi électorale et la formation d’un gouvernement qui puisse superviser les élections. « La persistance de certains à boycotter les institutions et poursuivre leur escalade politique et leurs mouvements risibles dans la rue est l’équivalent d’un suicide politique et une répétition des erreurs du passé. L’expérience a prouvé que cela ne mène à rien et ne modifie en rien la réalité politique », a-t-il indiqué.
« Si seulement ceux qui lançaient des accusations n’importe comment pouvaient s’inspirer un peu de la blancheur immaculée des neiges pour purifier leur cœur et leur vision, afin d’unifier les efforts et de sauver le pays, au lieu de se replier, d’attendre et de parier sur des changements externes qui ne seront certainement pas dans l’intérêt du Liban d’abord, a-t-il noté. Ceux qui pensent que la solution est l’escalade politique et les joutes verbales à travers les médias ont tort. Les Libanais en ont ras-le-bol des accusations et des polémiques. Ils ont perdu espoir en toute la classe politique. Leur seul souci est une coordination de tous les responsables pour régler leurs problèmes quotidiens, loin du binôme loyalistes-opposants », a ajouté M. Mikati.
Le Premier ministre a par ailleurs rejeté les critiques contre le gouvernement au sujet des incidents de Tripoli, soulignant que ce dernier n’avait pas tardé à réagir. « Nous avons assuré la couverture politique nécessaire à l’armée libanaise pour qu’elle contrôle la situation dans la ville, mais nous ne pouvons pas pousser l’armée à prendre part à des batailles absurdes », a-t-il souligné.
M. Mikati a en outre évoqué le dossier de Tell Kalakh avec le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et a accordé audience au ministre des Télécommunications, Nicolas Sehnaoui.

Les réfugiés syriens
Sur un autre plan, le Premier ministre a reçu des responsables de l’Union européenne et du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), qui ont estimé samedi que le « brutal » conflit syrien était entré dans une « nouvelle phase », réclamant des fonds supplémentaires pour les déplacés et les réfugiés. « Ce n’est pas un conflit comme les autres, c’est devenu un conflit brutal dans le contexte d’une tragédie humanitaire », a affirmé Antonio Guterres, le chef du HCR, qui a enregistré plus de 500 000 réfugiés syriens et table sur plus d’un million en juin 2013. La commissaire européenne pour l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a déploré le fait qu’apporter de l’aide en Syrie soit « de plus en plus difficile et même impossible dans certaines régions ».
Les deux responsables se sont rendus dans la vallée de la Békaa pour rencontrer des réfugiés qui ont évoqué « des atrocités et des combats d’une telle intensité qu’ils les ont poussés à fuir », selon Mme Georgieva.
Les autorités syriennes ont autorisé l’ONU à ouvrir huit nouveaux bureaux pour aider les déplacés, en particulier à Idleb, Deraa, Homs, et Deir ez-Zor.
Mais dans le même temps, « pour la première fois depuis le début du conflit, le personnel humanitaire international à l’intérieur de la Syrie a diminué », a noté Mme Georgieva.
« Nous comptons de plus en plus sur les employés locaux et sur les structures sociales syriennes et les organisations locales. Mais le problème est de faire parvenir l’aide. Cela devient très, très difficile », a-t-elle ajouté.
En plus des soucis logistiques, l’impact du conflit sur l’économie syrienne accentue également la crise humanitaire.
« Il y avait une production de médicaments et de composants permettant de rendre l’eau potable. Tout cela est fini », a déploré la commissaire européenne, donnant l’exemple d’Alep, désormais ravagée par des mois de guérilla urbaine.
« Outre les nombreux morts et blessés, les hôpitaux sont détruits et il n’y a plus de services médicaux pour la population dans de nombreux endroits », a-t-elle ajouté, signalant aussi que selon des réfugiés, dans certains endroits le prix du pain a été « multiplié par 12 ».

 

Pour mémoire

Beyrouth-Damas : échange de bons procédés judiciaires

« Les mandats d’arrêt syriens à l’encontre de l’ancien Premier ministre Saad Hariri et du député Okab Sakr sont nuls et non avenus. Il s’agit de poursuites politiques qui n’ont aucune valeur sur le plan légal. » C’est ce qu’a affirmé samedi le Premier ministre, Nagib Mikati, à l’issue de sa rencontre au Sérail avec le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui. M. Mikati a par ailleurs indiqué que la seule issue à la crise actuelle est l’entente sur une nouvelle loi électorale et la formation d’un gouvernement qui puisse superviser les élections. « La persistance de certains à boycotter les institutions et poursuivre leur escalade politique et leurs mouvements risibles dans la rue est l’équivalent d’un suicide politique et une répétition des erreurs du passé. L’expérience a prouvé que cela...
commentaires (3)

l'air de rien,il vient de dire que pour lui,le régime syrien n'est plus le régime légal du pays...incroyable,non?

GEDEON Christian

06 h 39, le 17 décembre 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • l'air de rien,il vient de dire que pour lui,le régime syrien n'est plus le régime légal du pays...incroyable,non?

    GEDEON Christian

    06 h 39, le 17 décembre 2012

  • Les Tripolitains ne lui pardonneront guère d'avoir parler de "IMARA ISLAMIÉ !". Il est Tripolitain et il connait très bien le nombre des extrémistes de Tripoli qui ne représentent que le 0,005% de la populatiion de la Ville. Certains font exprès pour augmenter ce nombre et avoir des excuses...

    SAKR LEBNAN

    04 h 44, le 17 décembre 2012

  • Quand on sert des intérêts autres que ceux du Liban on se tait! Plus il parle plus il débite des inepties, plus il devient comme le Hezbollah. Qu'il montre qu'il a a coeur les intérêts du Liban et qu'il démissionne, sans conditions, s'il en a les c.....s! Un gouvernement qui paralyse de telle manière et qui ne peut plus faire passer des projets de lois et ou gérer le pays s'en va tout simplement et laisse la place a d'autre plus aptes a le faire. C'est la règle du jeu. Il a eu la chance de le faire la tête haute après la mort de Wissam, il partira la queue entre les jambes. Dommage il avait une bonne bouille.

    Pierre Hadjigeorgiou

    03 h 03, le 17 décembre 2012

Retour en haut