Dans l’affaire des SMS, comme d’habitude, on se trompe de cible et de débat.
Les tergiversations sur le fait de savoir s’il faut ou non livrer les informations aux renseignement des FSI cachent en fait le vrai scandale.
Le scandale n’est pas de dévoiler ou non nos petits secrets, mais que nos SMS sont visiblement enregistrés et sauvegardés.
Si les renseignements des FSI les réclament, c’est qu’ils existent. Et si le ministre refuse de les livrer, c’est qu’ils existent.
Et s’ils existent, c’est déjà une atteinte à la liberté individuelle commise par l’État avec l’approbation de tous. En aucun cas, l’utilisateur de SMS n’a été informé que ses messages sont enregistrés.
De plus, pourquoi enregistrer les SMS si ce n’est pour une utilisation ultérieure au profit des services de renseignements étatiques ou
paraétatique ?
Par extrapolation, peut-on penser que nos e-mails, nos chats et toutes les pages web que nous consultons sont aussi sauvegardées et archivées ?
Doit-on voir dans l’apparition spontanée dans les médias d’enregistrements téléphoniques la confirmation de l’enregistrement systématique de toutes les conversations ?
Tout cela n’est techniquement pas très compliqué avec les capacités actuelles de stockage numérique. Tout cela est tellement tentant pour nos gouverneurs épris de libertés individuelles qui s’arrachent le droit d’exploiter nos petites conversations et nos petits secrets
Moi, citoyen moyen, je pensais que tout cela se passait uniquement à Pékin. Visiblement, nous n’avons rien à envier au pire des liberticides.
Sous des apparences d’anges, les démons nous font croire qu’ils veillent sur nos libertés.


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On parle des SMS ? Et qu'en est-il de toutes les caméras montées dans chaque coin de rue, à l'aéroport, au port, et partout, et qui enregistrent les moindres gestes de tout chacun, et peut-être les paroles aussi ? Nous vivons... terrorisme exige... dans le siècle où la vie privée de chacun est devenue la vie commune, photographiée, enregistrée et dévoilée... Voilà... partout dans le monde.
05 h 28, le 07 décembre 2012