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Liban - Cérémonie

L’Université et les médias « au service d’un monde plus humain »

Au déjeuner annuel en l’honneur de la presse, le recteur de l’USJ, le P. Salim Daccache, a rendu hommage au rôle irremplaçable des médias dans le développement social.

Photo de groupe, sur l’escalier du campus.Photo Michel Sayegh

Au déjeuner annuel de l’USJ en l’honneur de la presse, placé sous le haut patronage du ministre de l’Information, Walid Daouk, absent en raison du Conseil des ministres et représenté par Nabil Makhlouf, le recteur de l’Université, le Pr Salim Daccache s.j., a choisi d’aller au fond des choses et d’aborder avec ses hôtes, journalistes et membres de la communauté universitaire, le thème du rapport entre éducation et développement.
« L’éducation scolaire et l’enseignement supérieur s’imposent de plus en plus comme acteurs de développement, de transformation sociale et de courroie de transmission des valeurs, surtout les valeurs spirituelles, sociales et citoyennes, si nécessaires pour le monde d’aujourd’hui et pour notre pays », a affirmé le recteur, accueillant les journalistes de tous horizons qui se trouvaient à l’Atelier, restaurant d’application de la faculté de gestion-formation hôtelière de l’USJ.
C’est en ancien journaliste que le recteur s’est adressé aux personnalités présentes, parmi lesquelles figuraient Nayla de Freige et Nagib Aoun, respectivement administrateur délégué et rédacteur en chef de L’Orient-Le Jour, Khalil Karam, ambassadeur du Liban à l’Unesco, révélant qu’il fut rédacteur, quatre années durant, dans la page culturelle du quotidien arabe Lissan ul-Hal, dans les années 1970.
« En cette qualité, a-t-il précisé, je peux témoigner de la difficulté qu’ont les journalistes à avoir une idée claire et précise d’une situation, et je pense que les choses n’ont pas changé depuis. »
Dans ses relations avec l’USJ, la presse écrite comme les médias audiovisuels ont la conscience qu’ils abordent une institution qui a joué un rôle crucial dans la formation de générations de Libanais, a noté en substance le recteur, qui a salué ses convives, en affirmant : « Je voudrais vous remercier pour le fait de considérer notre université historique comme portant une mission nationale de service public, une vocation nationale d’être un trait d’union entre les Libanais. »
Sur le rôle historique joué par l’USJ, les faits sont là, incontournables. Il suffit de rappeler que l’Université célébrera cette année les centenaires de trois de ses éminentes facultés : la faculté d’ingénierie (ancienne École française des ingénieurs de Beyrouth, fondée en 1912, qui fut la seule à former des ingénieurs au Liban, et pour le Liban et pour les pays de la région, durant plus d’une cinquantaine d’années) ; la faculté de droit (digne successeur de l’École française de droit de l’Université Saint-Joseph en novembre 1912, qui a diplômé des dizaines de milliers de juristes dont certains ont marqué pour longtemps la vie juridique et constitutionnelle du Liban et de tant de pays), et enfin la faculté de médecine, qui célèbre ses 130 ans.
« L’objectif, a souligné le recteur, n’est pas de s’enorgueillir, mais encore une fois de montrer combien cette université, par ses hommes et ressources humaines qu’elle a formés, s’est identifiée au Liban et lui a donné des structures pour exister, et combien ce Liban lui a rendu la pareille en l’adoptant comme référence académique nationale. »
En conclusion, le recteur de l’USJ a été même jusqu’à provoquer la réflexion des journalistes sur leur propre métier, en associant leur mission à celle de l’Université même.
Évoquant le sommet annuel de l’Innovation dans l’éducation qui vient de se tenir à Doha (Qatar), le Pr Daccache a affirmé : « Une question fut posée : jusqu’à quel point les médias portent-ils la mission d’éduquer par leur manière de traiter l’information ? Évidemment, les moyens de communication ne sont pas une université, mais il s’agit d’un outil culturel et politique sans précédent dans le monde d’aujourd’hui qui peut former les jeunes au discernement, à l’esprit critique, à savoir dire non au mimétisme et à la volonté de construire un monde plus humain grâce à leurs compétences techniques et intellectuelles. »
Et de conclure en souhaitant que « les savoirs et tout pouvoir intellectuel et affectif soient au service du développement et de la croissance du vrai capital libanais, les ressources humaines d’aujourd’hui et de demain ».
Avant la photo finale sur les escaliers du campus, les convives ont emporté avec eux en souvenir le cadeau symbolique qui s’imposait par ce temps pluvieux : un parapluie ; une initiative de Cynthia Ghobril, directrice du service de publications et de communication de l’USJ, organisateur du déjeuner.
Au déjeuner annuel de l’USJ en l’honneur de la presse, placé sous le haut patronage du ministre de l’Information, Walid Daouk, absent en raison du Conseil des ministres et représenté par Nabil Makhlouf, le recteur de l’Université, le Pr Salim Daccache s.j., a choisi d’aller au fond des choses et d’aborder avec ses hôtes, journalistes et membres de la communauté universitaire, le thème du rapport entre éducation et développement.« L’éducation scolaire et l’enseignement supérieur s’imposent de plus en plus comme acteurs de développement, de transformation sociale et de courroie de transmission des valeurs, surtout les valeurs spirituelles, sociales et citoyennes, si nécessaires pour le monde d’aujourd’hui et pour notre pays », a affirmé le recteur, accueillant les journalistes de tous horizons qui...
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